L’HU­MO­RISTE QUI N’A JA­MAIS RÊ­VÉ DE L’’ÊTRE

Après des mois de ro­dage et deux tour­nages de films consé­cu­tifs, Ma­ria­na Maz­za est en­fin prête à at­ta­quer la pre­mière mé­dia­tique de son tout pre­mier one-wo­man show. Le Jour­nal a ja­sé avec la co­mique de sa car­rière, de ses coups de coeur mu­si­caux et de «l’

Le Journal de Montreal - Weekend - - SOMMAIRE - Ra­phaël Gen­dron-Mar­tin

COM­BIEN DE SPEC­TACLES DE RO­DAGE AS-TU FAITS JUS­QU’À PRÉ­SENT?

«En­vi­ron soixante. Comme c’est mon pre­mier show et que je vou­lais que ce soit ex­cellent, je trouve que c’est un bon chiffre. J’ai le temps de tout es­sayer. Comme ça, j’ar­rive à la pre­mière et je suis sé­cu­ri­sée avec les textes. Je sais que mon show se tient, quoi­qu’il ar­rive.»

QUELS SONT LES GRANDS THÈMES DE FEMME TA GUEULE?

«Je parle beau­coup de ma re­la­tion avec les autres, de ma re­la­tion avec ma mère, mes amis et moi-même. Je parle de l’évo­lu­tion, quand tu passes d’une jeune femme qui ap­prend à se dé­cou­vrir à une vraie femme. Plus le show avance et plus les su­jets sont pro­fonds et in­tenses. C’est un show où l’éner­gie évo­lue.»

IL Y A QUELQUES SE­MAINES, TU SOR­TAIS D’UN MA­RA­THON IN­TENSE DE SPEC­TACLES ET DE TOUR­NAGES DE FILMS. AS-TU EU LE TEMPS DE RE­PRENDRE TON SOUFFLE DE­PUIS?

«Ç’a été un peu dif­fi­cile. Ça m’a pris du temps avant de me re­mettre com­plè­te­ment. Il a fal­lu que je m’adapte à ma nou­velle réa­li­té, à mon nou­veau chez-moi. Au­jourd’hui, ça va su­per bien et j’ai un rythme de vie qui est très sain.»

QUELS ONT ÉTÉ LES PRE­MIERS HU­MO­RISTES QUI T’ONT AL­LU­MÉE QUAND TU ÉTAIS JEUNE?

«Je ne pour­rais pas me rap­pe­ler ce qui m’a fait al­lu­mer quand j’étais jeune... Parce que je n’ai ja­mais vou­lu être hu­mo­riste. Ce n’est pas comme si je vou­lais faire croire à tout le monde que ça fait tel­le­ment long­temps que je veux être hu­mo­riste et que je vis mon rêve. Ce n’est tel­le­ment pas ça! L’hu­mour, c’est ar­ri­vé sur mon che­min. Mais ce n’était pas pré­vu. Je vou­lais plu­tôt être ani­ma­trice té­lé. Les pre­miers spec­tacles où j’ai vrai­ment tri­pé, c’était ceux des De­nis Dro­let, à 13 ou 14 ans. J’ai ado­ré ça. Ça m’a don­né le goût d’al­ler écou­ter plus d’hu­mour.»

QUELS SONT TES RÉ­CENTS COUPS DE COEUR CULTU­RELS?

«Au ni­veau des sé­ries té­lés, je me rattrape avec les Wal­king Dead, ces temps-ci. Je com­mence la troi­sième sai­son. Si­non, une bonne sé­rie que j’ai vue, c’est The Night Of, sur HBO. C’est su­per bon!» «Au ni­veau mu­si­cal, le nou­vel al­bum de Li­sa Le­Blanc est in­croyable. Aus­si, le der­nier al­bum de La­dy Ga­ga est so­lide. Ce sont deux al­bums que j’écoute beau­coup.»

CES DER­NIERS JOURS, ON A BEAU­COUP PAR­LÉ DU PAS­SAGE DE SA­FIA NO­LIN À L’ADISQ. QU’AS-TU PEN­SÉ DE CETTE CONTRO­VERSE?

«Je n’en ai pas vu fait un plat. J’ai vu une fille qui avait en­vie de se mettre en jeans et en t-shirt pour son confort. Elle est ar­ri­vée là et était ner­veuse. Les gens la jugent parce qu’elle n’avait pas de robe. Al­ler en jeans et en t-shirt à un ga­la, c’est gé­nial. Elle vou­lait juste faire de la mu­sique et son ta­lent a été ho­no­ré. Pour­quoi fau­drait-il qu’elle soit en robe? Elle n’a pas en­vie d’en mettre. Elle, dans la vie, ce qui la fait vi­brer, c’est la mu­sique. C’est le choix de tout le monde de s’ha­biller comme il veut.» Ma­ria­na Maz­za pré­sen­te­ra Femme ta gueule du 9 au 12 no­vembre au Théâtre St-De­nis. Elle se­ra aus­si du 15 au 17 no­vembre à la Salle Al­bertRous­seau de Qué­bec. Pour toutes les dates: ma­ria­na­maz­za.com.

Ma­ria­na Maz­za, que l’on a pu voir ré­cem­ment à la té­lé dans Pa­pa­raGilles, MED et Code F, lance of­fi­ciel­le­ment son spec­tacle so­lo, Femme ta gueule.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.