LE «P’TIT NOU­VEAU»... DE 41 ANS

Le Journal de Montreal - Weekend - - SOMMAIRE - Ra­phaël Gen­dron-Mar­tin Le Jour­nal de Mon­tréal ra­phael.gen­dron­mar­tin@que­be­cor­me­dia.com

Pour Ju­lien Trem­blay, mieux vaut tard que ja­mais. Vingt-et-un ans après avoir ter­mi­né l’École de l’hu­mour, le co­mique ar­rive avec son tout pre­mier spec­tacle so­lo, Humble et ma­gni­fique. «Ce qui se passe pour moi, c’est comme de re­tour­ner au se­con­daire avec tout ce que je sais main­te­nant. C’est ça vieillir. C’est être Mar­ty McF­ly», dit-il.

Pour­quoi avoir at­ten­du 21 ans avant de lan­cer ton pre­mier spec­tacle? «Je pense que je vou­lais lan­cer un spec­tacle juste quand je suis sor­ti de l’école. Mais une se­maine après en être sor­ti, j’ai eu une job à la ra­dio. J’avais une su­per belle paie. Après la ra­dio, j’ai eu Ju­lien le ma­tin, à Mu­siMax. J’ai aus­si eu un en­fant. Je n’avais pas le goût de lan­cer un one-man show à ce mo­ment-là.»

À quel mo­ment le pro­ces­sus de créa­tion pour le spec­tacle s’est-il amor­cé? «J’avais dé­jà du ma­té­riel, mais ç’a vrai­ment com­men­cé à par­tir de l’été 2015. Une fois que l’équipe a été mise en place, ça s’est fait très ra­pi­de­ment parce que ce sont de bonnes jokes! Ça ra­tisse large. Les jeunes montrent mes vi­déos You­Tube à leurs pa­rents, ou des fois, c’est le contraire. Dans les spec­tacles de ro­dage, les gens ve­naient sou­vent en famille. On avait vrai­ment vi­sé dans le mille avec les gags.»

Ta par­ti­ci­pa­tion à Juste pour rire l’an der­nier a frap­pé fort. Pour­quoi ton per­son­nage a-t-il si bien fonc­tion­né? «Je pense que c’était le ti­ming. Je suis ar­ri­vé avec un per­son­nage qui a “fes­sé fort”. Les gens se sont de­man­dé ce que c’était. Ça sor­tait de l’or­di­naire un peu. Je me tor­tillais comme un weir­do sur scène. C’est ma fa­çon de faire du stand-up et les gens ont bien ré­pon­du. Je sa­vais qu’il y au­rait un im­pact, car ce per­son­nage mar­chait au­tant dans un spec­tacle cor­po au golf que dans une école se­con­daire.»

On re­trouve Laurent Pa­quin à la mise en scène, et Mike Ward à la script-édi­tion de ton spec­tacle. De quelle fa­çon t’ont-ils ai­dé? «Laurent a pris tout le per­son­nage et l’a mon­té de deux crans. Mike est as­sez in­tel­li­gent pour ne pas im­po­ser son genre d’hu­mour. Il est ca­pable de voir dans quoi je suis le plus ef­fi­cace pos­sible. Je ne suis pas bon pour ra­con­ter des anec­dotes sur scène. Je pense que j’en ai une dans mon show et elle dure une mi­nute.»

En sep­tembre der­nier, on a an­non­cé ta sé­pa­ra­tion avec France D’Amour. Com­ment vas-tu au­jourd’hui? «Il y a quelques se­maines, j’ai re­çu un ap­pel et France m’a dit: ou­blie ce que j’ai dit, on re­prend en­semble. J’ai fait: yeah! Donc, on est re­ve­nus en­semble. C’est ré­glé. J’étais bien content, car cette femme-là, je vais fi­nir vieux avec elle.»

Ju­lien Trem­blay fe­ra sa ren­trée mont­réa­laise de Humble et ma­gni­fique les 15 et 16 no­vembre, au Théâtre StDe­nis. Il se­ra aus­si à la Salle Al­bertRous­seau de Qué­bec, le 30 no­vembre. Pour toutes les dates de la tour­née: ju­lien­trem­blay.net.

À l’âge de 41 ans, Ju­lien Trem­blay lance son pre­mier spec­tacle so­lo.

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