DUR, DUR D’ÊTRE PÈRE NOËL

Un film de Mark Wa­ters. Avec Billy Bob Thorn­ton, Ka­thy Bates, Brett Kel­ly et To­ny Cox

Le Journal de Montreal - Weekend - - CINÉMA - Isa­belle Hon­te­bey­rie

Billy Bob Thorn­ton re­prend son rôle de Willie Soke 13 ans plus tard dans un film sans sa­veur et vul­gaire… tour­né à Mon­tréal.

Alors que le pre­mier opus avait l’avan­tage de la nou­veau­té, le se­cond se traîne et fait pire que son pré­dé­ces­seur plu­tôt que de ten­ter d’in­no­ver. Car le long mé­trage de Mark Wa­ters s’ouvre sur la ten­ta­tive de sui­cide ra­tée – idée dé­jà pré­sente dans le pre­mier

Mé­chant père Noël – de Willie, qui trouve dé­ci­dé­ment que sa vie ne vaut pas la peine d’être vé­cue. Sa blonde Sue (Lau­ren Gra­ham) l’a quit­té et il vient de se faire mettre de­hors de son tra­vail. Bref, tout va mal.

De sur­croît, mal­heu­reu­se­ment pour lui, c’est Thur­man Mer­man (Brett Kel­ly) qui lui sert de ré­con­fort et qui dé­barque chez notre an­ti­hé­ros, alors qu’il tente mal­adroi­te­ment de se pendre. Le ton est don­né lors de ces pre­mières mi­nutes, Mé­chant père Noël 2 confir­mant cette im­pres­sion non seule­ment de dé­jà-vu, mais aus­si de manque d’ima­gi­na­tion des trois (oui, trois) scé­na­ristes qui ont plan­ché sur cette suite in­utile.

À par­tir de là, Willie voit dé­bar­quer Mar­cus (To­ny Cox) qui lui offre le casse du siècle: deux mil­lions de dol­lars vo­lés à un or­ga­nisme de cha­ri­té de Chi­ca­go. Le seul hic, c’est que Sun­ny (Ka­thy Bates), la mère de Willie, est l’or­ga­ni­sa­trice de ce vol.

Les dia­logues et si­tua­tions sont, au mieux, rem­plis de gags à ca­rac­tère sexuel, au pire de sca­to­lo­gie. Tout y passe, d’une ba­garre de pères Noël à des in­sultes sur la taille de Mar­cus ou l’ab­sence d’in­tel­li­gence de Thur­man à une ap­pa­ri­tion d’Olivia Spen­cer en pros­ti­tuée.

Chose amu­sante, Mé­chant père Noël 2 a été en­tiè­re­ment tour­né à Mon­tréal, qui tient ici lieu de Chi­ca­go. On passe donc les 92 mi­nutes du long mé­trage à re­con­naître les lieux fa­mi­liers de la mé­tro­pole et c’est bien le seul plai­sir qu’on prend à voir ce film in­di­geste.

Mé­chant père Noël 2 s’ouvre sur la ten­ta­tive de sui­cide ra­tée de Willie (Billy Bob Thorn­ton). PHO­TOS COUR­TOI­SIE

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