ÉPOPÉE SAU­VAGE AU COEUR DE LA TASMANIE

Le Journal de Montreal - Weekend - - VACANCES - Ja­dri­no Huot Col­la­bo­ra­tion spé­ciale

Le sen­tier Over­land tra­verse de part en part le parc na­tio­nal Cradle Moun­tain-Lake St Clair pour une ran­don­née épique de 65 km éta­lée sur six jours. Une bonne forme phy­sique est donc né­ces­saire pour at­ta­quer ce pé­riple qui se classe, à juste titre, par­mi les plus beaux cir­cuits au monde.

L’aven­ture dé­bute à Ron­ny Creek, au pied de la mon­tagne Cradle dans la val­lée du même nom. Il faut d’abord grim­per des pentes plus ou moins es­car­pées en fonc­tion de la route choi­sie pour at­teindre le som­met. La marche se­ra en­suite plus ai­sée, sui­vant un haut pla­teau aux vues pre­nantes qui contourne un cirque gla­ciaire avant de des­cendre vers la Wa­ter­fall Val­ley.

PAUSES PANORAMIQUES

Après cette jour­née, la plus éprou­vante du tra­jet, le deuxième tron­çon, plat dans son en­semble, pa­raî­tra comme un jeu d’en­fant. Pro­fi­tez-en donc pour faire quelques pe­tits dé­tours, dont un au lac Will pour une pause «sau­cette fris­quette» ou «pique-nique pa­no­ra­mique» avec l’es­car­pe­ment Barn en fond d’écran.

Cette halte se­ra certes la bien­ve­nue, car le jour 3 est le plus long avec 17 km au me­nu. Peu de dé­ni­ve­lés im­por­tants tou­te­fois, alors qu’une sec­tion du che­min suit même une an­cienne piste de che­vaux amé­na­gée en 1898 pour me­ner les tra­vailleurs aux mines en­vi­ron­nantes.

L’as­cen­sion re­vient vite au pro­gramme avec une grim­pette gra­duelle le len­de­main vers le col Pe­lion. Les plus har­dis y ajou­te­ront, par temps clair, le mont Ossa, le plus haut som­met de Tasmanie à 1617 m.

La der­nière por­tion de ce seg­ment fi­gure par­mi les pré­fé­rées des ran­don­neurs, non seule­ment pour leur pente des­cen­dante, mais pour les coups d’oeil splen­dides sur le mont Ca­the­dral.

CHUTES SUBLIMES

Avant un der­nier ef­fort, sai­sis­sez l’oc­ca­sion d’ad­mi­rer trois des chutes les plus hautes et sublimes du ter­ri­toire: Fer­gus­son, D’Al­ton et Hart­nett. Vous y trou­ve­rez l’éner­gie né­ces­saire pour en­suite at­teindre le col Du Cane.

Vous avez presque at­teint le fil d’ar­ri­vée. Pro­fi­tez plei­ne­ment de cette ultime jour­née pour sa­vou­rer la beau­té des pay­sages jus­qu’au refuge Nar­cis­sus, en bor­dure du lac St Clair. De là, vous pou­vez em­prun­ter une na­vette ma­ri­time pri­vée ou contour­ner le plan d’eau à pied pour user da­van­tage vos se­melles de bottes.

Quel que soit votre choix, vous pour­rez être fier de votre ex­ploit, car vous ajou­te­rez votre nom à la liste des quelque 8000 ran­don­neurs qui exé­cutent ce tra­jet chaque an­née.

PHO­TOS COURTOISIE, TASMANIAN WAL­KING COMPANY/GREAT WALKS OF AUSTRALIA, GRA­HAM MI­CHAEL FREEMAN)

Les vues de la chute Fer­gus­son valent le dé­tour.

Les tem­pé­ra­tures peuvent va­rier su­bi­te­ment dans le parc, avec neige, vent et pluie.

Le tra­jet passe à tra­vers des fo­rêts plu­viales.

DERWENT BRIDGE, Aus­tra­lie | La Tasmanie re­vêt dé­jà un ca­rac­tère «sau­vage» dans notre ima­gi­naire, ne se­rait-ce que pour le diable po­pu­la­ri­sé par Bugs Bun­ny dans la sé­rie Loo­ney Tunes. Pen­sez plu­tôt ici à des pay­sages où se suc­cèdent lacs, mon­tagnes, ca­nyons, fo­rêts, chutes d’eau et landes pour trans­for­mer ce mot en spec­ta­cu­laire épopée.

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