L’hom­mage du Cirque à So­da Ste­reo

BUE­NOS AIRES, AR­GEN­TINE | Il y a trois ans, le Cirque du So­leil re­ce­vait une pro­po­si­tion d’un im­por­tant pro­mo­teur d’Amé­rique la­tine: faire un spec­tacle thé­ma­tique sur le groupe So­da Ste­reo. Mais qui est ce groupe?, se sont alors de­man­dés les em­ployés québ

Le Journal de Montreal - Weekend - - SOMMAIRE - Ra­phaël Gen­dron-Mar­tin

Les mé­dias d’Amé­rique la­tine étaient fort nom­breux, la se­maine der­nière, à vou­loir cou­vrir la pre­mière du nou­veau spec­tacle du Cirque du So­leil sur So­da Ste­reo, Sep7imo Dia.

Seul mé­dia d’Amé­rique du Nord, Le Jour­nal s’est en­tre­te­nu sur place avec deux Qué­bé­cois de l’équipe, le met­teur en scène du spec­tacle, Mi­chel La­prise (Ku­rios) et Chantal Trem­blay.

«On a été su­per hon­nêtes dans le pro­ces­sus, dit Mi­chel La­prise. Au dé­but, on n’a pas fait sem­blant qu’on connais­sait So­da Ste­reo. Ha­bi­tuel­le­ment, quand on fait des shows, on a carte blanche. On choi­sit le thème. Quand j’écri­vais Ku­rios, je me di­sais que ça de­vait être en­core per­ti­nent dans six ans au Ja­pon, dans 15 ans en Amé­rique la­tine. J’adore ça parce que t’écris quelque chose qui est uni­ver­sel. Tu ne peux pas al­ler dans quelque chose d’anec­do­tique.»

«Dans ce cas-ci, il ne fal­lait pas être dans notre tête, mais plu­tôt dans notre coeur, pour­suit-il. Chantal et moi, on est ve­nus ici (à Bue­nos Aires) et on est al­lés dans les lieux d’en­fance de cha­cun des gars (de So­da Ste­reo). Ça nous don­nait un angle émotif. Oui, on a tout écou­té, tout lu sur le groupe. Mais ce n’était pas suf­fi­sant. Il fal­lait le prendre per­son­nel.»

En s’at­ta­quant à un groupe culte en Amé­rique la­tine, mais in­con­nu en Amé­rique du Nord, l’équipe presque toute qué­bé­coise du Cirque avait aus­si le défi de plaire aux nom­breux ad­mi­ra­teurs de So­da Ste­reo.

«Il y a plu­sieurs per­sonnes qui sont ve­nues nous dire qu’elles avaient peur qu’une grande en­tre­prise du nord ne res­pecte pas l’es­sence de So­da Ste­reo, men­tionne le met­teur en scène. C’est ul­tra per­son­nel pour eux. Lors de la pre­mière mon­diale, les gens étaient su­per émus. Il y en a qui m’ont dit que nous avions tou­ché à l’es­sence de ce que sont les chan­sons de So­da.»

PAR­TERRE DE­BOUT

Ayant tra­vaillé sur les spec­tacles Beatles LOVE et Mi­chael Jack­son IMMORTAL, Chantal Trem­blay in­dique que Sep7imo Dia com­porte une grande dif­fé­rence: pour la pre­mière fois de l’his­toire du Cirque, le pu­blic au par­terre est de­bout. «On peut sen­tir qu’on est ve­nu dans un show rock», dit-elle.

«Cet as­pect du pu­blic de­bout, ça stres­sait bien des gens de la pro­duc­tion, ren­ché­rit Mi­chel La­prise. Je vou­lais qu’il y ait plu­sieurs nu­mé­ros acro­ba­tiques dans le pu­blic. Mais tant qu’on ne l’es­sayait pas (avec des spec­ta­teurs), on ne sa­vait pas si ça al­lait bien fonc­tion­ner.»

Une fois la pre­mière mon­diale ter­mi­née, Mi­chel La­prise et Chantal Trem­blay comp­taient res­ter quelques jours de plus à Bue­nos Aires, pour ap­por­ter quelques pe­tites mo­di­fi­ca­tions au spec­tacle.

«Les salles où le spec­tacle va par­tir en tour­née sont de dif­fé­rentes confi­gu­ra­tions. Alors, il a fal­lu abor­der la concep­tion comme des amu­seurs pu­blics qui s’adaptent à l’en­vion­ne­ment», men­tionne le met­teur en scène. Les frais de trans­port et d’hé­ber­ge­ment ont été payés par le Cirque du So­leil.

Cer­tains cos­tumes de Sep7imo Dia sont très co­lo­rés, rap­pe­lant les an­nées 1980 du dé­but de So­da Ste­reo.

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