LE DÉ­BUT D’UNE HIS­TOIRE D’AMOUR

Le pre­mier flirt entre The Lu­mi­neers et le pu­blic de Qué­bec, sur les plaines d’Abra­ham, l’été der­nier, avait été une sur­pre­nante réus­site. Tant et si bien que le trio in­die folk amé­ri­cain ose­ra un nou­veau ren­dez-vous avec ses fans de la ca­pi­tale de­main so

Le Journal de Montreal - Weekend - - MUSIQUE WEEKEND - Cédric Bélanger Le Jour­nal de Qué­bec ce­dric.be­lan­ger@que­be­cor­me­dia.com

Est-ce le dé­but d’une longue his­toire d’amour entre les créa­teurs du méga suc­cès Ho Hey et la ville de Qué­bec? Chose cer­taine, une foule ap­pré­ciable est at­ten­due, de­main soir, au Centre Vi­déo­tron, lorsque le groupe conclu­ra son pro­gramme double en sol qué­bé­cois, amor­cé ce soir au Centre Bell.

Rares sont les groupes qui re­viennent jouer aus­si ra­pi­de­ment dans un am­phi­théâtre, à Qué­bec, après une pres­ta­tion sur les plaines d’Abra­ham. Mais par un ven­dre­di soir fris­quet de juillet der­nier, The Lu­mi­neers est de­ve­nu l’ar­tiste cen­drillon du Fes­ti­val d’été.

Per­sonne, ni l’or­ga­ni­sa­tion du FEQ et pas même les membres du groupe, ne croyait qu’au­tant de gens ré­pon­draient à l’ap­pel. «On ne s’at­ten­dait pas à ça, mer­ci», ne ces­sait de ré­pé­ter le chan­teur du groupe, Wes­ley Schultz, en pre­nant soin de spé­ci­fier que c’était la plus grosse foule pour un concert des Lu­mi­neers.

L’im­pact s’était en­suite fait sen­tir dans les ventes des deux al­bums du groupe, qui ont ex­plo­sé après leur concert à Qué­bec. De quoi don­ner le goût de re­ve­nir au plus vite.

ÉGLISE LAÏQUE

Fon­dé à Den­ver et for­mé du chan­teur Wes­ley Schultz, du per­cus­sion­niste Je­re­miah Ca­leb Fraites et de la vio­lon­cel­liste Ney­la Pe­ka­rek, The Lu­mi­neers a connu la cé­lé­bri­té, en 2012, grâce au suc­cès re­ten­tis­sant de l’hymne Ho Hey. Un autre titre de leur pre­mier al­bum épo­nyme, Stub­born Love, a conso­li­dé la place du trio par­mi les nou­veaux ar­tistes à sur­veiller.

Il a fal­lu quatre ans avant que The Lu­mi­neers ne re­vienne à la charge avec un se­cond opus, Cleo­pa­tra, qui a aus­si fait bonne fi­gure grâce aux singles Ophe­lia, An­ge­la et à sa chan­son-titre.

Si la ra­dio et les Spo­ti­fy de ce monde ont contri­bué à leur suc­cès, plu­sieurs ob­ser­va­teurs es­timent que ce sont leurs per­for­mances sur scène qui les placent dans une classe à part. «C’est comme une église laïque. On connecte avec les gens et ça nous ins­pire», di­sait Schultz dans une en­tre­vue au quo­ti­dien The In­de­pen­dant.

SUS AUX TÉ­LÉ­PHONES !

Même s’ils sont en­core de nou­veaux joueurs dans l’in­dus­trie mu­si­cale, les membres des Lu­mi­neers n’hé­sitent pas à prendre des me­sures pour amé­lio­rer l’ex­pé­rience de leurs fans en concert.

D’abord, sa­chez que les té­lé­phones cel­lu­laires bran­dis à bout de bras sont mal vus par le groupe. «Les gens ne semblent pas com­prendre à quel point ça per­turbe l’ex­pé­rience d’un concert quand il y a des cen­taines de té­lé­phones de­vant toi», a dit Wes­ley Schultz.

En­fin, le groupe es­père ve­nir à bout des re­ven­deurs de billets en at­ten­dant 72 heures avant la te­nue de leur spec­tacle pour faire la li­vrai­son des billets par cour­riel. La tour­née Cleo­pa­tra des Lu­mi­neers au Centre Bell de Mon­tréal, le 18 mars, et au Centre Vi­déo­tron de Qué­bec, le 19 mars. Le groupe fe­ra la pre­mière par­tie de U2 lors de leur tour­née 30e an­ni­ver­saire de la sor­tie de l’al­bum The Jo­shua Tree.

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