LE CI­NÉ­MA COMME PAS­SION COM­MUNE TELLE MÈRE, TELLE FILLE

Si la fa­mille est le su­jet prin­ci­pal du film C’est le coeur qui meurt en der­nier, le tour­nage s’est aus­si dé­rou­lé dans un contexte très fa­mi­lial. En plus de mettre en ve­dette De­nise Filiatrault et sa fille So­phie Lo­rain dans le même rôle à des âges dif­fér

Le Journal de Montreal - Weekend - - WEEKEND - Maxime De­mers Le Jour­nal de Mon­tréal maxime.de­mers @que­be­cor­me­dia.com

En en­tre­vue, Alexis Du­rand-Brault (La pe­tite reine, Ma fille, mon ange) as­sure que cette réunion de fa­mille s’est faite de fa­çon na­tu­relle.

«Dès que j’ai lu le ro­man de Ro­bert La­londe (dont est ti­ré le film), j’ai pen­sé à De­nise pour le rôle de la mère», ex­plique le ci­néaste.

«J’ai été chan­ceux parce que le rôle l’in­té­res­sait. De­nise n’était pas obli­gée de sor­tir de chez elle à 85 ans pour al­ler tour­ner un film. Mais elle l’a fait parce que ça lui ten­tait. Après, c’était na­tu­rel pour moi de pen­ser à So­phie pour jouer le per­son­nage de la mère plus jeune. Je ne me sers pas de De­nise et de So­phie pour faire un coup de pub ou pour fla­sher. Elles ont la même phy­sio­no­mie et le même âge que le per­son­nage aux deux époques qu’on ra­conte dans le film.»

De­nise Filiatrault, So­phie Lo­rain et Alexis Du­rand-Brault ont plu­sieurs pas­sions com­munes, dont le ci­né­ma, la té­lé­vi­sion et la mise en scène. Les trois ont d’ailleurs dé­jà réa­li­sé des films, et De­nise Filiatrault tra­vaille en­core ré­gu­liè­re­ment comme met­teure en scène pour le théâtre.

Du­rand-Brault avait-il peur d’avoir plu­sieurs pa­trons dif­fé­rents sur son pla­teau de tour­nage?

«C’est sûr que c’est in­ti­mi­dant au dé­but, ré­pond-il. Mais quand tu tra­vailles avec des gens qui ont du ta­lent, il faut juste que tu parles avec ton coeur et le reste vient tout seul. J’avais dé­jà tra­vaillé plu­sieurs fois avec So­phie (pour la sé­rie Au se­cours de Béa­trice, no­tam­ment) alors je sa­vais à quoi m’at­tendre.»

«So­phie et De­nise viennent du même arbre. Elles sont pas mal pa­reilles. Quand elles voient que la per­sonne qui tra­vaille avec elles sait où elle s’en va, ça se passe bien. Ce sont des tra­vaillantes. Elles ne sup­portent pas la pa­resse. Si tu tombes dans la pa­resse, tu vas te faire plan­ter, c’est sûr. Elles viennent de la même école et elles ont la même éner­gie» Même si elles jouent dans le film le même per­son­nage à des âges dif­fé­rents, So­phie Lo­rain et De­nise Filiatrault n’ont pas sen­ti le be­soin de se consul­ter avant de tour­ner leurs scènes res­pec­tives.

«Je tour­nais mes scènes en der­nier et j’au­rais pu re­gar­der ce qu’avait fait De­nise avant moi pour m’ins­pi­rer», in­dique So­phie Lo­rain.

«Mais De­nise m’a dé­con­seillé de le faire, avec rai­son. Elle m’a dit: n’es­saie pas de m’imi­ter et je n’es­saie­rai pas de t’imi­ter. Parce que la femme qu’on est à 80 ans n’est plus la femme qu’on était à 40 ou à 20 ans. La vie nous trans­forme et nous change phy­si­que­ment et psy­cho­lo­gi­que­ment. On ne bouge plus de la même fa­çon et on ne ré­agit plus de la même fa­çon.»

Pour Alexis Du­rand-Brault, De­nise Filiatrault et So­phie Lo­rain ont plu­sieurs points en com­mun qu’il vou­lait faire res­sor­tir à l’écran en les fil­mant.

«Elles ont un sens de l’hu­mour tou­jours proche de la tris­tesse, ob­serve-t-il. Elles ont ce­la dans les yeux. Elles ont l’air tough, mais elles sont vrai­ment co­miques.»

De­nise Filiatrault, sa fille So­phie Lo­rain et le réa­li­sa­teur Alexis Du­rand-Brault ( qui est le conjoint de So­phie Lo­rain ) ont une pas­sion com­mune : le ci­né­ma. Ils ont tra­vaillé en­semble tous les trois pour le tour­nage du film C’est le coeur qui meurt en der­nier.

So­phie Lo­rain joue le per­son­nage de la mère quand elle était plus jeune.

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