AU SER­VICE DE LA BOL­DUC

Entre deux spec­tacles of­ferts avec la for­ma­tion De Temps An­tan, le vio­lo­niste An­dré Bru­net a de quoi se gar­der bien oc­cu­pé. En plus d’être le porte-pa­role de la deuxième édi­tion du Fes­ti­trad, qui au­ra lieu du 7 au 9 avril à Saint-Ga­briel, dans La­nau­dière,

Le Journal de Montreal - Weekend - - WEEKEND - Va­nes­sa Gui­mond

Né dans une fa­mille ar­tis­tique où la mu­sique tra­di­tion­nelle était om­ni­pré­sente, An­dré Bru­net a tou­jours culti­vé un in­té­rêt pour ce genre mu­si­cal.

Au cours des der­nières an­nées, ce­lui qui se qua­li­fie de «folk­lo­riste» a eu la chance de tra­vailler à titre de mu­si­cien sur dif­fé­rentes pro­duc­tions, dont le film Louis Cyr: L'homme le plus fort du monde. Au­jourd’hui, c’est à La Bol­duc qu’il prête son ta­lent.

«Ce que je trouve in­té­res­sant, avec La Bol­duc, c’est qu’à son époque, dans les an­nées 1920, la mu­sique tra­di­tion­nelle n’était pas en­core folk­lo­rique, a-t-il sou­li­gné, en en­tre­vue. C’était de la mu­sique po­pu­laire.»

Le mu­si­cien a aus­si re­çu le man­dat de «coa­cher» cer­tains ac­teurs, dont Émile Proulx-Clou­tier. Ce der­nier in­carne le ma­ri de La Bol­duc, que l’on voit jouer du vio­lon à l’oc­ca­sion de cer­tains «par­tys», dans le film.

«Comme c’est un film sur la mu­sique, c’est im­por­tant de s’as­su­rer que les ac­teurs savent quoi faire pour agir comme de réels vio­lo­neux, a-t-il ex­pli­qué. L’ob­jec­tif, c’est que ça ait l’air vrai.»

BIEN VI­VANT

Se­lon An­dré Bru­net, le Fes­ti­trad se veut une belle oc­ca­sion, pour le pu­blic, de consta­ter que le mi­lieu de la mu­sique tra­di­tion­nelle se porte bien, au Qué­bec.

L’évé­ne­ment pour­ra d’ailleurs comp­ter sur la pré­sence d’ar­tistes comme Mu­sique à bouches, De Temps An­tan, Les Cam­pa­gnards, An­dré Mar­chand, Grey Lar­sen, Ber­nard Si­mard, Oli­vier De­mers et Les Char­bon­niers de l’En­fer, cette an­née.

«Je connais toute la gang, a af­fir­mé ce­lui qui pren­dra part à deux concerts et qui of­fri­ra un ate­lier de vio­lon, dans le cadre de l’évé­ne­ment. Un fes­ti­val qui parle de nos ra­cines, de notre mu­sique tra­di­tion­nelle [...] nous avons be­soin de ça pour pou­voir nous iden­ti­fier en tant que na­tion, en tant que culture.»

Op­ti­miste, le mu­si­cien se ré­jouit de l’évo­lu­tion qu’a connue le mi­lieu de la mu­sique tra­di­tion­nelle, au cours des der­nières dé­cen­nies.

«On sent, de­puis quelques an­nées, que ça de­vient in de pou­voir se bran­cher sur quelque chose qui nous ra­mène à nos ra­cines, a-t-il dit. C’est l’fun de voir qu’il y a des jeunes qui, par exemple, vont faire leurs études en mu­sique tra­di­tion­nelle au cé­gep, à Jo­liette. Il y a eu une évo­lu­tion. Nous ne sommes plus dans les an­nées 1970.»

Toutes les in­for­ma­tions concer­nant la deuxième édi­tion du Fes­ti­trad se trouvent à l’adresse fes­ti­trad.com.

An­dré Bru­net, membre de la for­ma­tion De Temps An­tan, consi­dère que le mi­lieu de la mu­sique tra­di­tion­nelle a beau­coup évo­lué, au cours des der­nières an­nées.

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