QUAND AN­TOINE BER­TRAND CAR­TONNE EN FRANCE

Les dé­buts d’An­toine Ber­trand au ci­né­ma fran­çais ne sont pas pas­sés in­aper­çus. L’ac­teur qué­bé­cois a fait sen­sa­tion l’hi­ver der­nier en France en jouant aux cô­tés du po­pu­laire ac­teur fran­çais Omar Sy dans la co­mé­die dra­ma­tique De­main tout com­mence. «An­toine

Le Journal de Montreal - Weekend - - CINÉMA - Maxime De­mers Le Jour­nal de Mon­tréal maxime.de­mers @que­be­cor­me­dia.com

Sor­ti en dé­cembre der­nier en France, De­main tout com­mence a été un des beaux suc­cès du ci­né­ma fran­çais des der­niers mois. Le film, li­bre­ment adap­té de la co­mé­die mexi­caine Ni re­pris, ni échan­gé, a été bien ac­cueilli par la cri­tique en plus d’at­ti­rer plus de 3,3 mil­lions spec­ta­teurs dans les salles.

À la base de ce suc­cès, il y a bien sûr la star du film, Omar Sy, ac­teur chou­chou du pu­blic fran­çais qu’on connaît au Qué­bec pour son rôle dans la co­mé­die In­tou­chables. Tout ce qu’il touche se trans­forme en suc­cès en France.

«Ce qui a beau­coup in­té­res­sé le pu­blic en France, c’était de dé­cou­vrir Omar dans un rôle de père, ex­plique le réa­li­sa­teur du film, Hu­go Gé­lin.

«Omar n’avait pas en­core joué ce genre de per­son­nage avant, et il ai­mait l’idée d’al­ler un peu plus dans l’émo­tion afin de mon­trer une face ca­chée de lui.»

De­main tout com­mence ra­conte l’his­toire de Sa­muel (Omar Sy), un éter­nel cé­li­ba­taire qui se la coule douce en tra­vaillant dans une sta­tion bal­néaire dans le sud de la France. Mais un ma­tin, Kris­tin (Clé­mence Poé­sy), une de ses an­ciennes conquêtes, dé­barque avec une pe­tite fille de quelques mois dans les bras pour lui an­non­cer qu’il est le père. Puis elle saute dans un taxi en lais­sant Sa­muel seul avec le bé­bé.

Désem­pa­ré, Sa­muel dé­cide de par­tir à Londres pour ten­ter de re­trou­ver Kris­tin, mais sans suc­cès. Il s’ins­tal­le­ra donc à Londres pour éle­ver seul sa pe­tite fille – pré­nom­mée Glo­ria – jus­qu’à ce que Kris­tin dé­barque huit ans plus tard pour re­prendre con­tact avec elle.

UNE BELLE DÉ­COU­VERTE

An­toine Ber­trand joue dans le film un pro­duc­teur qui prend en charge Sa­muel à son ar­ri­vée à Londres en lui of­frant un bou­lot de cas­ca­deur dans une sé­rie té­lé.

«Ce qui est bien, c’est que quand on a la chance d’avoir Omar Sy comme ve­dette prin­ci­pale de son film, on a la pos­si­bi­li­té d’en­ga­ger un ac­teur pas connu pour jouer son meilleur ami, in­dique Hu­go Gé­lin.

«J’avais be­soin d’un ac­teur bi­lingue pour le rôle et après avoir re­gar­dé du cô­té de la France et de l’An­gle­terre, j’ai pen­sé à An­toine, que j’avais vu et ado­ré dans Star­buck. Je suis al­lé voir son tra­vail ré­cent sur in­ter­net et j’ai re­mar­qué qu’il avait chan­gé phy­si­que­ment de­puis Star­buck. Je le trou­vais très beau et cha­ris­ma­tique. Il a fil­mé des es­sais chez lui à Mon­tréal avec son iPhone et quand j’ai vu ce­la, j’ai tout de suite sen­ti que c’était lui qu’il me fal­lait pour le rôle.

«En terme d’éner­gie, il y a quelque chose d’as­sez jouis­sif dans le jeu d’An­toine. Il est très gé­né­reux et doué en même temps. C’est fa­cile pour lui de nous faire rire, mais aus­si de nous émou­voir. J’ai ado­ré tra­vailler avec lui.»

UN DUO QUI FAIT MOUCHE

Par chance, la chi­mie a tout de suite opé­ré entre An­toine Ber­trand et Omar Sy.

«An­toine et Omar se res­semblent beau­coup, ob­serve Hu­go Gé­lin.

«Ils sont cha­ris­ma­tiques, gé­né­reux, sen­sibles et très drôles. Sur le pla­teau, il y avait un con­cours entre les deux à sa­voir le­quel des deux al­lait être le plus drôle, et je ne vous cache pas qu’An­toine était très fort et qu’il ga­gnait sou­vent. Et Omar était très spec­ta­teur de l’hu­mour d’An­toine. Il était le pre­mier à vou­loir mettre le ta­lent d’An­toine en avant dans le film.

«Et comme de fait, An­toine a été une vraie ré­vé­la­tion pour la France. Les Fran­çais l’ont ado­ré. J’ai eu énor­mé­ment de re­marques sur lui et sur la jeune ac­trice qui joue le rôle de Glo­ria. Après la sor­tie du film, il y a plein de gens qui ont dit à An­toine que s’il s’ins­tal­lait en France, il pour­rait tour­ner quatre films par an­née. Mais il s’en fiche. Il dit qu’il est très heu­reux à Mon­tréal et qu’il n’a pas l’in­ten­tion de faire car­rière en France.» Le film De­main tout com­mence prend l’af­fiche au Qué­bec ven­dre­di (le 7 avril).

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.