40 ANS DE MÉ­TIER ET DE PAS­SION

Le Journal de Montreal - Weekend - - WEEKEND - Kim Nu­nès

À 64 ans, Guy Mon­grain est dans une forme res­plen­dis­sante. Son rôle d’ani­ma­teur de La poule aux oeufs

d’or, qu’il anime de main de maître de­puis des an­nées, le comble tou­jours au­tant. Il nous parle de ses bon­heurs quo­ti­diens.

Mon­sieur Mon­grain, vous êtes dans une forme splen­dide. Vous at­ten­diez-vous à abor­der la soixan­taine avec au­tant d’aplomb?

J’ai tou­jours été très ac­tif; j’ai tou­jours fait du sport. Je joue au hockey de­puis l’âge de cinq ans. En­core au­jourd’hui, je joue deux fois par se­maine, mais dans une ligue ré­créa­tive de vieux!

Quand on ob­serve votre feuille de route, on re­marque que tous les pro­jets dans les­quels vous vous êtes in­ves­tis étaient des pro­jets à long terme. Ça semble être la même chose dans votre vie pri­vée. Est-ce im­por­tant pour vous d’éta­blir de longues re­la­tions?

Je suis un gars loyal. Le 18 juin pro­chain, ça fe­ra aus­si long­temps que j’ai quit­té Sa­lut, bon­jour que j’ai été à la barre de cette émis­sion: 13 ans. Ça fe­ra aus­si 40 ans que je fais ce mé­tier-là! De­puis mes dé­buts, je ne veux pas dé­ce­voir les gens qui me confient des man­dats. Chaque ma­tin où je me suis le­vé, je me de­vais d’être bon. Je me de­vais de don­ner le meilleur de moi­même, avec mes dé­fauts et mes qua­li­tés. J’ai tou­jours don­né le maxi­mum de ce que je pou­vais don­ner, parce qu’une marque de confiance m’a été prê­tée, et j’ai tou­jours vou­lu la gar­der.

La proxi­mi­té avec le pu­blic semble im­por­tante pour vous. Je me trompe?

Non, car ça fait par­tie de mon éducation. Je suis le der­nier d’une fa­mille de huit, alors je suis ha­bi­tué aux grosses gangs. Chez moi, au­tour de la table, on était 10. Je suis donc ha­bi­tué à en­tendre des opi­nions, des idées et des men­ta­li­tés dif­fé­rentes de­puis mon en­fance. Je suis aus­si ha­bi­tué à écou­ter avant de par­ler. Mon père me di­sait qu’on a deux oreilles et une bouche. Alors si notre bouche fonc­tionne deux fois plus que nos oreilles, on est dans la «chnoutte»! Mes pa­rents étaient des êtres ex­trê­me­ment re­ce­vables qui dé­tes­taient la chi­cane. J’ai été ha­bi­tué à être so­ciable. Pour moi, cha­cun a quelque chose à dire. Puis, dans l’univers dans le­quel on vit, ça prend beau­coup plus de mains ten­dues que de doigts poin­tés. J’ai été éle­vé comme ça.

La poule aux oeufs d’or, que vous ani­mez, per­met à des gens de réa­li­ser cer­tains rêves en ga­gnant une somme d’ar­gent. Et vous, quel est votre plus grand rêve? Des rêves, je passe mon temps à en réa­li­ser. Le pro­chain, c’est de me rendre en Rus­sie. L’an­née der­nière, je suis al­lé faire du ski en Eu­rope; j’en rê­vais de­puis des an­nées. Sinon, de­puis une di­zaine d’an­nées, je me pro­mène beau­coup en VR. J’ai la chance d’être en bonne san­té, et je sou­haite que ça conti­nue.

Vous cé­lé­brez 40 ans de car­rière. Croyez­vous qu’un jour, vous se­rez ca­pable de «ti­rer la plogue»?

Si je suis en­core là après 40 ans, c’est que ça m’amuse en­core. Le jour où ça ne m’amu­se­ra plus et que j’irai à re­cu­lons, je res­te­rai chez moi.

Guy Mon­grain à La poule aux oeufs d’or, mer­cre­di, 19 h 30, à TVA.

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