15 des­ti­na­tions à dé­cou­vrir au Ca­na­da

Et si on pro­fi­tait du 150e an­ni­ver­saire du Ca­na­da pour dé­cou­vrir (ou re­dé­cou­vrir) notre pays, qui est tout de même le deuxième plus vaste au monde? Voi­ci nos 15 coups de coeur!

Le Journal de Montreal - Weekend - - SOMMAIRE - Lise Gi­guère,

1 LES PARCS DU CA­NA­DA

Parc na­tio­nal de Banff, de Fo­rillon (photo), de Jas­per, de Fun­dy, de l’Ar­chi­pel-de-Min­gan… Créés pour pro­té­ger les éco­sys­tèmes par­ti­cu­liers du pays et pour sau­ver des es­pèces en voie de dis­pa­ri­tion, les parcs na­tio­naux du Ca­na­da per­mettent une in­cur­sion dans nos grands es­paces na­tu­rels. Parcs Ca­na­da re­groupe 46 parcs na­tio­naux, un parc na­tio­nal ur­bain, quatre aires ma­rines na­tio­nales de conser­va­tion et 171 lieux his­to­riques na­tio­naux qui, eux, cé­lèbrent leur 100e an­ni­ver­saire. En 2017, on peut se pro­cu­rer la carte Dé­cou­verte qui per­met l’en­trée gra­tuite dans tous ces parcs.

2 LE VIEUX LUNENBURG – NOU­VELLE-ÉCOSSE

Site du pa­tri­moine mon­dial de l’UNES­CO pour avoir su pré­ser­ver l’hé­ri­tage et l’ar­chi­tec­ture de son pas­sé co­lo­nial bri­tan­nique (18e et 19e siècles), le Vieux Lunenburg est un vé­ri­table bi­jou. Pour en me­su­rer toute la beau­té, on s’offre une pe­tite croi­sière de deux heures à bord du Blue­nose II, ré­plique du Blue­nose, la goé­lette de course de­ve­nue sym­bole na­tio­nal (elle orne les pièces de 10 cents). On peut éga­le­ment vi­si­ter le Mu­sée des pê­che­ries de l’At­lan­tique (Fi­she­ries Mu­seum of the At­lan­tic), un hom­mage à la construc­tion na­vale de cette ville.

3 LE PONT SUS­PEN­DU DE CAPILANO – CO­LOM­BIE-BRI­TAN­NIQUE

Le ver­tige n’a pas sa place si l’on veut s’élan­cer sur ce pont de 140 mètres de lon­gueur qui sur­plombe, à 70 mètres, les eaux tour­billon­nantes de la ri­vière Capilano. Il a été construit en 1888 par un in­gé­nieur écos­sais qui dé­si­rait re­lier les terres qu’il ve­nait d’ache­ter, si­tuées de part et d’autre du fleuve Capilano. De­vant la po­pu­la­ri­té de cette at­trac­tion, on offre dé­sor­mais de nom­breuses aven­tures aux ma­niaques d’adré­na­line, comme le Cliff­walk, une sé­rie de pas­se­relles ac­cro­chées aux fa­laises de gra­nit fa­çon­nées par les gla­ciers.

4 SA­FA­RI AUX OURS BLANCS À CHUR­CHILL – MANITOBA

Chur­chill, c’est la ca­pi­tale de l’ours po­laire. À bord d’un «toun­dra-bug­gy», un bus sur­éle­vé tout-ter­rain, on peut les ob­ser­ver alors qu’ils at­tendent que les ban­quises se forment pour re­joindre leur ter­ri­toire de chasse. C’est ce­pen­dant sur ces der­niers, à Chur­chill Wild, que les émo­tions sont les plus vives alors qu’on les traque, en Jeep et à pied, dans leur ha­bi­tat na­tu­rel. À Chur­chill, les voyages ont lieu sur­tout fin juillet et mi-août alors qu’à Chur­chill Wild, c’est plu­tôt en oc­tobre et en no­vembre, lors­qu’ils re­gagnent les ban­quises de la baie d’Hud­son. Une ex­pé­rience in­ou­bliable.

5 LES CHUTES NIAGARA – ON­TA­RIO

In­con­tour­nables de­puis tou­jours, les plus puis­santes chutes d’Amé­rique du Nord conti­nuent d’at­ti­rer les vi­si­teurs. For­mées par les eaux de fonte du gla­cier Wis­con­sin il y a plus de 12 000 ans, elles se par­tagent la fron­tière des États-Unis et de l’On­ta­rio. Dans un grondement sourd, cet im­mense mur d’eau (323 mètres ou 0,8 ki­lo­mètre) se dé­verse d’une hau­teur de 53 mètres (l’équi­valent de 17 étages), dans la ri­vière Niagara. Pour un point de vue unique, on les sur­vole en hé­li­co­ptère. On peut éga­le­ment le faire de la pla­te­forme d’ob­ser­va­tion in­té­rieure ou ex­té­rieure du Sky­lon To­wer ou, mieux en­core, s’at­ta­bler dans l’une des deux salles à man­ger pour les ad­mi­rer au cou­cher du so­leil.

6 LA PISTE CA­BOT – NOU­VELLE-ÉCOSSE

Cette boucle de 300 ki­lo­mètres, creu­sée au som­met d’an­ciennes mon­tagnes, ser­pente le long de la côte de l’île du CapB­re­ton, en Nou­velle-Écosse. Elle longe les fa­laises et les pics ro­cailleux tout en of­frant des pa­no­ra­mas ex­cep­tion­nels, ce qui en fait l’un des plus beaux sites tou­ris­tiques de l’est du Ca­na­da et l’un des cir­cuits rou­tiers les plus cé­lèbres.

7 LA BAIE DE FUN­DY – NOU­VEAUB­RUNS­WICK

Avec ses ma­rées qui comptent par­mi les plus hautes du monde, la baie de Fun­dy est l’une des mer­veilles du monde ma­rin. Dans cette ré­serve de bio­sphère de l’UNES­CO, les ma­rées at­teignent 16 mètres de haut. Ce sont leur force, et le temps, qui ont sculp­té les in­croyables ro­chers rou­geâtres qui s’y trouvent, les

fa­meux Ho­pe­well Rocks.

8 LES ÎLES DE LA MA­DE­LEINE – QUÉ­BEC

Peu im­porte la sai­son, les îles de la Ma­de­leine se font sé­duc­trices. Au prin­temps, on as­siste à la mise à l’eau des cages et à l’ar­ri­vée du ho­mard nou­veau que l’on dé­guste frais. En été, on pro­fite des plages, on s’en­fonce en kayak ou en ca­not dans les grottes que la mer a sculp­tées dans les fa­laises. En au­tomne, on par­ti­cipe au plus grand concours de châ­teaux de sable au monde. Et en hi­ver, on s’offre l’ex­pé­rience ul­time d’une ren­contre avec les blan­chons sur la ban­quise.

9 LA ROUTE DES ICE­BERGS – TERRE-NEUVE

On s’offre une courte croi­sière sur la Route des ice­bergs le long des côtes nord de Terre-Neuve, à la pointe du La­bra­dor. Cer­tains de ces im­menses blocs de glace, vieux de mil­liers d’an­nées, se dé­tachent des gla­ciers du Groen­land lorsque les tem­pé­ra­tures aug­mentent. Cer­tains sont aus­si hauts qu’un gratte-ciel. Sur ce par­cours, on croise éga­le­ment de nom­breuses ba­leines. On pri­vi­lé­gie mai et juin pour les ice­bergs et juillet et août pour les ba­leines.

0 LA VAL­LÉE DE L’OKA­NA­GAN – CO­LOM­BIE-BRI­TAN­NIQUE

Ima­gi­nez que par­tout où votre re­gard se pose, il croise des vi­gnobles char­gés de grosses grappes de rai­sin, des arbres frui­tiers ployant sous les pommes, les pêches, les poires, les prunes ou les ce­rises jouf­flues. Ajou­tez à ce­la un pay­sage mon­ta­gneux dé­ser­tique et sau­vage et une val­lée au fond de la­quelle scin­tille un im­mense lac d’un bleu azur. Pour les amou­reux de la na­ture, la val­lée de l’Oka­na­gan est un vé­ri­table pa­ra­dis ter­restre.

! LES AU­RORES BO­RÉALES – NUNAVUT

Si­tuée sous de très hautes la­ti­tudes, la ma­jeure par­tie du Nunavut connaît des jour­nées ex­trê­me­ment courtes d’oc­tobre à fé­vrier, ne lais­sant par­fois que quelques heures de lu­mière chaque jour. Dans ce ciel vierge de toute pol­lu­tion lu­mi­neuse, les au­rores bo­réales offrent un spec­tacle unique et in­ou­bliable. À Iqa­luit, la ca­pi­tale, de nom­breuses op­tions per­mettent d’as­sis­ter au dé­ploie­ment de ces ru­bans co­lo­rés qui dansent dans le ciel.

@ LE LAC ÉME­RAUDE – YUKON

Creu­sé par les gla­ciers il y a de ce­la 14 000 ans, ce lac de cou­leur verte avec ses mon­tagnes en ar­rière-plan donne l’illu­sion de se trou­ver au centre d’une carte pos­tale. On ne peut y louer de ba­teau en été ni y faire de la pêche sur glace en hi­ver et au­cun mu­sée sur ses rives ne ra­conte son his­toire. Mal­gré tout, c’est l’un des lieux les plus pho­to­gra­phiés du Yukon. De là, on peut em­prun­ter la Route du Klon­dike vers Daw­son Ci­ty pour un voyage dans le temps au coeur de la ruée vers l’or.

# LES HÔ­TELS FAIR­MONT

Onze des 20 hô­tels Fair­mont ont joué un rôle pré­pon­dé­rant dans le dé­ve­lop­pe­ment du Ca­na­da. Dès 1900, ces éta­blis­se­ments em­blé­ma­tiques, ap­par­te­nant au Ca­na­dien Pa­ci­fique (CP), se dressent sur le par­cours du che­min de fer re­liant l’est du Ca­na­da à la Co­lom­bie-Bri­tan­nique. Y lo­ger, c’est re­vi­si­ter ce pan de notre his­toire.

$ LE TRAIN « PANCANADIEN »

Dans le cadre des fes­ti­vi­tés pour le 150e du Ca­na­da, Via Rail offre aux Ca­na­diens une oc­ca­sion unique, celle de dé­cou­vrir les ré­gions du Ca­na­da, d’un océan à l’autre. De mars à oc­tobre, des for­faits fer­ro­viaires spé­cia­le­ment conçus per­mettent de dé­cou­vrir les villes le long des iti­né­raires sui­vants: Van­cou­ver-Win­ni­peg-Chur­chill, Van­cou­ver-To­ron­to-Mon­tréal-Ha­li­fax ou Ha li fax-Mont réal-To­ron­to-Win­ni­peg Chur­chill. Il s’agit d’un pro­duit sur me­sure où les voya­geurs choi­sissent leur iti­né­raire. www.via­rail.ca

% LE PONT DE LA CON­FÉ­DÉ­RA­TION – MA­RI­TIMES

Ce ma­gni­fique pont ar­qué, d’une lon­gueur de 12,9 ki­lo­mètres, est le plus long au monde à sur­plom­ber des eaux qui glacent pen­dant les mois d’hi­ver. Ou­vert à la cir­cu­la­tion au­to­mo­bile en 2007, ce chef-d’oeuvre d’in­gé­nie­rie re­lie l’Île-du-Prince-Édouard au Nou­veauB­runs­wick et de­meure l’une des plus grandes réa­li­sa­tions tech­niques ca­na­diennes du 20e siècle.

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