L’INDOMPTABLE SCAR­LETT JO­HANS­SON

L’ac­trice de 32 ans, tout ré­cem­ment tête d’af­fiche de Ghost in the Shell, ins­pi­ré du man­ga de Ma­sa­mune Shi­rox, cu­mule les rôles de femmes fortes, à l’image de celle qu’elle est dans la vie.

Le Journal de Montreal - Weekend - - WEEKEND - Ju­lie Bos­man Agence QMI

Lèvres pul­peuses, corps plan­tu­reux, che­ve­lure blonde... Elle pos­sède cer­tai­ne­ment les atouts pour jouer des rôles de femmes fa­tales, mais dans la vie comme dans sa car­rière, la star ne s’en laisse pas im­po­ser. Elle n’a pas la langue dans sa poche et elle ne sup­porte pas la com­plai­sance.

L’ani­ma­teur Ryan Sea­crest a d’ailleurs pu s’en rendre compte à la ré­cente cé­ré­mo­nie des Os­cars, quand il lui a de­man­dé si elle avait por­té les mêmes ta­lons hauts pour la ré­pé­ti­tion que pour le ta­pis rouge. Sa ré­ponse? «Quelle ques­tion ri­di­cule!»

UNE EN­FANT STAR

Scar­lett Jo­hans­son en­chaîne les au­di­tions de­puis l’âge de 7 ans avec le rêve de faire car­rière comme ac­trice, quand elle ren­contre sur son che­min Ro­bert Red­ford. Le réa­li­sa­teur la choi­sit pour te­nir le rôle d’une pré­ado­les­cente dans le film L’homme qui mur­mu­rait à l’oreille des che­vaux, qui la ré­vé­le­ra au grand pu­blic.

Dès lors, les mé­dias la qua­li­fient d’en­fant star, mais elle n’aime pas se faire éti­que­ter. «Je ne veux pas qu’on me consi­dère comme la nou­velle pe­tite étoile de Hol­ly­wood. Ce­la im­plique que c’est tem­po­raire», af­firme-t-elle à l’époque. Le ton est don­né. Elle en­tend prou­ver qu’elle est là pour res­ter.

Tan­dis que bien des en­fants ac­teurs peinent à dé­cro­cher des rôles en vieillis­sant, ce n’est pas son cas. Avec près de 50 films en 23 ans de car­rière, elle a prou­vé qu’elle n’est pas une étoile fi­lante en par­ti­ci­pant tant à des su­per­pro­duc­tions qui at­tirent les foules qu’à des films in­dé­pen­dants qui ra­vissent les cri­tiques. À preuve, elle a son étoile sur le Hol­ly­wood Walk of Fame de­puis 2012.

SEX-SYM­BOL MAL­GRÉ ELLE

Scar­lett Jo­hans­son a gran­di sous les yeux du pu­blic. Au fil de ses rôles, l’en­fant s’est trans­for­mée en femme aux charmes re­dou­tables. Après avoir mar­qué les es­prits, en 2003, dans Tra­duc­tion in­fi­dèle, dont la scène d’ou­ver­ture nous montre en gros plan ses fesses en pe­tite cu­lotte rose, elle se trans­forme en femme fa­tale dans Balle de match, de Woo­dy Al­len, deux ans plus tard. À 21 ans, elle de­vient un fan­tasme in­ter­na­tio­nal et se fait élire an­née après an­née comme la femme la plus sexy du monde, no­tam­ment par les ma­ga­zines Es­quire, Play­boy et GQ.

Scar­lett Jo­hans­son, pour sa part, pré­fère ne pas être ré­duite à une image. «Je pense que toute femme qui a des formes et qui porte une belle robe est hy­per sexua­li­sée, a-t-elle men­tion­né au ma­ga­zine Elle UK. Mon phy­sique a tou­jours été un su­jet de dis­cus­sion dans la presse.» Ques­tion­née à ce su­jet par Barbara Wal­ters, elle a af­fir­mé: «Je pré­fère qu’on pense à moi comme une ac­trice à en­ga­ger plu­tôt que comme un sex-sym­bol.»

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