La sé­rie de Jean-Marc Val­lée en fran­çais

En­fin! Big Lit­tle Lies dé­barque en fran­çais à Su­per Écran. Réa­li­sée par JeanMarc Val­lée et do­tée d’une dis­tri­bu­tion cinq étoiles, la mi­ni­sé­rie évé­ne­ment du ré­seau HBO est tel­le­ment jouis­sive que nous avons concoc­té une liste de 10 rai­sons pour les­quelles

Le Journal de Montreal - Weekend - - SOMMAIRE - Marc-An­dré Le­mieux Su­per Écran pré­sente Pe­tits se­crets, grands men­songes (ver­sion fran­çaise de Big Lit­tle Lies) dès le jeu­di 27 avril à 20 h.

1 LE MYS­TÈRE

Sous ses airs de sé­rie dra­ma­tique, Big Lit­tle Lies est avant tout une grande en­quête pour meurtre. D’en­trée de jeu, on ap­prend que l’ir­ré­pa­rable a été com­mis lors d’une soi­rée mon­daine réunis­sant les pa­rents d’élèves d’une même école pri­maire, mais quant à sa­voir qui est mort et qui est res­pon­sable, le mys­tère de­meure en­tier. Le sus­pense gran­dit len­te­ment mais sû­re­ment au fil des épi­sodes, et croyez-nous, la fi­nale

com­ble­ra toutes vos at­tentes.

2 NI­COLE KID­MAN

Ni­cole Kid­man est une grande ac­trice. Mais pour une rai­son qu’on ignore, on a sou­vent tendance à l’ou­blier. Dans le rôle d’une avocate ayant tout quit­té pour suivre son ma­ri et por­ter ses en­fants, l’Aus­tra­lienne est tou­chante de vé­ri­té. D’une élé­gance à cou­per le souffle, elle réus­sit à cre­ver l’écran sans ja­mais trop en faire. Sou­hai­tons seule­ment que sa pres­ta­tion tout en re­te­nue ne passe pas in­aper­çue aux

pro­chains Em­my Awards.

3 LA RÉA­LI­SA­TION

Il peut certes pa­raître chau­vin de ci­ter la réa­li­sa­tion qué­bé­coise pour ex­pli­quer le suc­cès d’une sé­rie amé­ri­caine, mais n’em­pêche. Big Lit­tle Lies doit beau­coup à Jean-Marc Val­lée. Grâce au réa­li­sa­teur de Wild et Dal­las Buyers Club, l’adap­ta­tion té­lé­vi­suelle du ro­man de Liane Mo­riar­ty se tient loin d’une ca­té­go­rie de feuille­ton peu re­lui­sante: celle des soaps de luxe qu’on qua­li­fie – au mieux – de plai­sirs cou­pables. Val­lée confirme éga­le­ment sa ré­pu­ta­tion d’ex­cellent di­rec­teur d’ac­teurs. Les nom­breuses no­mi­na­tions qui at­tendent

ses hé­roïnes en fe­ront foi.

4 REESE WI­THERS­POON

Reese Wi­thers­poon réus­sit un tour de force dans Big Lit­tle Lies: de­meu­rer at­ta­chante en jouant un per­son­nage casse-gueule que n’im­porte quelle autre ac­trice au­rait ren­du fon­ciè­re­ment an­ti­pa­thique. Tou­jours aus­si pé­tillante et drôle, la lau­réate d’un Os­car se montre éga­le­ment émou­vante, no­tam­ment quand elle fait cra­quer la ca­ra­pace de Ma­de­line, son per­son­nage de mère de fa­mille forte, riche et re­dou­tée, au pe­tit cô­té bull­dog fran­che­ment

dé­ve­lop­pé.

5 LES SCÈNES D’IN­TER­RO­GA­TOIRE

Ve­nant ponc­tuer chaque épi­sode, les scènes d’in­ter­ro­ga­toire montrent comment de simples com­mé­rages de ban­lieue, d’ap­pa­rence in­of­fen­sive, peuvent par­fois dé­gé­né­rer. Tein­tées d’hu­mour, ces pe­tites vi­gnettes ap­portent d’in­té­res­sants chan­ge­ments de rythme au ré­cit, tout en je­tant un éclai­rage nou­veau sur quelques élé­ments clés du mys­tère.

6 SHAILENE WOODLEY

Plus ef­fa­cée que ses illustres consoeurs, l’ac­trice de 25 ans s’avère la force tran­quille de Big Lit­tle Lies. Tou­jours très juste, l’Amé­ri­caine exprime par­fai­te­ment la dé­tresse si­len­cieuse d’une mère mo­no­pa­ren­tale à court de res­sources.

7 LA MU­SIQUE

Jean-Marc Val­lée a tou­jours choi­si les chan­sons qui ac­com­pagnent ses films avec soin. À l’époque de C.R.A.Z.Y., il avait fait des pieds et des mains pour ob­te­nir les droits de Sym­pa­thy for the De­vil des Rolling Stones. Le ci­néaste pour­suit sa tra­di­tion mu­si­cale avec Big Lit­tle Lies. Les mor­ceaux en­ten­dus au cours des sept épi­sodes bo­ni­fiaient cha­cune des scènes aux­quelles ils étaient ac­co­lés. Par­mi les plus mar­quants, ci­tons Pa­pa Was A Rolling Stone des Temp­ta­tions, Har­vest Moon de Neil Young, Ri­ver de Leon Bridges et Bloo­dy Mo­ther Fu­cking As­shole de Mar­tha Wain­wright… sans ou­blier l’ex­cel­lente pièce du gé­né­rique, Cold Lit­tle

Heart de Mi­chael Ki­wa­nu­ka.

8 LAU­RA DERN

L’ac­trice de 50 ans fait forte im­pres­sion dans le rôle d’une mère poule pei­nant à con­ci­lier tra­vail et fa­mille. On a dé­tes­té sa Re­na­ta avec pas­sion… bien qu’on pou­vait com­prendre pour­quoi elle agis­sait de ma­nière aus­si né­vro­sée. Un

cas­ting par­fait.

9 LES EN­FANTS

Di­sons les vraies choses: les en­fants jouent sou­vent faux et plus sou­vent qu’au­tre­ment, ils s’avèrent le maillon faible d’une dis­tri­bu­tion. Ceux de Big Lit­tle Lies font ex­cep­tion à la règle. Heu­reu­se­ment, car ils sont om­ni­pré­sents du­rant toute la sé­rie. Men­tion spé­ciale à Iain Ar­mi­tage, énig­ma­tique à sou­hait dans le rôle de Zig­gy, et Dar­by Camp, dont la Ch­loe ne manque

cer­tai­ne­ment pas d’at­ti­tude.

10 LE DOUBLAGE

Bien en­ten­du, la ver­sion ori­gi­nale an­glaise avec sous-titres fran­çais au­rait été pré­fé­rable, mais au fi­nal, la ver­sion dou­blée pré­sen­tée à Su­per écran fait bien l’af­faire. On y croit et c’est tout ce qui compte. Même la tra­duc­tion du titre nous plaît: Pe­tits se­crets, grands men­songes.

Reese Wi­thers­poon, Shailene Woodley et Ni­cole Kid­man par­tagent la ve­dette de Pe­tits se­crets, grands men­songes (ver­sion fran­çaise de Big Lit­tle Lies). PHOTOS COUR­TOI­SIE

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