VA­LÉ­RIE AVEC CHE­VA­LIER

S’il y a une per­sonne qui connaît le mieux les can­di­dats de La Voix, c’est cer­tai­ne­ment Va­lé­rie Che­va­lier. L’ani­ma­trice a le double man­dat d’ani­mer les émis­sions de cou­lisses, lun­di et jeu­di, à TVA, mais aus­si de gé­rer les ré­seaux so­ciaux.

Le Journal de Montreal - Weekend - - WEEKEND - Sa­muel Pra­dier

De­puis la deuxième sai­son de La Voix, Va­lé­rie Che­va­lier hante les cou­lisses du stu­dio Mels du­rant toutes les étapes du concours. «Au dé­part, je ne fai­sais que les ré­seaux so­ciaux, ex­plique-t-elle. De­puis l’an der­nier, j’anime aus­si les émis­sions de se­maine. On es­saie d’en sa­voir plus sur les can­di­dats et sur ce qui se passe dans les cou­lisses. Mon ob­jec­tif est de par­ler avec les can­di­dats, de voir comment ils se sentent à tra­vers cette grande aven­ture. Et je ré­colte aus­si des com­men­taires des coachs qui vivent aus­si toute une aven­ture dans cette émis­sion.»

Du­rant les di­rects de La Voix, elle fait aus­si le sui­vi de ce qui se passe sur les ré­seaux so­ciaux et des ré­ac­tions du pu­blic. «Je trouve tou­jours su­per in­té­res­sant de sen­tir le pouls du pu­blic. Quand on fait un mé­tier pu­blic comme dans la chan­son ou dans les mé­dias, c’est le pu­blic qui dé­cide, c’est lui qui a le der­nier mot. Je trouve donc le fun de voir comment les gens ré­agissent aux nu­mé­ros qu’on pro­pose, de voir comment ils s’at­tachent aux can­di­dats. On a, presque en di­rect, les com­men­taires du pu­blic. C’est une chance! Par­fois, ça peut être as­sez violent de lire cer­tains mes­sages, ce n’est pas tout le monde qui ap­pré­cie tout, il faut faire la part des choses.»

Cette réaction im­mé­diate du pu­blic est, se­lon elle, in­té­res­sante au­tant pour les pro­duc­teurs que pour les dif­fu­seurs, même s’il faut faire at­ten­tion de prendre les com­men­taires uni­que­ment pour ce qu’ils sont.

Im­pres­sion­née par le ta­lent et le cou­rage de tous les can­di­dats qui se pré­sentent aux au­di­tions à l’aveugle, Va­lé­rie Che­va­lier re­con­naît avoir beau­coup d’em­pa­thie pour eux. «Je suis une bonne spec­ta­trice. Quand ils sont stres­sés ou émus, ça me touche beau­coup. Plus on avance dans l’aven­ture, plus je les connais. Ce qui me sur­prend, chaque sai­son, c’est l’aplomb qu’ils ont. Ils ar­rivent avec leur style, leur per­son­na­li­té, et ils ne s’ex­cusent pas d’être là. Ils se tiennent de­bout.»

UN NOU­VEAU MONDE

Cer­tains can­di­dats fi­nissent aus­si par être trans­for­més par cette ex­pé­rience qui les pro­pulse dans un monde nou­veau. «Je pense no­tam­ment à Ma­ri­lyne Léo­nard-Thif­fault, a pré­ci­sé l’ani­ma­trice. C’est une de celles qui m’a le plus sur­prise. Elle avait dé­jà son iden­ti­té ar­tis­tique, mais entre la pre­mière fois que je l’ai ren­con­trée et le pre­mier di­rect, di­manche der­nier, elle s’est to­ta­le­ment as­su­mée. On a vu une jeune femme, une ar­tiste, qui s’est pré­sen­tée sur scène avec tout son ba­gage et son ta­lent. C’était ben le fun.»

Bien en­ten­du, Va­lé­rie ne prend ja­mais par­ti et pré­cise qu’elle aime tous les can­di­dats de la même fa­çon. «Je suis un peu comme leur mère dans les gra­dins, je leur dis qu’ils sont bons, qu’ils sont ca­pables, que je crois en eux... En fait, je se­rais une hor­rible coach, car je vou­drais tous les gar­der.»

Mal­gré cette proxi­mi­té avec cha­cun d’eux, l’ani­ma­trice ne de­vient pas amie avec les an­ciens can­di­dats. «Je reste en contact avec cer­tains, mais c’est sou­vent parce que je les croise dans des évè­ne­ments ou lors d’en­tre­vues dans le cadre pro­fes­sion­nel. Mais j’ai tou­jours un grand plai­sir à les re­voir. Je suis tou­jours contente de les croi­ser dans un évè­ne­ment ou à leur lan­ce­ment d’al­bum par la suite.»

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