DE MAXIME LAN­DRY

De­puis qu’il a ga­gné Star Aca­dé­mie en 2009, Maxime Lan­dry a tou­jours eu une re­la­tion étroite avec le pu­blic. Pour son cin­quième al­bum, Nos his­toires, l’au­teur-com­po­si­teur a vou­lu chan­ter les his­toires bien per­son­nelles que cer­taines per­sonnes lui ont ra­co

Le Journal de Montreal - Weekend - - MU­SIQUE - Ra­phaël Gen­dron-Mar­tin

1«Cet­teNOS HIS­TOIRES

chan­son amène le concept de l’al­bum, du fait que ce sont les his­toires que les gens m’ont ra­con­tées et que j’ai le goût de leur chan­ter. C’était car­ré­ment la ligne di­rec­trice de l’al­bum. Et c’est pour ça que je vou­lais qu’elle soit le pre­mier ex­trait ra­dio.»

2 UN PIA­NO DANS LA VOIX

«Je pen­sais un peu à Cé­line et Re­né. J’ai re­gar­dé la confé­rence de presse que Cé­line a don­née, après le dé­part de Re­né, où elle an­non­çait qu’elle re­mon­tait sur scène. Elle lui avait fait la pro­messe de chan­ter toute sa vie. Cette chan­son-là m’est ve­nue en tête. Oui, on perd des gens dans nos vies, mais il faut conti­nuer cette pas­sion-là par­fois pour les autres.»

3 DES AN­NÉES-LU­MIÈRE

«C’est un hymne à la beau­té de l’enfance. Avec le té­lé­thon Opé­ra­tion En­fant So­leil, j’ai ren­con­tré beau­coup d’en­fants. Ils sont tel­le­ment purs, ils ne se rendent pas compte des bombes qui sautent.»

4 ON CHAN­TE­RA EN­CORE

«C’est un duo avec Lyn­da Le­may. Ça fai­sait des an­nées qu’on vou­lait faire un duo en­semble. Cette chan­son parle des sa­cri­fices que l’on fait par­fois pour faire ce métier-là. On sa­cri­fie notre propre fa­mille. C’est Marc Her­vieux qui m’avait ins­pi­ré cette his­toire, la pre­mière fois.»

5 LA DAME DES FLEURS

«C’est une chan­son de peine d’amour. Ce n’est pas mon his­toire, même si j’en ai dé­jà vé­cu. La dame des fleurs, c’est la fleu­riste qui dit à une per­sonne qui vient d’ache­ter des fleurs: tu achètes des li­las, mais ça ne dure pas long­temps. Elle aver­tit cette per­sonne d’ache­ter quelque chose qui dure plus long­temps.»

6 CENT FOIS LA MÊME HIS­TOIRE

«On était à Ri­mous­ki, après un show. J’ai ren­con­tré une jeune femme qui pre­nait soin de sa mère qui souffre d’Alz­hei­mer. Elle me ra­con­tait ce qu’elle vi­vait. Quand je suis par­ti de là, bou­le­ver­sé, j’ai écrit cette chan­son. J’ai pris la mé­lo­die qu’Amélie Veille m’avait en­voyée quelques jours plus tôt. Ma mère est ve­nue en­re­gis­trer des voix sur cette chan­son en stu­dio.»

7 IL NEIGE SUR NEW YORK

«C’est un peu le même thème qu’On chan­te­ra en­core. C’est un chan­teur qui est en tour­née à New York. Il est tout seul à Noël, sans sa fa­mille.»

8 À LA SAN­TÉ DE VOUS DEUX

«C’est une toune de re­la­tion mal­saine, de quel­qu’un qui n’est pas la bonne per­sonne pour l’autre. Le genre de per­sonne qui t’at­tire et tu ne sais pas pour­quoi. Ce n’est pas non plus mon his­toire!»

9 L’EN­FANT QU’ILS AU­RONT

«C’est une per­sonne qui tra­vaille dans le mi­lieu de la pe­tite enfance et qui m’a ra­con­té cette his­toire d’un en­fant non dé­si­ré. Il ar­ri­vait à l’école pas de lunch, tout crot­té. C’était un cas de DPJ. Il fal­lait que j’écrive là­des­sus.»

0 LETTRE À MON COEUR

«L’his­toire de quel­qu’un qui a mis une croix sur l’amour et qui n’a qu’une qua­ran­taine d’an­nées. Et fi­na­le­ment, son coeur com­mence à battre pour une per­sonne. La per­sonne parle à son coeur: t’étais où pen­dant toutes ces an­nées-là? C’est quel­qu’un que je connais qui a vé­cu ça.»

! JE VEUX T’ÉCRIRE UNE CHAN­SON D’AMOUR

«C’est triste, mais c’est beau. C’est une chan­son gui­tare-voix sans re­frain. La per­sonne raconte une re­la­tion qu’elle dé­ve­loppe avec une autre per­sonne. Cette re­la­tion doit rester ca­chée. Les deux per­sonnes entre elles ne se l’avouent pas non plus. Elles passent leur vie en­semble et se l’avouent sur leur lit de mort.»

@ L’IM­POS­SIBLE«Ce n’est pas mon his­toire, ni quelque chose qu’on m’a ra­con­té. Ça parle d’un en­fant qui est en amour avec sa mère, mais d’une fa­çon mal­saine. Il vieillit et son amour ne passe pas. Il est ja­loux de l’homme qui fré­quente sa mère. Il reste ac­cro­ché jus­qu’au bout.»

# LE JOUR OÙ J’AI SI­GNÉ MON NOM

«C’est une chan­son sur l’adop­tion. Elle est chan­tée par le pa­pa al­coo­lique qui est obli­gé de don­ner son en­fant à des pa­rents adop­tifs. Dix ans plus tard, le père a fait du mé­nage dans sa vie et il ai­me­rait re­voir son en­fant. C’est une his­toire que j’ai ima­gi­née. Mais je sais, une fois que les gens vont l’en­tendre, que cer­taines per­sonnes vont ve­nir me voir en me di­sant qu’elles ont vé­cu ça.»

$ PLUS DE TEMPS À PERDRE

«Je trou­vais que ça concluait l’al­bum, comme Nos his­toires le com­mence. Plus de temps à perdre, c’est car­ré­ment peu im­porte ce que tu as vé­cu, que tu te re­con­naisses ou pas à tra­vers toutes les tounes, il faut al­ler de l’avant. ll faut vivre. La vie est courte.» L’al­bum de Maxime Lan­dry, Nos his­toires, est pré­sen­te­ment sur le mar­ché. Pour les in­fos: maxi­me­lan­dry.com.

Pour son cin­quième al­bum, Maxime Lan­dry a tra­vaillé une troi­sième fois avec Scott Price, qui signe la réa­li­sa­tion de Nos his­toires.

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