15 FILMS QUI FONT CHAN­TER

L’amour des ci­né­philes pour les bio­gra­phies ne date pas d’hier, la vie des per­son­na­li­tés d’im­por­tance étant cé­lé­brée de­puis l’in­ven­tion du sep­tième art. Les mé­lo­manes ne sont pas en reste, puisque le grand écran af­fec­tionne éga­le­ment les bio­gra­phies mu­sic

Le Journal de Montreal - Weekend - - WEEKEND CINÉMA -

FLORENCE FOSTER JENKINS (2016)

Me­ryl Streep a ré­col­té une 20e nomination aux Os­cars pour ce rôle d’une Amé­ri­caine à la voix de cas­se­role qui est mon­tée sur les planches de Car­ne­gie Hall pour y don­ner un con­cert au len­de­main de la Se­conde Guerre mon­diale. Même si la vie de Florence Foster Jenkins a été quelque peu mo­di­fiée pour les be­soins du pas­sage au grand écran, le réa­li­sa­teur Ste­phen Frears s’est as­su­ré de col­ler le plus pos­sible à la réa­li­té, et Me­ryl Streep a te­nu elle-même à chan­ter… faux.

MILES AHEAD (2015)

Pro­jet pas­sion de Don Cheadle – qui a co­écrit le scé­na­rio en plus de réa­li­ser le film et d’y te­nir le rôle prin­ci­pal - Miles Ahead s’in­té­resse au jazz­man gé­nial Miles Da­vis. Le long mé­trage ne suit au­cun ordre chro­no­lo­gique et dé­bute dans les an­nées 1970, alors que Da­vis n’a pas sor­ti d’al­bum de­puis plu­sieurs an­nées en rai­son de sa consom­ma­tion de drogues. À no­ter que le per­son­nage du jour­na­liste, joué par Ewan McG­re­gor et qui ini­tie les sou­ve­nirs du trom­pet­tiste est to­ta­le­ment in­ven­té.

POUR L’AMOUR DE LA MU­SIQUE (2015)

Écrit, réa­li­sé et pro­duit par Ro­bert Bu­dreau, ce long mé­trage ca­na­dien com­porte une part clai­re­ment as­su­mée de fic­tion. Ethan Hawke est mé­con­nais­sable et par­fait en Chet Ba­ker, alors que le mu­si­cien se re­mé­more les mo­ments clés de sa vie. L’ac­teur a d’ailleurs confié avoir vou­lu in­ter­pré­ter le jazz­man il y a une ving­taine d’an­nées sous la hou­lette de Ri­chard Link­la­ter, mais le pro­jet avait été aban­don­né, l’ac­teur étant trop jeune à l’époque!

STRAIGHT OUTTA COMP­TON (2015)

Film du réa­li­sa­teur F. Ga­ry Gray (Le des­tin des dangereux), le titre est une ré­fé­rence au pre­mier al­bum du groupe de Gang­sa rap N.W.A. Pro­duit no­tam­ment par Ice Cube et Dr. Dre, le long mé­trage s’in­té­resse à l’émer­gence de ce genre de hip-hop ayant fait son ap­pa­ri­tion à la fin des an­nées 1980. Straight Outta Comp­ton a d’ailleurs été nom­mé aux Os­cars dans la ca­té­go­rie du meilleur scé­na­rio ori­gi­nal.

THE RUNAWAYS (2010)

Da­ko­ta Fan­ning et Kris­ten Ste­wart (le film est sor­ti en plein mi­lieu de la fo­lie Twi­light) in­carnent res­pec­ti­ve­ment Che­rie Cur­rie et Joan Jett, fon­da­trices du groupe rock The Runaways dans les an­nées 1970. À l’époque, si Che­rie Cur­rie a loué ce long mé­trage de Flo­ria Si­gis­mon­di, elle a quand même sou­li­gné que son au­to­bio­gra­phie - uti­li­sée pour l’écri­ture du scé­na­rio – com­por­tait des dé­tails im­por­tants, omis dans cette pro­duc­tion.

JER­SEY BOYS (2014)

Clint East­wood a si­gné ce long mé­trage sur le groupe The Four Sea­sons, de­ve­nu cé­lèbre dans les an­nées 1950 et 1960. Et cette bio­gra­phie ci­né­ma­to­gra­phique est d’au­tant plus fas­ci­nante que les chan­sons du qua­tuor sont connues de tous – Can’t Take My Eyes Off You no­tam­ment - alors que le nom du groupe – pour­tant plus cé­lèbre que les Beatles en leur temps – est tom­bé dans l’ou­bli.

LE SO­LISTE (2009)

Cette adap­ta­tion tou­chante de la vie de Na­tha­niel Ayers (Ja­mie Foxx), un vio­lon­cel­liste at­teint de schi­zo­phré­nie et de­ve­nu sans-abri est si­gnée Joe Wright (Han­na). Ro­bert Dow­ney Jr. y tient le rôle du jour­na­liste du L.A. Times qui en­tend Ayers jouer par ha­sard et qui dé­cide de lui ve­nir en aide.

LES CLAS­SIQUES THE DOORS (1991)

C’est Oli­ver Stone qui s’est at­ta­qué au groupe de rock ico­nique en choi­sis­sant Val Kil­mer pour in­car­ner le lé­gen­daire Jim Mor­ri­son et Me­gan Ryan pour jouer sa com­pagne, Pa­me­la Cour­son. La trame so­nore, éblouis­sante et par­ti­cu­liè­re­ment va­riée, per­met de sa­vou­rer tout le gé­nie mu­si­cal de ce groupe de rock hors du com­mun.

AMADEUS (1984)

Ga­gnant de pas moins de huit Os­cars,

dont ce­lui du meilleur film, ce grand long mé­trage de Mi­los For­man ra­conte la vie de Wolf­gang Amadeus Mo­zart (Tom Hulce, qui n’a pas rem­por­té la sta­tuette) et de sa ri­va­li­té avec An­to­nio Sa­lie­ri (F. Mur­ray Abra­ham). Cette pro­duc­tion de 161 mi­nutes avait, à l’époque, en­gran­gé 52 mil­lions $ pour un bud­get de 18 mil­lions, une per­for­mance re­mar­quable.

MA VIE EN CI­NÉ­MA­SCOPE (2004)

Pas­cale Bus­sières – qui a rem­por­té le prix Gé­nie et le prix Ju­tra pour son in­ter­pré­ta­tion - est in­ou­bliable en Alys Ro­bi, chan­teuse au des­tin tra­gique, lo­bo­to­mi­sée à l’âge de 28 ans, dans ce long mé­trage écrit et réa­li­sé par De­nise Fi­lia­trault.

RAY (2004)

Le rôle de Ray Charles a va­lu l’Os­car du meilleur ac­teur à Ja­mie Foxx, même si le long mé­trage de Tay­lor Hack­ford a été cri­ti­qué pour les li­ber­tés prises avec l’his­toire du mu­si­cien de rhythm and blues.

WALK THE LINE (2005)

Pour in­car­ner John­ny Cash et sa femme June dans ce film de James Man­gold, Joa­quin Phoe­nix et Reese Wi­thers­poon ont ap­pris à chan­ter et à jouer des ins­tru­ments de mu­sique, car ce sont eux qu’on en­tend dans la trame so­nore du long mé­trage. Leurs per­for­mances leur ont d’ailleurs va­lu une nomination aux Os­cars, mais seule l’ac­trice est re­par­tie les mains pleines!

I’M NOT THERE (2007)

En vou­lant mon­trer les dif­fé­rentes per­son­na­li­tés pu­bliques de Bob Dy­lan, le ci­néaste Todd Haynes a choi­si Ch­ris­tian Bale, Cate Blan­chett, Mar­cus Carl Franklin, Ri­chard Gere, Heath Led­ger et Ben Whi­shaw pour l’in­car­ner, une dé­marche au­da­cieuse et ori­gi­nale. I’m Not There a d’ailleurs fait grand bruit en rai­son du cas­ting de Cate Blan­chett pour un rôle mas­cu­lin.

BIRD (1988)

Lorsque Clint East­wood laisse libre cours à sa pas­sion pour le jazz, ce­la donne Bird, une bio­gra­phie en forme d’hom­mage au saxo­pho­niste Char­lie Par­ker. C’est d’ailleurs ce long mé­trage qui a per­mis à Fo­rest Whi­ta­ker de per­cer.

ROUND MID­NIGHT (1986)

Le fran­çais Ber­trand Ta­ver­nier signe cette fic­tion, très lar­ge­ment ins­pi­rée de la vie de Bud Po­well, pia­niste de jazz. Le ci­néaste y fait re­vivre le bouillon­ne­ment des clubs de jazz pa­ri­siens dans les an­nées 1950 et com­prend des ap­pa­ri­tions de Her­bie Han­cock. Martin Scor­sese et Phi­lippe Noi­ret.

Miles Ahead

Walk the Line

Ma vie en ci­né­ma­scope

Florence Foster Jenkins

Round Mid­night

Bird

Pour l’amour de la mu­sique

Le so­liste

Straight Outta Comp­ton

Ray

Amadeus

I’m Not There

The Runaways

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