PAS SI DRÔLE, LE RAID

Si vous êtes un ma­niaque des co­mé­dies po­li­cières, il est peu pro­bable que RAID dingue, le tout nou­veau film de Da­ny Boon, fasse un jour par­tie de votre top 10 per­son­nel.

Le Journal de Montreal - Weekend - - WEEKEND CINÉMA - Cédric Bélanger Le Jour­nal de Qué­bec ce­dric.be­lan­ger @que­be­cor­me­dia.com

Trois ans après Su­per­con­driaque, qui avait somme toute été bien re­çu, le créa­teur de Bien­ve­nue chez les Ch’tis rate bru­ta­le­ment la cible avec cette incursion sans sa­veur dans le quo­ti­dien du RAID, une uni­té d’in­ter­ven­tion for­mée de l’élite de la po­lice fran­çaise.

HIS­TOIRE PRO­MET­TEUSE

L’idée de dé­part s’avé­rait pour­tant pro­met­teuse. Une po­li­cière mal­adroite mais sans peur, Jo­han­na Pas­qua­li (Alice Pol, qui en fait vrai­ment beau­coup trop), tente in­las­sa­ble­ment d’in­té­grer le RAID mais se fait re­ca­ler chaque fois.

La pauvre est la ri­sée du poste. On lui confie que les tâches les plus in­si­gni­fiantes. Avec rai­son puis­qu’elle se ré­vèle ex­perte à dé­clen­cher des ca­tas­trophes par­tout où elle sort son badge.

À la suite d’une in­ter­ven­tion de son père, mi­nistre de l’In­té­rieur, on lui ouvre néan­moins les portes du RAID et, contre toute at­tente, elle est ad­mise même si elle en­chaîne les bé­vues.

Jo­han­na se re­trouve donc à for­mer un duo avec l’an­ti­pa­thique Eu­gène Frois­sard (Boon, qu’on a dé­jà trou­vé pas mal plus drôle). Leur mis­sion se­ra de contrer le Gang des Léo­pards, au­teur de nom­breux vols à main ar­mée à Pa­ris.

RIRES RARES

Mal­heu­reu­se­ment, les éclats de rire se font rares tel­le­ment l’hu­mour de RAID dingue échoue à s’éle­ver au des­sus du pre­mier ni­veau. Les gags sont pré­vi­sibles et les si­tua­tions ima­gi­nées par Boon tournent le plus sou­vent au vau­de­ville de bas étage. On pense no­tam­ment à ces sup­po­sés dangereux ban­dits dé­gui­sés en tra­ves­tis ho­mo­sexuels qui en­filent les cli­chés sur qui est l’homme et qui est la femme dans le couple.

On au­rait pu aus­si se pas­ser de l’in­évi­table ro­mance entre Jo­han­na et Eu­gène – car ils fi­ni­ront évi­dem­ment dans les bras l’un de l’autre –, qui n’ap­porte ab­so­lu­ment rien d’in­té­res­sant à l’in­trigue.

C’est à sou­hai­ter que Da­ny Boon re­trou­ve­ra vite ses re­pères, lui qui sé­journe ac­tuel­le­ment dans le Nord de la France pour tour­ner Une jo­lie ch’tite fa­mille.

L’his­toire d’amour entre Jo­han­na (Alice Pol) et Eu­gène (Da­ny Boon) n’ap­porte rien d’in­té­res­sant à un scé­na­rio pauvre en gags.

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