LES MU­SI­CIENS DER­RIÈRE LES CAN­DI­DATS

Di­rec­teur mu­si­cal de La Voix de­puis cinq sai­sons, Da­vid La­flèche a su s’en­tou­rer des meilleurs mu­si­ciens, avec les­quels il tra­vaille de­puis long­temps et qui sont même de­ve­nus des amis.

Le Journal de Montreal - Weekend - - WEEKEND - Sa­muel Pra­dier

Comme pour les an­nées pré­cé­dentes, la di­ver­si­té des styles mu­si­caux des can­di­dats est tou­jours un dé­fi pour les mu­si­ciens. Cette an­née, c’est sur­tout la pré­sence de Louis-Paul Gau­vreau qui les a fait tra­vailler da­van­tage. «Louis-Paul, c’est la di­ver­si­té des styles pous­sée à l’ex­trême, a in­di­qué Da­vid La­flèche. La pre­mière fois que j’ai en­ten­du sa chan­son pour l’au­di­tion à l’aveugle, ça m’a ra­me­né à l’âge de 16 ans, alors que je com­men­çais à jouer du mé­tal dans ma chambre.»

Les mu­si­ciens s’accordent pour dire que ce style est gé­né­ra­le­ment joué par des vir­tuoses de la mu­sique. «Le mé­tal est comme de la mu­sique clas­sique, a pré­ci­sé le di­rec­teur mu­si­cal. Les mu­si­ciens sont des tech­ni­ciens qui ne se consacrent qu’à ça. Nous, sou­dai­ne­ment, il fal­lait qu’on se mette à jouer comme eux. L’au­di­tion à l’aveugle de Louis-Paul, on l’a vrai­ment pré­pa­rée. C’est la pre­mière fois qu’on ré­pé­tait au­tant pour une au­di­tion de­puis les cinq der­nières an­nées. On ne pou­vait pas se ba­ser uni­que­ment sur nos connais­sances, il fal­lait les élar­gir. Et chaque fois qu’il monte sur scène, on doit en­core se dé­pas­ser.»

EX­PÉ­RIENCE

Les can­di­dats pré­sents aux di­rects, cette sai­son, sont pour la plu­part des chan­teurs qui ont dé­jà une cer­taine ex­pé­rience de la scène. «Ç’a fa­ci­li­té les choses sur cer­tains as­pects. Ils com­prennent fa­ci­le­ment. Ils ar­rivent à chan­ger des choses très ra­pi­de­ment. Re­bec­ca Noelle, par exemple, est aus­si pro­fes­sion­nelle que des in­vi­tés qu’on ac­com­pagne. Leur ex­pé­rience ju­me­lée à leur dé­sir de per­for­mer est un bon com­bo qui per­met d’al­ler loin.»

À l’in­verse, le tra­vail avec un ar­tiste qui a l’ha­bi­tude de faire les choses d’une cer­taine fa­çon peut être plus com­pli­qué quand on veut l’ame­ner ailleurs. «En ré­pé­ti­tion, j’ai par exemple de­man­dé à

Amos d’ou­vrir ses yeux et de chan­ter sa chan­son en re­gar­dant Isa­belle dans les yeux. C’est fa­cile pour un chan­teur de chan­ter les yeux fer­més. Il était dé­sta­bi­li­sé, mais il l’a fait. Ça a été une ré­vé­la­tion pour lui. Il ne chan­te­ra plus ja­mais pa­reil sur une scène après ça.» Idem pour ceux qui veulent sou­vent per­for­mer en se ca­chant der­rière leur ins­tru­ment. «C’est une zone de confort, mais Willis Pride a ac­cep­té le dé­fi de chan­ter sans être der­rière son pia­no. Il était fi­na­le­ment su­per bon, di­manche der­nier. Ça lui a ame­né une autre ou­ver­ture.»

DÉ­FIS IN­DI­VI­DUELS

Après cinq sai­sons à ac­com­pa­gner les can­di­dats, Da­vid La­flèche et son équipe connaissent des cen­taines de chan­sons et n’ont guère de sur­prise. «Il y a tou­jours quel­qu’un dans le groupe qui connaît la chan­son pro­po­sée. Le ba­gage de nos 30 ans de car­rière est un avan­tage. C’est aus­si ras­su­rant d’avoir des gars comme eux avec moi.»

En même temps, le di­rec­teur mu­si­cal s’amuse à dé­sta­bi­li­ser ses co­équi­piers en leur lan­çant des dé­fis in­di­vi­duel­le­ment. «C’est un plai­sir que j’ai de les voir pas­ser par-des­sus. Par exemple, je sais que Mar­co n’ap­prend pas les chan­sons à l’oreille, mais je lui ai der­niè­re­ment de­man­dé de faire la chan­son en avant, sans par­ti­tion. Tout le monde gran­dit dans cette aven­ture, moi y com­pris.»

GIL­BERT FRADETTE RÉ­MY MA­LO MAR­CO TES­SIER DE­NIS FAU­CHER JU­LIE DASSYLVA MAR­TIN LA­CASSE SYL­VAIN QUESNEL DA­VID LA­FLÈCHE

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