MON AMI ED

L’ami­tié entre James Blunt et Ed Shee­ran ne date pas d’hier. Les deux Bri­tan­niques se sont croisés pour la pre­mière fois en 2011 à Londres, dans les bu­reaux de Ro­cket Mu­sic, la mai­son de gé­rance fon­dée par El­ton John. Alors in­con­nu, Shee­ran s’ap­prê­tait à

Le Journal de Montreal - Weekend - - MUSIQUE - MARC-ANDRÉ LEMIEUX Le Jour­nal de Mon­tréal marc-andre.lemieux @que­be­cor­me­dia.com

James Blunt et Ed Shee­ran par­tagent ap­pa­rem­ment un amour in­con­di­tion­nel pour le hou­blon. « Nous sommes de grands ama­teurs de bière, ré­vèle James Blunt en en­tre­vue té­lé­pho­nique au

Jour­nal. Cette tour­née s’an­nonce donc par­ti­cu­liè­re­ment amu­sante. »

La tour­née dont parle James Blunt, c’est celle d’Ed Shee­ran. En mars der­nier, le chan­teur de Shape of You a en­ta­mé une sé­rie de spec­tacles qui doit s’éti­rer jus­qu’en août… 2018. James Blunt as­sure sa pre­mière par­tie cet été en sol nord-amé­ri­cain.

« Quand on vous donne la chance de par­tir en tour­née avec l’ar­tiste le plus po­pu­laire au monde, c’est gé­nial, sou­ligne l’au­teur-com­po­si­teur-in­ter­prète de 43 ans. Chaque soir, je joue de­vant un au­di­toire plus large, plus jeune et lé­gè­re­ment dif­fé­rent du mien. Je suis ex­trê­me­ment pri­vi­lé­gié. »

Ce n’est pas la pre­mière fois que James Blunt ré­chauffe la salle d’une autre grosse poin­ture. Au fil du temps, El­ton John, She­ryl Crow et Ja­son Mraz ont éga­le­ment re­cou­ru à ses ser­vices.

Le gui­ta­riste dit ai­mer ce genre de dé­fi. « Les gens n’ont pas payé pour me voir; ils ont sor­ti leur por­te­feuille pour voir Ed. Je n’ai donc au­cune pres­sion. Mon but, c’est juste de di­ver­tir la foule. »

UN AL­BUM « SPÉ­CIAL »

Pour James Blunt, cette aven­ture tombe à point, puis­qu’il vient de sor­tir son cin­quième al­bum. Pa­ru en mars, The Af­ter­love ob­tient un jo­li suc­cès grâce aux ex­traits Love Me Bet­ter et Bar­ten­der. « Je suis vrai­ment éton­né de voir qu’un nou­veau pu­blic me dé­couvre, des gens qui n’étaient pas né­ces­sai­re­ment mes fans et qui connais­saient seule­ment You’re Beau­ti­ful et Good­bye My Lo­ver.»

« Avec cet al­bum, je vou­lais faire quelque chose de spé­cial, pour­suit le chan­teur. L’an der­nier, mon pro­duc­teur m’a dit qu’après quatre al­bums, je pou­vais prendre ma re­traite la tête haute. J’ai trou­vé ça étrange comme com­men­taire. Mais j’y ai ré­flé­chi et j’ai com­pris ce qu’il vou­lait dire : si j’avais en­vie d’en­re­gis­trer un autre disque, je de­vais al­ler ailleurs. Je de­vais oser da­van­tage. Et c’est ce que j’ai fait, je crois. J’ai en­core écrit des chan­sons per­son­nelles, mais elles sont plus so­lides et plus puis­santes. Ça donne un al­bum plus riche. »

RE­TOUR AU QUÉ­BEC

James Blunt ne compte plus ses vi­sites au Qué­bec de­puis son tout pre­mier spec­tacle à Mon­tréal au Pe­tit Cam­pus en 2005, alors que You’re Beau­ti­ful com­men­çait à mo­no­po­li­ser les ondes ra­dio. Son as­cen­sion fut tel­le­ment ful­gu­rante que quelques mois plus tard, il rem­plis­sait le Centre Bell. « Ma car­rière en Amé­rique du Nord a com­men­cé au Qué­bec, sou­ligne l’an­cien mi­li­taire. J’ai tou­jours très hâte d’y re­tour­ner. » James Blunt as­sure la pre­mière par­tie des spec­tacles d’Ed Shee­ran au Centre Vi­déo­tron de Qué­bec (mar­di 18 juillet) et au Centre Bell de Mon­tréal (mer­cre­di 19 juillet).

JAMES BLUNT

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