UNE HIS­TOIRE D’AMI­TIÉ

De­ve­nir des stars pla­né­taires dont les concerts ri­va­lisent de gi­gan­tisme avec ceux des plus grands noms du rock n’a pas al­té­ré l’ami­tié qui unit les trois membres de Muse.

Le Journal de Montreal - Weekend - - MUSIQUE WEEKEND - CÉ­DRIC BÉ­LAN­GER

Foi du bas­siste Ch­ris Wol­sten­holme, Mat­thew Bel­la­my, Do­mi­nic Ho­ward et lui-même de­meurent de grands amis.

« Nous avions quinze ans quand nous avons fon­dé le groupe. Au dé­part, on vou­lait juste faire de la mu­sique et s’amu­ser. Nous avons fi­na­le­ment ac­com­pli beau­coup plus de choses que ce qu’on croyait. Ce­la et nos vies per­son­nelles ont ten­dance à nous éloi­gner les uns des autres. Pour ce qui est de notre ami­tié, c’est donc si­mi­laire et dif­fé­rent à la fois. Mais nous sommes en­core très proches. Peut-être qu’on ne se voit plus aus­si souvent quand nous sommes à la mai­son, mais quand nous par­tons en tour­née, on sort souvent en­semble », a confié Wol­sten­holme lors d’une courte en­tre­vue ac­cor­dée au Jour­nal avant le con­cert du groupe au Fes­ti­val d’été de Qué­bec, le 16 juillet der­nier.

Dans cette tour­née es­ti­vale, où tout élé­ment de mise en scène gran­diose a été lais­sé de cô­té, Wol­sten­holme se ré­jouit d’ailleurs de pou­voir cô­toyer de plus près ses potes sur scène. Ce qui était qua­si im­pos­sible sur la scène sur­di­men­sion­née de la tour­née Drones. « C’est su­per de se sen­tir de nou­veau comme un band. Du­rant Drones, Matt et moi étions par­fois dis­tan­cés de quinze mètres. C’était étrange. »

EN DON­NER PLUS AU CLIENT

Ch­ris Wol­sten­holme avoue avoir dé­jà craint que les mises en scène gran­dioses de Muse fassent de l’ombre à ce qui de­meure la ma­tière pre­mière de tout bon groupe rock : les chan­sons.

« Ça m’est ar­ri­vé par­fois. Avec tous ces écrans et les drones, tu sens que les gens re­gardent le spec­tacle mais qu’ils n’ob­servent pas né­ces­sai­re­ment le groupe ou qu’ils n’écoutent pas la mu­sique. Sauf que quand tu joues live, ça prend ça. Ce n’est plus seule­ment mon­ter sur scène et faire les chan­sons. Les gens ont be­soin d’être di­ver­tis et ça fait donc par­tie du pa­ckage. Je ne crois pas qu’on pour­rait faire cette tour­née épu­rée qu’on fait cet été dans un aré­na. »

Comme d’autres groupes avant lui, Muse a com­pris qu’il fal­lait en don­ner plus à ses clients. Et ça lui réus­sit fort bien.

Le groupe bri­tan­nique a fait pa­raître ré­cem­ment le single Dig Down. Il n’y a ce­pen­dant pas de pro­jet de nou­vel al­bum à court terme, se­lon Ch­ris Wol­sten­holme.

Muse en con­cert au fes­ti­val Oshea­ga, sa­me­di, à 21 h 20, sur la scène de la Ri­vière.

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