LES FLEURS ET LE POT

TOBERMORY, On­ta­rio | Le parc de la Pé­nin­sule-Bruce dé­borde de splen­deurs na­tu­relles avec ses es­car­pe­ments ro­cheux qui plongent dans les eaux tur­quoise de la baie Geor­gienne. Cette beau­té ex­cep­tion­nelle en­gendre tou­te­fois une af­fluence monstre qui rend l’a

Le Journal de Montreal - Weekend - - WEEKEND VACANCES - JADRINO HUOT Col­la­bo­ra­tion spé­ciale

Son at­trait prin­ci­pal, une ca­verne conte­nant un bas­sin d’eau trans­lu­cide qui semble s’em­bra­ser lors de jour­nées en­so­leillées, fait cou­rir les foules, si bien qu’un sys­tème de sta­tion­ne­ment par plages ho­raires a été mis en place pour la sai­son es­ti­vale.

Les vi­si­teurs qui se butent à des bar­rières closes sont ain­si di­ri­gés vers d’autres sec­teurs du parc qui manquent par­fois d’éclat et, sur­tout, d’es­paces pour ga­rer son vé­hi­cule. Le centre d’ac­cueil pro­pose bien quelques ex­po­si­tions in­té­res­santes et une tour d’ob­ser­va­tion haute de 20 mètres.

GROTTE À TOUT PRIX

Si vous te­nez à voir la grotte à tout prix et que le sta­tion­ne­ment du lac Cy­prus af­fiche com­plet, d’autres op­tions s’offrent à vous. La plus fa­cile est de ré­ser­ver lon­gue­ment à l’avance l’une des 242 places du cam­ping voi­sin afin d’y ac­cé­der di­rec­te­ment de votre site.

Les per­sonnes en bonne forme phy­sique peuvent quant à elles mar­cher à par­tir des aires de sta­tion­ne­ment de la passe à billes Half­way ou de l’anse Lit­tle. Ces ran­don­nées, res­pec­ti­ve­ment de 6 et 9,5 km, sont tou­te­fois plus dif­fi­ciles avec des mon­tées et des­centes abruptes.

En ul­time re­cours, vous pou­vez vous y rendre en kayak ou à bord d’une na­vette ma­ri­time pri­vée pour plon­ger en apnée ou avec bou­teille vers la grotte. Mal­gré ses ap­pa­rences tro­pi­cales, no­tez que les eaux de ce coin de pays sont fraîches même en été avec un maxi­mum de 22 de­grés.

PLON­GÉE SPEC­TA­CU­LAIRE

Par­lant de plon­gée, le parc ma­rin Fa­thom Five cô­toie la pé­nin­sule de Bruce, lui qui est consi­dé­ré comme l’un des meilleurs en­droits pour la plon­gée en eau douce au Ca­na­da.

Plus d’une ving­taine d’épaves baignent dans ces eaux lim­pides, dont des goé­lettes et na­vires à va­peur da­tant du XIXe siècle. Par­mi les plus po­pu­laires fi­gurent le W.L. Wet­more, cou­lé au cours d’une tem­pête en 1901 près de l’île Rus­sel, l’Ara­bia, échoué au large de l’île Echo en 1884, et la goé­lette à deux mâts nom­mée

Sweeps­takes qui a fait nau­frage non loin de l’île Cove en 1885, mais qui a été re­mor­quée de­puis dans le port de Big Tub.

Pour ceux pré­fé­rant res­ter au sec, l’île Flo­wer­pot se veut la des­ti­na­tion de choix pour ses épe­rons ro­cheux cou­verts de ver­dure et son phare his­to­rique de Castle Bluff. Il est même pos­sible d’y pas­ser une nuit en cam­ping pour ain­si pro­fi­ter des le­vers et cou­chers de so­leil sai­sis­sants, ain­si que du ciel étoi­lé. À lire dans l’édi­tion du 12 août : Le parc du Gros-Morne

Un « pot de fleurs » sur l’île Flo­wer­pot.

L’épave Sweeps­takes gît à sept mètres de pro­fon­deur dans le port de Big Tub.

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