DES PRO­JETS PLEIN LA TÊTE !

Le Journal de Montreal - Weekend - - WEEKEND - NA­THA­LIE SLIGHT

Que ce soit sur scène avec le groupe Les Bro­thers ou au pe­tit écran, on aime Ja­son Roy Lé­veillée. On aime même le dé­tes­ter lors­qu’il ap­pa­raît sous les traits de l’IPL mes­quin Ke­vin Anc­til dans Uni­té 9. Ren­contre avec un gars pas­sion­né et bour­ré de ta­lent !

Ja­son, tu viens tout juste de ter­mi­ner une tour­née à tra­vers le Qué­bec avec le groupe Les Bro­thers. La mu­sique prend de plus en plus de place dans ta vie !

La mu­sique a tou­jours oc­cu­pé une place de choix dans ma fa­mille. Ado­les­cent, j’ai ap­pris à jouer de la bat­te­rie, puis je me suis mis à la gui­tare et au pia­no. Faire de la mu­sique a tou­jours été na­tu­rel pour moi.

Au sein de ce boy band, tu as vé­cu des mo­ments dignes d’une rock star !

Il y a deux ans, lorsque Si­mon Mo­rin m’a de­man­dé de par­ti­ci­per à un « co­ver » des­ti­né à YouTube, je ne pou­vais pas me dou­ter que ça al­lait nous me­ner à faire une tour­née à tra­vers le Qué­bec et à chan­ter de­vant des foules de 5000 per­sonnes, sans comp­ter nos « mash-ups », qui de­viennent ins­tan­ta­né­ment vi­raux sur in­ter­net ! Par­fois, je dois me pin­cer pour réa­li­ser que je ne rêve pas, comme lorsque nous avons par­ti­ci­pé au Fes­ti-plage de Cap d’Es­poir. Chan­ter sur scène, face à la mer, pour un pu­blic gon­flé à bloc : vous n’avez pas idée à quel point nous avions l’adré­na­line dans le ta­pis ! (rires)

Qu’est-ce qui te plaît par­ti­cu­liè­re­ment dans le fait de faire de la mu­sique ?

Je re­trouve dans la mu­sique l’es­prit d’équipe que j’ap­pré­cie tant dans le sport. Je vis des mo­ments in­croyables sur scène avec les « boys », mais aus­si « backs­tage », lors des ré­pé­ti­tions ou en­core sur la route. Vivre ça en groupe, c’est ma­gique ! Le mé­tier de co­mé­dien, c’est plus so­li­taire. Oui, on se crée de vé­ri­tables pe­tites fa­milles sur les pla­teaux de tour­nage, mais lors­qu’on tra­vaille une scène, c’est une tâche plu­tôt so­li­taire.

Par­lant de pla­teau de tour­nage, Uni­té 9 tire à sa fin, puisque c’est la sep­tième et ul­time sai­son !

L’at­mo­sphère sur le pla­teau est as­sez spé­ciale. Il s’agit d’une suc­ces­sion de pe­tits deuils pour tout le monde : la der­nière scène de tel per­son­nage, la der­nière fois que nous tour­nons dans tel dé­cor, etc. Le rôle de l’IPL Ke­vin Anc­til dans Uni­té 9 est mar­quant pour moi, parce qu’il s’agit de mon pre­mier rôle de mé­chant. Lorsque je re­ce­vais mes textes dans le cadre de la sai­son quatre, je me di­sais sou­vent : « Ben voyons, Ke­vin ne peut pas faire ça ! » Puis, pe­tit à pe­tit, j’ai ap­pris à ne pas le ju­ger, à plon­ger à fond dans son éner­gie né­ga­tive, et à m’amu­ser en cam­pant ce vrai de vrai sa­laud !

Après un été char­gé en tour­nages et en concerts, ton au­tomne res­sem­ble­ra à quoi ?

Avec la gang des Bro­thers, je vais tra­vailler sur des chan­sons ori­gi­nales. J’ai vrai­ment hâte de voir ce qui va res­sor­tir de nos ses­sions de créa­tion.

Ja­son Roy Lé­veillée a beau dire adieu à son rôle dans Uni­té 9 et à la tour­née, il conti­nue son tra­vail avec Les Bro­thers.

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