EN 5 CHIFFRES

Le Journal de Montreal - Weekend - - CINÉMA - ISA­BELLE HONTEBEYRIE

Après Pour l’amour d’Hol­ly­wood, Da­mien Cha­zelle re­trouve le Ca­na­dien Ryan Gos­ling dans un long mé­trage bio­gra­phique sur Neil Arm­strong, pre­mier homme à avoir mar­ché sur la Lune. Voi­ci, en cinq chiffres, ce qu’il faut sa­voir de cette pro­duc­tion au bud­get de 60 mil­lions $.

8 ANS

Le nombre d’an­nées cou­vertes par Le pre­mier homme, dont le scé­na­rio s’étend de 1961 à 1969. En ef­fet, le scé­na­riste Josh Sin­ger (Le Post) vou­lait, à la de­mande du réa­li­sa­teur Da­mien Cha­zelle, faire la part belle aux an­nées ayant pré­cé­dé l’alu­nis­sage.

« Avant de com­men­cer à tra­vailler sur le pro­jet, je connais­sais l’his­toire qui fi­gure dans les livres, l’his­toire de cet ex­ploit ex­tra­or­di­naire. Une fois que j’ai com­men­cé à creu­ser, j’ai été aba­sour­di par les dan­gers et la fo­lie to­tale de cette aven­ture, le nombre de fois où elle a failli être un échec com­plet ain­si que le prix qu’ont payé tous ceux qui étaient im­pli­qués. Je vou­lais com­prendre ce qui avait pous­sé ces hommes à voya­ger dans l’es­pace et ce à quoi leur ex­pé­rience — mo­ment par mo­ment, res­pi­ra­tion par res­pi­ra­tion — avait pu res­sem­bler », a in­di­qué le ci­néaste.

Et, ain­si que l’a pré­ci­sé le réa­li­sa­teur, « j’ai été tel­le­ment éton­né qu’un évé­ne­ment de cette ma­gni­tude n’ait ja­mais été dé­crit dans un long mé­trage avant. Nous vou­lions in­sis­ter sur le fait d’al­ler dans l’es­pace avec ce qui, au fond, n’était qu’une boîte en mé­tal brin­que­ba­lante ou un cer­cueil. »

2 MOIS

Le temps qu’a pas­sé Ryan Gos­ling à Char­les­ton, en Ca­ro­line du Sud, à ef­fec­tuer des re­cherches sur Neil Arm­strong. Il a, pen­dant ce temps, ap­pris à construire des meubles, tout comme l’as­tro­naute. Il a éga­le­ment ren­con­tré quan­ti­té de membres de la fa­mille Arm­strong, in­cluant Ja­net, sa femme, avant son dé­cès en 2018. L’ac­teur a éga­le­ment été en­traî­né par Frank Hu­ghes, an­cien ins­truc­teur de la NA­SA pour les mis­sions Ge­mi­ni et Apol­lo, en plus d’ap­prendre à pi­lo­ter un avion.

« Mon pre­mier ins­tinct a été d’ap­prendre à vo­ler. Neil sa­vait vo­ler avant de sa­voir conduire et ce­la sem­blait un as­pect es­sen­tiel de sa per­son­na­li­té. Je me suis donc dit qu’il fal­lait que je com­mence par là. À un mo­ment don­né, lors de mon en­traî­ne­ment, on m’a de­man­dé de for­cer l’ap­pa­reil à s’ar­rê­ter en plein vol et j’ai eu une illu­mi­na­tion. J’ai alors com­pris, à cet ins­tant, pour­quoi Neil était des­ti­né à de­ve­nir l’un des plus grands pi­lotes au monde et pas moi », a ra­con­té Ryan Gos­ling.

2 SE­MAINES

Le temps qu’ont pris Da­mien Cha­zelle et ses ac­teurs (Claire Foy in­carne Ja­net, la pre­mière femme d’Arm­strong, Co­rey Stoll est Buzz Al­drin tan­dis que Pa­blo Schrei­ber prête ses traits à Jim Lo­vell), no­tam­ment Ryan Gos­ling, pour ré­pé­ter cer­taines scènes cru­ciales en pré­pro­duc­tion. Lors de ces séances, l’ac­teur s’est li­vré à bon nombre d’im­pro­vi­sa­tions… qui ont été conser­vées dans la ver­sion fi­nale du Pre­mier homme.

10 %

Une par­tie im­por­tante du tra­vail de cré­di­bi­li­té est re­ve­nue à Na­than Crow­ley, le chef dé­co­ra­teur. L’homme, qui a ad­mis avoir uti­li­sé des mo­dèles ré­duits pour cer­taines scènes du long mé­trage, s’est néan­moins as­su­ré — réa­lisme oblige — de construire le maxi­mum de dé­cors. Bien qu’il a aug­men­té pour des rai­sons pra­tiques la taille des ré­pliques de lieux réels, Na­than Crow­ley a es­sayé, au­tant que faire se peut, de conser­ver les di­men­sions ori­gi­nales. C’est le mo­dule de la mis­sion Ge­mi­ni qui lui a po­sé le plus de pro­blèmes — il vou­lait en faire une ré­plique iden­tique — à cause des ca­mé­ras de Da­mien Cha­zelle. Il a ré­glé la ques­tion en in­ven­tant un mo­dule en­tiè­re­ment dé­mon­table… et dont les sièges ont été cou­pés en deux pour lais­ser pé­né­trer l’équi­pe­ment du ci­néaste.

200 000

WATTS Le cé­lèbre mo­ment de l’ar­ri­vée sur la Lune a de­man­dé des ef­forts ti­ta­nesques de pré­pa­ra­tion de la part de l’équipe de pro­duc­tion du long mé­trage Le pre­mier homme. Le lieu choi­si a été ce­lui d’une car­rière près d’At­lan­ta, en Géor­gie. Mais res­tait la ques­tion dé­li­cate de l’éclai­rage, confiée à Li­nus Sand­gren, le di­rec­teur de la pho­to­gra­phie.

Ce der­nier s’est donc adres­sé à Da­vid Pringle, pré­sident de Lu­mi­nys Sys­tems Corp., com­pa­gnie qui a dé­ve­lop­pé une am­poule de 100000 watts, la plus puis­sante en ac­ti­vi­té. « Nous lui avons de­man­dé s’il pou­vait nous faire une lampe de 200000 watts… et il nous l’a créée. C’était juste as­sez pour ce grand es­pace. »

Le pre­mier homme alu­nit dans les salles de la Belle Pro­vince dès le 12 oc­tobre.

La scène de l’ar­ri­vée sur la Lune a de­man­dé des ef­forts ti­ta­nesques en ce qui a trait à l’éclai­rage du pla­teau de tour­nage si­tué en Géor­gie.

Ryan Gos­ling in­ter­prète le rôle de Neal Arm­strong dans Le pre­mier homme.

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