DES RÉ­FLEXIONS SUR LA VIE

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AGENCE QMI | On la connaît pour son rôle dans Uni­té 9 ain­si que pour sa par­faite in­car­na­tion de la Bol­duc. Ce qu’on sait moins, c’est que Deb­bie Lynch-White écrit de­puis tou­jours: dé­cou­vertes, dé­cep­tions, es­poirs, bi­lans de fin d’an­née, tout est cou­ché sur pa­pier. Et c’est ce qu’elle a choi­si de par­ta­ger avec nous dans son livre Faut que je te parle.

Deb­bie, pen­sais-tu écrire un livre un jour ?

J’ai tou­jours ai­mé écrire pour mon plai­sir. J’ai no­tam­ment écrit de courtes pièces. Mais je n’ima­gi­nais pas qu’un jour je fe­rais un livre. Ça n’était pas sur ma « bu­cket list » ! Quand la mai­son d’édi­tion Libre Ex­pres­sion m’a ap­pro­chée, j’ai eu un pe­tit ver­tige. Mais j’ai vite eu en­vie de voir ce qui se ca­chait sur ce che­min. Je sa­vais qu’en di­sant non, je le re­gret­te­rais. Dans la vie, je prône à qui veut bien m’en­tendre qu’il faut sor­tir de sa zone de confort. C’est ce que j’ai fait ! (rires)

Com­ment as-tu choi­si la forme du texte ?

J’ai eu carte blanche. C’est un peu comme un ra­mas­sis de tout ce à quoi j’ai pu ré­flé­chir, mais ex­pri­mé de fa­çon pu­blique. Je ra­conte où j’en suis dans mes ré­flexions. J’avais en­vie d’avoir un re­gard un peu so­cio­lo­gique sur ce que c’est qu’avoir 32 ans en 2018... La forme d’un ro­man ne m’in­té­res­sait pas, je ne sais pas si j’ai ce ta­lent de ra­con­ter. Toutes les fois où j’ai écrit de la fic­tion pour mon plai­sir, ça sor­tait mieux en théâtre. On di­rait qu’il y a un rythme que je com­prends dans le théâtre. Je vois mieux les per­son­nages...

Chaque an­née, tu fais un bi­lan écrit...

J’es­père évo­luer un pe­tit peu chaque an­née, même si mes che­vaux de ba­taille sont en­core les mêmes. J’ap­prends à es­sayer de dire non, à se­mer du bon et du beau. Mais je ne sais pas si à la fin de ma vie je vais me dire que j’ai réus­si. Le livre m’a per­mis de mettre des as­sises, ça m’a ap­por­té une cer­taine confiance. On di­rait que ça me confirme que je suis sur la bonne voie comme per­sonne. Je me sens sur mon X, pas 100 % du temps et pas dans 100 % des contextes, mais je me sens un peu plus co­hé­rente comme être hu­main.

Qu’es­pères-tu pour ce livre ?

Oh mon dieu ! En toute hu­mi­li­té, je sou­haite que ça change la vie de cer­taines per­sonnes. On di­rait que j’ai tou­jours eu au fond de moi l’en­vie de chan­ger le monde. Si une phrase ré­sonne pour quel­qu’un, j’en se­rai heu­reuse. Je ne pré­tends pas sa­voir ce qu’est la vie. Mais peut-être qu’on peut éclai­rer nos lan­ternes à tra­vers tout ça.

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