Les nos­tal­giques se ruent sur une console mi­nia­ture re­vi­si­tée

Le Journal de Montreal - - ACTUALITÉS - BO­RIS PROULX

Les joueurs nos­tal­giques ont dé­va­li­sé les stocks de la nou­velle console mi­nia­ture de Nintendo le jour même de son lan­ce­ment, pour re­jouer aux vieux jeux de leur en­fance.

En quelques mi­nutes à peine, les nou­veaux ap­pa­reils NES (Nintendo En­ter­tai­ne­ment Sys­tem) se sont en­vo­lés des bou­tiques de jeux du Qué­bec, cer­tains te­nant même une liste d’at­tente pour l’achat de la nou­velle console.

L’ap­pa­reil est deux fois plus pe­tit que sa ver­sion ori­gi­nale, ven­due au pays à par­tir de 1986, et qui fonc­tion­nait avec de grosses cas­settes (car­touches) que l’on de­vait in­sé­rer dans l’ap­pa­reil, une fois bien dé­pous­sié­rées.

Nintendo offre ain­si aux tren­te­naires la pos­si­bi­li­té de re­jouer aux jeux 8bits de leur en­fance.

«Ra­vi­vez vos sou­ve­nirs et créez-en de nou­veaux avec la nou­velle ex­pé­rience ré­tro-ga­ming de Nintendo», peut-on lire sur le site de l’en­tre­prise ja­po­naise.

Se­lon le col­lec­tion­neur de jeux clas­siques Ke­vin Pot­vin, de la bou­tique spé­cia­li­sée Spout­nik à Sher­brooke, le suc­cès des vieilles sé­ries vient de la nos­tal­gie des jeux plus dif­fi­ciles, avec de moins beaux gra­phiques.

«Même les col­lec­tion­neurs qui ont gar­dé leur vieux NES vont jouer à la nou­velle console mi­nia­ture, pour ne pas en­dom­ma­ger les car­touches, qui valent au­jourd’hui très cher.»

Il es­time que les 30 jeux in­clus dans le NES édi­tion clas­sique valent plus de 450$ si ache­tés en car­touches ori­gi­nales. Les jeux de la nou­velle NES mi­nia­ture sont main­te­nant en­re­gis­trés sur des cartes mé­moire, et ven­dus en ligne sur le ser­vice Wii U de Nintendo.

RUP­TURE DE STOCK

Dès l’ou­ver­ture des ma­ga­sins, hier, il était dé­jà trop tard pour se pro­cu­rer la nou­velle console NES édi­tion clas­sique, dis­tri­buée au compte-gouttes.

«Ce­la fait par­tie de la stra­té­gie de Nintendo: en­voyer très peu d’ap­pa­reils, pour se lais­ser dé­si­rer», ana­lyse Ke­vin Pot­vin. Son ma­ga­sin de Sher­brooke n’a re­çu que cinq consoles pour le jour de sa sor­tie. La liste d’at­tente pour avoir l’ap­pa­reil contient dé­jà une cen­taine de noms. «C’est presque im­pos­sible de l’ache­ter», ad­met-il.

Au cours de l’en­tre­tien, quatre clients ont té­lé­pho­né à sa bou­tique. Trop tard.

De nou­veaux ap­pro­vi­sion­ne­ments de­vraient tou­te­fois être li­vrés avant les fêtes, pro­met Nintendo.

2016

Ke­Vin pot­Vin Col­lec­tion­neur, bou­tique Spout­nik

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