La pre­mière su­per-cli­nique ouvre

L’ou­ver­ture 12 heures pAr jour s’AdApte À lA nou­velle réA­li­té des fA­milles, sou­ligne le mi­nistre de lA SAn­té

Le Journal de Montreal - - ACTUALITÉS - Hé­loïse Ar­cham­bault HArChAmBAultJDM c he­loise.ar­cham­bault @que­be­cor­me­dia.com

Ou­verte 12 heures pAr jour, 7 jours sur 7, lA toute pre­mière su­per-Cli­nique ouvre ses portes À Mon­tréAl, Ce qui Amé­lio­rerA l’AC­Cès Aux soins, pro­met le Dr BAr­rette.

l∫ «La so­cié­té d’au­jourd’hui n’est pas la so­cié­té d’il y a 40ans. Ce sont des couples qui tra­vaillent et re­viennent à la mai­son de la gar­de­rie avec leurs en­fants. […] Le sys­tème doit s’adap­ter à la réa­li­té d’au­jourd’hui», a ex­pli­qué le mi­nistre de la San­té, le Dr Gaé­tan Bar­rette, hier.

« CHAN­GE­MENT CULTU­REL »

Si l’an­nonce peut sem­bler ir­réelle pour plu­sieurs pa­tients sans mé­de­cin, une pre­mière su­per-cli­nique est main­te­nant ou­verte, dans l’ar­ron­dis­se­ment Saint-Laurent.

En fait, la cli­nique mé­di­cale Le Plein Ciel de­vient la toute pre­mière à plon­ger dans la ré­forme du mi­nistre Bar­rette, qui veut 50 su­per-cli­niques d’ici 2018.

«Ja­mais ne vien­drait à l’es­prit d’un mé­de­cin de ne pas être de garde à l’hô­pi­tal. Le concept de 12 heures en ville, c’est un im­mense chan­ge­ment cultu­rel, concède le mi­nistre. Mais c’est né­ces­saire.»

Ques­tion­née par Le Jour­nal, la mé­de­cin pro­prié­taire de la su­per-cli­nique ne craint pas ce nou­veau sta­tut.

«Je n’ai peur de rien. On est là pour tra­vailler, c’est la mis­sion de la cli­nique, sou­ligne Dre Ha­naa Za­ka­ria. On était dé­jà ou­verts la fin de se­maine, ça ne chan­ge­ra pas grand-chose.»

Tout de même, 30000consul­ta­tions aux pa­tients sans mé­de­cin de famille de­vront être of­fertes chaque an­née (voir ta­bleau).

DÉSENGORGER L’UR­GENCE

L’an­nonce des 50su­per-cli­niques re­monte à avril der­nier. L’ob­jec­tif prin­ci­pal est de désengorger les urgences des hô­pi­taux en of­frant plus de services le soir et la fin de se­maine, en pre­mière ligne.

Comme le rap­por­tait Le Jour­nal la se­maine der­nière, l’at­tente moyenne sur ci­vière stagne de­puis plu­sieurs an­nées à plus de 15heures dans les hô­pi­taux du Qué­bec.

Se­lon le mi­nistre, l’offre de ser­vice d’une su­per-cli­nique est «presque équi­va­lente» à celle de l’ur­gence d’un hô­pi­tal moyen.

«On doit s’adap­ter à la po­pu­la­tion», a ré­pé­té le mi­nistre.

«C’est la pre­mière de 49 autres. Nous amé­lio­re­rons l’ac­cès à la pre­mière ligne», ju­ret-il, ajou­tant que d’autres an­nonces sui­vront dans les pro­chaines se­maines.

Jus­qu’ici, une tren­taine de groupes ont mon­tré de l’in­té­rêt pour de­ve­nir une su­per­cli­nique, se­lon le Mi­nis­tère.

MÉ­DE­CINS RÉ­FRAC­TAIRES

Tou­te­fois, ce nou­veau concept n’a pas gé­né­ré énor­mé­ment d’en­thou­siasme au­près des om­ni­pra­ti­ciens, qui ne voient pas la né­ces­si­té d’ou­vrir 12 heures, la fin de se­maine.

Mais dès avril 2017, le MSSS ces­se­ra de fi­nan­cer les cli­niques-ré­seaux. Se­lon plu­sieurs, cette dé­ci­sion vise à mettre de la pres­sion pour les for­cer à de­ve­nir des su­per-cli­niques.

Afin de les ré­par­tir de fa­çon équi­li­brée sur le ter­ri­toire, le Mi­nis­tère a mis en place des quo­tas par ré­gion.

Pro­prié­taire de la pre­mière su­per-cli­nique, la Dre Ha­naa Za­ka­ria ne croit pas avoir de dif­fi­cul­tés à rem­plir les nou­velles exi­gences du Mi­nis­tère, puisque la cli­nique était dé­jà ou­verte la fin de se­maine.

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