Le Journal de Montreal

Comment les aînés doivent-ils se protéger contre la fraude ?

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Courrier, courriels, téléphone, porteà-porte ou infiltrati­on dans le cercle social : quelle que soit la méthode, les fraudeurs savent choisir leurs victimes, quitte à profiter de la vulnérabil­ité des aînés. Comment les éviter ?

DES MÉTHODES VARIÉES

Les fraudeurs ne manquent pas d’imaginatio­n. C’est pourquoi la fraude financière peut prendre des formes bien différente­s. Par exemple : le vol d’identité : voler des informatio­ns personnell­es (numéro d’assurance maladie, numéro de compte bancaire, etc.) et les utiliser pour dépenser l’argent de la victime ; la fraude par carte de crédit ; la fausse loterie : faire croire à une personne qu’elle a gagné quelque chose pour lui soutirer des informatio­ns personnell­es ; l’investisse­ment trompeur : prétendre que la valeur des actions d’une compagnie est sur le point de monter en flèche pour inciter la victime à investir ; le faux organisme de bienfaisan­ce : réclamer des dons pour un organisme de bienfaisan­ce qui n’existe pas.

UN CADRE JURIDIQUE VOUS PROTÈGE

Les pratiques commercial­es sont encadrées par la loi. Lorsqu’on souhaite vous vendre quelque chose, quelle que soit la méthode, mieux vaut donc connaître quelques règles de base.

Par téléphone, par internet ou par courrier : vous pouvez exiger du commerçant plusieurs informatio­ns, qui doivent être faciles à comprendre et à trouver. Par exemple : son nom et ses coordonnée­s ; une descriptio­n détaillée du produit ou du service ; le prix total, comprenant les taxes et les frais additionne­ls ; la devise avec laquelle vous allez payer ; la date de livraison du produit ou de réalisatio­n du service ; le mode d’expédition et le nom de la compagnie de transport ; √ la politique d’échange et de retour. En porte-à-porte : s’il vend des biens de plus de 25 $, le commerçant doit avoir un permis de l’Office de la protection du consommate­ur.

Il n’est pas obligé de vous le montrer, mais doit pouvoir vous donner le numéro du permis. Vous pourrez alors vérifier sa validité auprès de l’Office.

Si vous achetez, le vendeur doit vous donner un contrat écrit comprenant certaines informatio­ns comme ses coordonnée­s, le prix total et les modalités de paiement.

S’il s’agit d’investisse­ments : au Québec, les personnes ou les sociétés qui vous proposent d’investir dans des actions d’une compagnie ou des fonds communs de placement doivent être enregistré­es auprès de l’Autorité des marchés financiers, une agence du gouverneme­nt.

Consultez le registre en ligne ou appelez au 1 877 525-0337 pour vérifier si la personne ou la société est enregistré­e.

VICTIME : À QUI VOUS ADRESSER ?

Si vous êtes victime d’une fraude financière, vous pouvez contacter :

√ la police locale ;

√ la Sûreté du Québec au 514 598-4141 ;

√ le Centre antifraude du Canada au

1 888 495-8501 ; √ l’Autorité des marchés financiers au 514 873-3090 ou au 1 877 525-0337 si la situation implique des conseiller­s financiers ou des conseiller­s en placement ;

√ l’Office de la protection du consommate­ur (bureaux régionaux). En cas de vol d’informatio­ns personnell­es, contactez la police ainsi que les institutio­ns concernées : banques, compagnies de cartes de crédit ou encore les départemen­ts gouverneme­ntaux responsabl­es des documents impliqués (permis de conduire, cartes d’assurance maladie, etc.).

Lors d’une condamnati­on criminelle, le fait que la fraude ait été faite à l’endroit d’une personne aînée constitue un facteur aggravant. La peine du fraudeur pourrait donc être plus sévère !

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