Gal­la­gher à fond de train

Le fou­gueux at­ta­quant vit ses meilleurs mo­ments de­puis deux ans

Le Journal de Montreal - - SPORTS - JO­NA­THAN BERNIER

Plu­sieurs fac­teurs ex­pliquent les ré­cents suc­cès du Ca­na­dien. Le brio de Char­lie Lind­gren, le ré­veil de Max Pa­cio­ret­ty, l’étan­chéi­té un peu plus ef­fi­cace de la dé­fense et le re­tour en force de Bren­dan Gal­la­gher.

Au cours des sept der­niers matchs, le fou­gueux nu­mé­ro 11 a ins­crit sept points. En 17 matchs de­puis le dé­but de la cam­pagne, il do­mine l’équipe avec sept buts. Trois de moins seule­ment que les 10 qu’il avait amas­sés en 64 matchs lors de la der­nière cam­pagne.

Il faut dire que, pour la pre­mière fois en deux ans, l’Al­ber­tain n’a pas à né­go­cier avec des bles­sures aux mains.

« Je me sens en san­té cette an­née. Je sens que je peux faire ce que je veux. Ça va bien avec mes com­pa­gnons de trio. On a de la co­hé­sion et on se sent à l’aise en­semble, a dé­cla­ré l’ath­lète de 25 ans. Il y a des mo­ments dif­fi­ciles et des mo­ments plus heu­reux au cours d’une car­rière. Tu dois l’ap­pré­cier quand ça va bien, mais tu dois com­prendre ce que tu fais pour que ça aille bien. Parce que ça peut tour­ner ra­pi­de­ment. »

COMME LARRONS EN FOIRE

Ju­me­lé à lui de­puis la vi­site des Maple Leafs au Centre Bell le 14 oc­tobre, To­mas Ple­ka­nec n’est pas étran­ger à ses suc­cès. D’ailleurs, les deux semblent avoir dé­ve­lop­pé une belle com­pli­ci­té au cours des trois der­nières se­maines.

L’ajout de Paul By­ron à leur gauche amène un as­pect de vi­tesse à cette uni­té.

« On n’est pas une ligne est-ouest, mais plu­tôt nord-sud. Avec la vi­tesse de Pau­ly [By­ron] et la fa­çon dont Ple­ky [Ple­ka­nec] aime jouer au mi­lieu de la glace, ça sim­pli­fie notre jeu, a in­di­qué Gal­la­gher. Si on peut jouer en ligne droite, ef­fec­tuer de l’échec avant et se te­nir près du fi­let, on peut être un trio dan­ge­reux. »

DE LA STA­BI­LI­TÉ

Ple­ka­nec connaît éga­le­ment sa part de suc­cès par les temps qui courent, avec ses cinq points en sept ren­contres.

« Ça aide de gar­der les trios in­tacts pour plu­sieurs matchs. Par­ti­cu­liè­re­ment dans le ho­ckey au­jourd’hui, où le jeu est ex­trê­me­ment ra­pide. Tu dois sa­voir où tes com­pa­gnons de trio se trouvent, a ex­pli­qué le Tchèque. Gal­ly [Gal­la­gher] est tou­jours le même. Un bon gars et un joueur do­té d’une grande éthique de tra­vail. On sait quoi at­tendre de lui chaque soir. »

On a eu un bel exemple de cette com­pli­ci­té et de cet achar­ne­ment lors de la vi­site des Gol­den Knights de Ve­gas, quand Ple­ka­nec est sor­ti du coin de pa­ti­noire avec le disque avant de se créer de l’es­pace et de le re­mettre à Gal­la­gher, seul à l’em­bou­chure du fi­let.

Or, ha­bi­tuel­le­ment, c’est Gal­la­gher qui s’oc­cupe des ré­cu­pé­ra­tions de ron­delle le long des rampes.

« Gal­ly est l’un des meilleurs dans les coins de pa­ti­noire. Je sais de quelle fa­çon il joue. J’es­saie d’uti­li­ser à notre avan­tage ce que je sais de lui, a ex­pli­qué Ple­ka­nec. Et je suis per­sua­dé que c’est la même chose de son cô­té. Et avec Pau­ly aus­si. L’échec avant est l’une des forces de notre uni­té. Être les pre­miers sur la ron­delle nous a per­mis de mar­quer quelques buts. »

LES CONSEILS DE JU­LIEN

Voi­là qui pour­rait lui per­mettre de se re­le­ver après la sai­son de mi­sère qu’il a connue l’an­née der­nière. Sa pire à vie avec une ré­colte de 10 buts et 18 passes en 78 matchs.

« J’ai été loin de rem­plir les attentes pla­cées en moi, a re­con­nu l’at­ta­quant de 35 ans. Et per­sonne ne s’at­tend à plus de moi que moi­même. Je suis dur en­vers moi-même quand je sais que je peux faire mieux. »

Claude Ju­lien en est un autre qui sa­vait ce que Ple­ka­nec pou­vait ac­com­plir sur une sur­face de jeu. Les deux hommes ont eu une bonne dis­cus­sion en­semble à la fin de la der­nière cam­pagne.

« Je l’ai di­ri­gé alors qu’il avait 20 ans. Je le connais per­son­nel­le­ment, je connais sa per­son­na­li­té et la fa­çon dont il joue. Quand je me suis as­sis avec lui l’an der­nier, je l’ai en­cou­ra­gé à faire ce qu’il a tou­jours su bien faire : être un bon joueur dans les deux sens de la pa­ti­noire. Je lui ai dit que je vou­lais qu’il exé­cute des jeux en at­taque », a ex­pli­qué l’en­traî­neur.

Des conseils que Ple­ka­nec met en­fin à exé­cu­tion.

Bren­dan Gal­la­gher four­nit sans cesse le maxi­mum d’ef­forts. Jared Spur­geon l’a sur­veillé de près sur cette sé­quence. PHO­TO BEN PELOSSE

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