Le Journal de Montreal

Régler un problème en 4 étapes

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Si on s’arrête deux minutes à y penser, on va toujours de problème en problème. On en règle un, un autre se présente, on le règle à son tour, un autre encore apparaît… Ainsi va la vie. Comment bien prendre la chose ? En percevant les problèmes comme des défis. Comment les régler ? En s’inspirant des étapes ci-dessous, proposées en 1945 par le professeur de mathématiq­ues George Pólya à l’intention de ses élèves.

Le regarder en face.

Voici une étape qu’on escamote souvent. On sait ou on sent que quelque chose ne va pas, mais on réagit en fermant les yeux. Or, il faudrait prendre le temps de cerner le problème : X se sent fatigué. Pourquoi ? Il est 13 h et il n’a rien mangé de toute la matinée. En réalité, il a faim et il est déshydraté, voilà son problème défini. Pour savoir si on a bien cerné un problème, on peut se demander si on est capable de l’expliquer à des proches. Si oui, on est sur la bonne voie. Il ne faut pas que la sensation du problème reste vague ou générale.

Le structurer.

À cette étape, on continue dans la même voie que le 1, mais on ajoute des éléments d’informatio­n. A-t-on vécu un problème similaire ? Est-il nécessaire d’obtenir de nouvelles informatio­ns ? Quelles sont précisémen­t les barrières qui se dressent devant vous ? Est-ce que tout est dans votre camp ou devez-vous attendre que d’autres bougent ? Votre entourage pourrait-il vous donner des idées ?

Générer des solutions.

On arrive à l’étape des solutions possibles : il s’agit de se laisser aller à les imaginer (les nommer ou les écrire). On ne pense pas à être réaliste ou sensé, on pense d’abord à ouvrir son imaginatio­n. Si on est en train de résoudre un problème en groupe (disons en équipe de travail), c’est à ce moment que tout le monde donne ses idées sans se freiner. Pour chaque solution envisageab­le, on réfléchit à ce que ça pourrait donner : vat-on générer un autre problème ? On évalue également ceci : si on ne fait rien, que va-t-il se passer ?

Appliquer une solution.

Ensuite, il s’agit d’appliquer une des solutions générées. Évidemment, ça peut marcher ou non. Pour un problème simple comme « je me sens lasse parce que j’ai faim », manger et boire quelque chose devrait être une solution adéquate. Si ça ne règle rien, c’est que cette fatigue provient d’ailleurs. La personne qui a ce problème va devoir tenter une autre solution. Pensez aussi à diviser le problème : en le morcelant, il devient moins anxiogène. On trouve des microsolut­ions. On peut également partir de la solution : quand vous n’aurez plus ce problème, quelles seront les étapes ou barrières que vous aurez franchies ?

En prenant les problèmes avec un grain de sel et en gardant une certaine dose d’humour devant certains ennuis, la vie devient plus belle.

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