LE 50e AN­NI­VER­SAIRE DE TROIS GROUPES LÉ­GEN­DAIRES BRI­TISH IN­VA­SION

MON­TRÉAL | L’an­née 1962 au­ra été mar­quante pour le monde de la mu­sique. Pen­dant qu’en An­gle­terre, les Beatles et les Rol­ling Stones jouaient leurs pre­mières notes de­vant pu­blic, les Beach Boys fai­saient par­ler d’eux, à des mil­liers de ki­lo­mètres de là, su

Le Journal de Quebec - Weekend - - MUSIQUE - Ra­phaël Gen­dron-mar­tin RA­PHAEL.GEN­DRON-MAR­TIN@JOUR­NALMTL.COM

Fon­dés en 1960, les Beatles ont joué leur tout pre­mier concert l’an­née sui­vante, au Ca­vern Club de Li­ver­pool. C’est tou­te­fois en 1962, le 5 oc­tobre, que le Fab Four a lan­cé son pre­mier single, Love Me Do, qui était ac­com­pa­gné de la pièce P.S. I Love You.

À sa sor­tie, l’ex­trait n’avait d’abord at­teint que la 17e po­si­tion, au Royaume-uni. Aux États-unis, Love Me Do s’était clas­sé en pre­mière place, en 1964.

Ra­pi­de­ment, les mu­si­ciens sont de­ve­nus la co­que­luche de Li­ver­pool et du Royau­meU­ni en en­tier. En seule­ment trois ans, les Beatles au­ront joué un to­tal de 292 fois au Ca­vern Club. L’éta­blis­se­ment, dé­mo­li dans les an­nées 1970, a été en­tiè­re­ment re­cons­truit en 1984.

Cer­tains ont ten­dance à l’ou­blier, mais l’his­toire of­fi­cielle des Beatles au­ra été de très courte du­rée, s’éten­dant sur une seule dé­cen­nie, avec la dis­so­lu­tion du groupe, le 31 dé­cembre 1970.

Les mu­si­ciens étaient en­core très jeunes, à l’époque. Le plus jeune, George Har­ri­son, n’avait que 27 ans lors de la sé­pa­ra­tion des Beatles. Le plus vieux, Rin­go Starr, ve­nait de fê­ter ses 30 ans. Au même mo­ment que l’émergence des Beatles, à Li­ver­pool, un autre groupe an­glais fai­sait ses dé­buts, à quelques heures de là, à Londres. Amis d’en­fance, Mick Jag­ger et Keith Ri­chards fon­daient les Rol­ling Stones.

C’est le 12 juillet 1962, au dé­funt Mar­quee Club, que le groupe a joué pour la pre­mière fois, sous le nom de The Rol­lin’ Stones. Le pre­mier al­bum, au titre épo­nyme, al­lait pa­raître en 1964. À sa sor­tie, le disque est de­meu­ré en pre­mière place du pal­ma­rès bri­tan­nique du­rant douze se­maines.

Après le suc­cès eu­ro­péen, les Stones ont connu une grande po­pu­la­ri­té en Amé­rique du Nord, pro­pul­sés par la

Bri­tish In­va­sion du mi­lieu des an­nées 1960, à la­quelle ont aus­si par­ti­ci­pé les Beatles.

Sans pro­vo­quer l’hys­té­rie comme la Beat­le­ma­nia, les Stones se sont tout de même dé­mar­qués au pal­ma­rès amé­ri­cain en étant ci­tés 61 fois dans le Bill­board Hot 100.

Avec ce cin­quan­tième an­ni­ver­saire, plu­sieurs ru­meurs font état d’une nou­velle tour­née pour les Stones, qui sont tou­jours ac­tifs au­jourd’hui, mal­gré leur soixan­taine avan­cée. Cette nou­velle tour­née se­rait la plus grosse de l’his­toire de la for­ma­tion. Jag­ger et Ri­chards de­vaient se ren­con­trer, du­rant la pé­riode des Fêtes, pour en dis­cu­ter.

RÉUNION CA­LI­FOR­NIENNE

Alors que la mu­sique bri­tan­nique sem­blait tout ba­layer sur son pas­sage, dans les an­nées 1960, un groupe pu­re­ment amé­ri­cain al­lait connaître un grand suc­cès : les Beach Boys.

Me­né par Brian Wil­son, le groupe com­pre­nait alors deux autres frères Wil­son, Den­nis et Carl, ain­si que leur cou­sin Mike Love, et un ami, Al Jar­dine.

Presque tous blonds, ils re­pré­sen­taient exac­te­ment l’image que l’on se fai­sait des sur­fer boys amé­ri­cains. Leurs pre­mières chan­sons, sou­vent lé­gères, par­laient sim­ple­ment de surf, de so­leil et de filles. En car­rière, les Beach Boys ont vu 36 de leurs mor­ceaux se clas­ser au Top 40 du pal­ma­rès.

Pour mar­quer les 50 ans du groupe, on a an­non­cé que Brian Wil­son, qui avait quit­té les Beach Boys au mi­lieu des an­nées 1960, al­lait re­joindre les membres en­core vi­vants du groupe. Au pro­gramme : l’en­re­gis­tre­ment d’un nou­vel al­bum et une tour­née mon­diale. Tout à coup, c’est 1962 à nou­veau.

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