À la conquête de l’es­pace

Le ro­man­cier ca­na­dien-an­glais Ken­neth Op­pel, au­teur du cycle de best-sel­lers sur les chauve-sou­ris Sil­ver­wing, Sun­wing, Fi­re­wing et Dark­wing, offre à ses lec­teurs un sus­pense en­le­vant avec le troi­sième tome de la sé­rie sur la conquête du ciel, Au-de­là du

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Ken­neth Op­pel, un écri­vain à l’ima­gi­na­tion re­mar­quable dou­blé d’un conteur ef­fi­cace, est dé­ter­mi­né à faire vivre toute une aven­ture à ses lec­teurs avec ce troi­sième ro­man ex­plo­rant le ciel et l’es­pace. Matt Cruse, son hé­ros, pi­lote l’at­las, un re­mor­queur du ciel em­ployé à la cons­truc­tion de la Tour cé­leste. Ver­ti­gi­neuse, elle s’élève à la hau­teur de 3 000 mètres dans le ciel de Pa­ris.

Matt ju­bile lors­qu’on l’in­vite à par­ti­ci­per au pro­gramme d’en­traî­ne­ment spé­cial où l’équi­page du nou­veau vais­seau Star­clim­ber se­ra sé­lec­tion­né. Il s’ap­proche de son rêve : par­ti­ci­per au pre­mier vol dans l’es­pace. D’au­tant que son amie, la belle Kate, spé­cia­liste en zoo­lo­gie aé­rienne, fe­ra par­tie de l’équi­page. Son bon­heur prend un goût amer quand Kate an­nonce ses fian­çailles avec un autre. L’aven­ture se com­plexi­fie lorsque les Ba­bé­lites – des ter­ro­ristes – se mettent de la par­tie.

Ken­neth Op­pel s’est in­té­res­sé au thème de la conquête de l’es­pace pour écrire Fils du

ciel, Brise-ciel et Au-de­là du ciel, les trois tomes de la sé­rie. «Je prends beau­coup de temps pour rê­vas­ser... En­suite, je com­mence mes re­cherches. J’ai­mais l’idée d’un as­cen­seur pour l’es­pace. Je trou­vais l’idée in­té­res­sante puisque mes per­son­nages, d’un livre à l’autre, vont tou­jours de plus en plus haut », ex­plique-t-il en en­tre­vue.

« J’ai tou­jours trou­vé la pé­riode des re­cherches très ins­pi­rante, car on ap­prend des choses qui ont elles-mêmes exi­gé une ima­gi­na­tion in­croyable, aux­quelles je n’au­rais ja­mais pen­sé. Les meilleures idées qu’on peut trou­ver ap­pa­raissent grâce aux re­cherches. Je me suis in­té­res­sé aux pre­mières ex­plo­ra­tions spa­tiales, à la NA­SA, aux as­tro­nautes, pour voir qui étaient ces gens qui furent les pre­miers à s’aven­tu­rer dans un uni­vers to­ta­le­ment dif­fé­rent du nôtre. »

DANS L’ES­PACE!

Après que Ken­neth Op­pel eut rem­por­té en 2004 le prix lit­té­raire du Gou­ver­neur gé­né­ral pour le pre­mier tome de cette sé­rie, Fils du ciel, l’as­tro­naute ca­na­dien Bob Thirsk a ap­por­té le livre dans sa trousse de vol of­fi­cielle, à bord de la Sta­tion spa­tiale in­ter­na­tio­nale, où il a sé­jour­né pen­dant six mois en 2009.

« J’ai beau­coup écrit au su­jet de choses qui volent, comme des chauves-sou­ris, des avions. J’aime les avions, j’aime vo­ler, j’aime par­ti­cu­liè­re­ment le dé­col­lage. Pour­tant, j’avais vrai­ment très peur de vo­ler. Je suis en­core un pe­tit peu ner­veux quand je dois voya­ger en avion, mais pas au­tant qu’avant. J’ai l’im­pres­sion que c’est parce que nous en­trons dans un uni­vers nou­veau en vo­lant parce qu’il est dif­fé­rent du nôtre, re­marque-t-il. J’aime bou­ger... un peu comme Matt Cruse. Je suis in­ca­pable de res­ter en place! »

CRÉA­TURES ÉTRANGES

En voya­geant dans l’es­pace, il fal­lait bien s’at­tendre à ce que Matt Cruse ren­contre quelques créa­tures in­at­ten­dues. Dans les ro­mans pré­cé­dents, il s’agis­sait de créa­tures mi-chat, mi-oi­seau, et d’ou­ra­no­zoaires, une in­quié­tante bes­tiole pour­vue de ten­ta­cules. Au-de­là du ciel nous fait dé­cou­vrir les Éthé­riens, une créa­ture sans membres qui se pro­pulsent en émet­tant de la lu­mière, un peu comme les lu­cioles. «Les Éthé­riens étaient émou­vants à ima­gi­ner parce que c’est dif­fi­cile d’ima­gi­ner un être vi­vant qui puisse sur­vivre dans l’es­pace. Il y a peu de formes de vie – s’il y en a – qui puissent sur­vivre dans un en­vi­ron­ne­ment aus­si stérile. Mais j’avais éta­bli une tra­di­tion dans les livres, pour que Matt et Kate ren­contrent de nou­velles formes de vie in­at­ten­dues et chaque livre ap­porte sa nou­velle créa­ture. Les Éthé­riens ont été les plus dif­fi­ciles à créer. »

Ken­neth Op­pel s’est fait plai­sir en fai­sant évo­luer l’his­toire d’amour de Matt et Kate. « Au-de­là du ciel a été agréable à écrire. Je connais­sais dé­jà très bien Matt et Kate et j’ai­mais beau­coup ces per­son­nages et ça m’a plu de les faire évo­luer dans toutes sortes de si­tua­tions, comme des fêtes et des mo­ments de flirt, mais aus­si en te­nant compte de tous les re­tour­ne­ments que peuvent prendre des re­la­tions hu­maines. J’aime les mettre en scène lors­qu’ils s’aiment et lors­qu’ils ar­gu­mentent et se fâchent. Je les aime, ils sont in­té­res­sants et j’ai ai­mé les voir évo­luer. La re­la­tion de Matt et Kate est d’ailleurs au coeur de ces trois ro­mans.»

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