BOUFFE, SO­LEIL et PLAI­SIR au pe­tit écran

Le Journal de Quebec - Weekend - - TÉLÉVISION - Marie-jo­sée Roy Agence QMI

Un été si­gné M, le nou­veau ma­ga­zine cu­li­naire estival de TVA, ani­mé par Louis-François Mar­cotte, pren­dra l’an­tenne ce mer­cre­di, à 19 h 30.

Fé­brile à l’idée d’en­traî­ner le pu­blic dans cette belle aven­ture, le chef chou­chou des Qué­bé­cois – et des Qué­bé­coises! — nous a par­lé de ce pro­jet en­so­leillé.

Louis-François, peux-tu nous ré­vé­ler quelques se­crets sur la grande pre­mière d’Un été si­gné M?

« Il s’agi­ra d’épi­sodes de 30 mi­nutes où je se­rai seul de­vant la ca­mé­ra, mais, ex­cep­tion­nel­le­ment, pour la pre­mière se­maine, des in­vi­tés vien­dront me re­joindre à la toute fin pour lan­cer l’émis­sion. Ève-Marie Lor­tie, Isa­belle Ra­ci­cot, Dave Mo­ris­sette et An­dré Ro­bi­taille se­ront là, et on a eu beau­coup de plai­sir au tour­nage. C’était bien re­lax. Si­non, je cui­si­ne­rai une sa­lade de me­lon au fe­ta et un fi­let de boeuf. Soit dit en pas­sant, on pour­ra re­trou­ver toutes les re­cettes dans notre nou­veau ma­ga­zine, Si­gné M. »

Ton équipe et toi avez com­men­cé à tour­ner l’émis­sion il y a dé­jà un bon mo­ment. À quoi res­semble ton rythme de tra­vail quo­ti­dien?

« On en­re­gistre dans ma cour. Quand tout le monde ar­rive, il faut pla­cer les ac­ces­soires, mettre la cour belle… Ces jour­nées-là sont très im­pré­vi­sibles. Si on sou­haite avoir un maxi­mum d’en­so­leille­ment, on com­mence au­tour de 10 h et on ter­mine vers 18 h ou 19 h. Gé­né­ra­le­ment, on tourne les mar­dis et les mer­cre­dis, mais cet été, c’est un peu pro­blé­ma­tique parce qu’il ne fait ja­mais beau! (rires) On trouve ça dif­fi­cile. On es­saie par­fois de se re­prendre le ven­dre­di, mais on n’est pas en avance sur nos tour­nages. »

Comment pro­cèdes-tu pour créer tes re­cettes?

« Nous sommes quatre ou cinq per­sonnes af­fec­tées à la créa­tion. Avec moi, il y a Marie-Ève, Yves, Cé­line et My­riam, qui sont des cui­si­niers de for­ma­tion et qui font ça à la té­lé­vi­sion. Je fais sou­vent des tests. On se fait un sou­per et, au­tour d’une bou­teille de vin, on jase de bouffe. On met toutes nos idées en­semble. Moi, j’ex­ploite sou­vent les idées qui me viennent en voyage, chez des amis. Je cui­sine beau­coup à la mai­son, car on re­çoit pas mal. C’est un peu ça, le mo­dèle.

Lors­qu’on conçoit l’émis­sion, on doit aus­si faire ré­gner un cer­tain équi­libre. Je ne peux pas faire 36 re­cettes sem­blables pen­dant les 12 épi­sodes. Il ne faut pas être re­don­dant. On est donc obli­gés d’écrire les titres de toutes nos re­cettes, parce que la di­ver­si­té est im­por­tante pour nous. Dans mon an­cienne émis­sion, je fai­sais tou­jours du bar­be­cue. C’était tou­jours sur le gril. Là, on a une cui­sine ex­té­rieure, plus proche de la mai­son. On a réus­si à trou­ver un bar­be­cue qui ne com­porte pas de toit; alors, ça per­met de mon­trer ce que je suis en train de cuire. Les gens vont voir di­rec­te­ment dans le bar­be­cue. »

Y au­ra-t-il aus­si des des­serts, pour les becs su­crés?

« Il y en a moins. Moi, je ne suis pas du type su­cré. C’est bien dif­fi­cile pour moi de créer des des­serts! »

As-tu par­fois des fous rires pen­dant les en­re­gis­tre­ments?

« Je pense que ce n’est pas si pire que ça! Le luxe de cette émis­sion, c’est que j’y suis proche du té­lé­spec­ta­teur. Je suis dans la bulle des gens. C’est une belle at­mo­sphère, pour moi, d’être dans le sou­ci du dé­tail et la concen­tra­tion. C’est bi­zarre à dire, mais j’aime re­gar­der la ca­mé­ra pour don­ner des dé­tails au pu­blic. J’ai l’im­pres­sion que les gens, bien qu’as­sis dans leur sa­lon, sont seuls avec nous. C’est très spécial. »

Tu animes des émis­sions de cui­sine de­puis main­te­nant quelques an­nées. Con­si­dères-tu que ta mis­sion a évo­lué au fil du temps? Ton style a-t-il chan­gé?

« Moi, ma mis­sion pre­mière, c’est tou­jours d’avoir du plai­sir quand je fais ça. Ce qui a chan­gé, c’est qu’au dé­but, je ne trou­vais pas tou­jours fa­cile de faire de la té­lé­vi­sion. Là, j’ai beau­coup de fun. Je veux seule­ment ac­com­plir mon de­voir, faire vi­brer les gens, vul­ga­ri­ser clai­re­ment la cui­sine et don­ner le goût aux gens, aux jeunes, aux gars de cui­si­ner. Il y a beau­coup d’hommes qui re­gardent ce que je fais et qui m’en parlent après. C’est mon man­dat à temps plein. »

Tu fais cette an­née ton en­trée dans la grande fa­mille du ré­seau TVA. Comment en­tre­vois-tu ce tour­nant?

« C’est une belle étape pour moi. C’est très ex­ci­tant. Le plai­sir est as­sez in­tense, je di­rais. Ce sont vrai­ment de belles équipes et les gens sont gen­tils. On tourne chez moi et c’est fa­cile. Ce n’est pas com­pli­qué du tout. » √ Le ma­ga­zine Si­gné M, où on peut trou­ver les dif­fé­rentes re­cettes et trucs cu­li­naires de Louis-François Mar­cotte, est en vente de­puis le 31 mai. √ L’émis­sion Un été si­gné M se­ra dif­fu­sée à comp­ter de mer­cre­di, 19 h 30, à TVA.

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