Deux jours à SARATOGA SPRINGS

Le Journal de Quebec - Weekend - - VACANCES - Lise Gi­guère Agence Qmi

Em­bar­que­ment pour 48 heures de na­ture, de bien-être, de culture et de jeux dans une ville dans l’État de New York des plus sé­duc­trices.

Au XIXe siècle, la com­bi­nai­son des sources, les confor­tables ins­tal­la­tions et le ca­chet de Saratoga Springs font de cette des­ti­na­tion un in­con­tour­nable pour l’aris­to­cra­tie amé­ri­caine, qui s’y fait éri­ger de luxueuses ré­si­dences d’été.

La construc­tion de l’au­to­route (A-87) re­liant Mon­tréal à New York, celle du Saratoga Per­for­ming Arts (ré­si­dence d'été du New York Phi­lar­mo­nic Or­ches­tra et du New York Ci­ty Bal­let), les nou­veaux in­ves­tis­se­ments dans le Saratoga Race Course, le plus vieil hip­po­drome des USA (1863), et au ca­si­no ont ravivé l’en­goue­ment pour cette ville dé­lais­sée au fil du temps.

JOUR 1 JOUR­NÉE DANS LE PARC

Au le­ver, après un co­pieux pe­tit-dé­jeu­ner, on pro­fite du so­leil pour en­tre­prendre une longue ran­don­née, à pied ou à bi­cy­clette, dans les sen­tiers du Saratoga Spa State Park (2300 acres), dans le­quel jaillissent les sources qui sont à l’ori­gine du dé­ve­lop­pe­ment de cette ville par un cer­tain Gi­deon Put­nam.

C’est éga­le­ment à ces sources qui fusent du sol comme d’un per­co­la­teur que l’on doit au pré­sident Frank­lin D. Roo­se­velt, at­teint de la po­lio et croyant aux bien­faits de ces eaux char­gées de mi­né­raux, d’avoir in­jec­té 5 mil­lions $, une for­tune à l’époque de la Grande Dé­pres­sion, pour la construc­tion d’un vaste com­plexe ins­pi­ré des spas eu­ro­péens.

Le com­plexe com­prend les bâ­ti­ments du Roo­se­velt Bath & Spa (84 salles dont la moi­tié a été ré­no­vée) ; le Simon Ba­ruch Re­search, un bâ­ti­ment ad­mi­nis­tra­tif où dans les an­nées 40 et 50 des cher­cheurs étu­diaient les ef­fets bé­né­fiques de ces eaux ; le Bot­tling Plant, l’an­cienne usine d’em­bou­teillage d’eau de source de­ve­nue le Saratoga Au­to­mo­bile Mu­seum ; le Hall of Springs pour les ré­cep­tions ; sans ou­blier le Gi­deon Put­nam Ho­tel, conçu pour lo­ger l’élite amé­ri­caine qui fré­quen­tait ce lieu où il fal­lait être vu. Sur l’heure du mi­di, ar­rêt au Put­nam’s Res­tau­rant & Bar de ce même hô­tel, ju­di­cieu­se­ment si­tué dans le parc, pour un re­pas lé­ger (vaste choix de sa­vou­reuses sa­lades) avant de re­prendre le sen­tier me­nant aux salles de soins du Roo­se­velt Bath & Spa. Après un bain d’une ving­taine de mi­nutes dans l’eau des sources et un mas­sage d’une heure dans ces an­ciennes salles qu’on a mo­der­ni­sé tout en pré­ser­vant leur au­then­ti­ci­té, on n’a qu’une seule hé­si­ta­tion : vau­drait-il mieux re­tour­ner à la chambre ou op­ter pour la dé­tente au bord de la grande pis­cine vic­to­rienne ?

UN PE­TIT TOUR SUR BROAD­WAY

En soi­rée, après une pro­me­nade dans le Con­gress Park où Gi­deon Put­nam avait ou­vert le tout pre­mier hô­tel sous la mo­que­rie de ses conci­toyens, on conti­nue sur la rue Broad­way où les vieux édi­fices dis­si­mulent des ga­le­ries d’art, de char­mantes pe­tites bou­tiques, des bars, des ca­fés, des ta­vernes et de nom­breux res­tau­rants en tout genre.

Notre choix s’ar­rête sur le Wheat­fields bis­tro-bar et vin, sus­cep­tible de sa­tis­faire tous les goûts puis­qu’on y sert aus­si bien des pâtes que des pois­sons ou des steaks. De plus, les prix sont très rai­son­nables et l’am­biance fort sym­pa­thique.

SOI­RÉE SOUS LES ÉTOILES

Le reste de cette soi­rée étoi­lée exige un re­tour dans le parc pour un concert en plein air sur le ga­zon ou sous le cha­pi­teau du Saratoga Per­for­ming Arts où se sont pro­duites et se pro­duisent tou­jours de nom­breuses ve­dettes in­ter­na­tio­nales (Li­za Mi­nel­li, Yo Yo Ma, Kiss, the Po­lice, etc.) et où se tiennent des fes­ti­vals très cou­rus (fes­ti­val de jazz, food and wine, etc). Cer­tains ha­bi­tués ont pris la pré­cau­tion de ré­ser­ver une suite avec ver­rière au Gi­deon Ho­tel Re­sort & Spa. On les voit confor­ta­ble­ment ins­tal­lés, un verre à la main, as­sis­ter au concert en di­rect de leur chambre. Les chan­ceux !

JOUR 2 UN PEU D’HIS­TOIRE

En avant-mi­di, pen­dant que les ma­niaques de golf partent à la dé­cou­verte du 18 trous consi­dé­ré comme l’un des 10 meilleurs de l'État et ins­tal­lé au coeur du parc, les ama­teurs d’his­toires et d’ar­chi­tec­ture optent pour un cir­cuit gui­dé et com­men­té qui per­met d'ad­mi­rer les belles mai­sons vic­to­riennes, an­ciennes ré­si­dences d’été de la haute bour­geoi­sie amé­ri­caine du XIXe siècle. On fait en­suite un ar­rêt aux dif­fé­rents mu­sées dont les in­con­tour­nables Na­tio­nal Mu­seum of Dance and Hall of Fame et Na­tio­nal Mu­seum of Ra­cing and Hall of Fame, qui rend hom­mage à la pas­sion des che­vaux et des courses qui anime la ville. L’en­goue­ment pour les courses de che­vaux, qui se dé­roulent chaque été, de juillet à la fête du Tra­vail au Saratoga Race Course, contri­bue à dou­bler ou même tri­pler la po­pu­la­tion de cette pe­tite ville d’un peu plus de 25 000 ha­bi­tants, qui re­trouve alors la splendeur d’au­tre­fois.

DES JEUX EN TOUT GENRE

En­fin, on ter­mine cette jour­née par une pe­tite vi­site de cour­toi­sie au Saratoga Ca­si­no & Ra­ce­way où l’on peut prendre un verre dans l’un des bars, man­ger dans l’un des res­tau­rants, ad­mi­rer l’adresse des sul­kys ou se lan­cer à l’as­saut des ma­chines à sous. Si cer­taines ma­chines à sous sont vo­races, celle ayant pour thème les per­son­nages de « Sex and the Ci­ty » semble faire le bon­heur de toutes les femmes pré­sentes. Il est vrai qu’ai­der Sa­man­tha à choi­sir ses sou­liers, Car­rie à trou­ver la meilleure robe ou re­ce­voir des fleurs de Mr. Big a de quoi faire sou­rire et ce, à peu de frais. Des­ti­na­tion idéale pour un sé­jour spa entre co­pines, un week-end romantique ou un sé­jour na­ture, Saratoga Springs vit dans l’ef­fer­ves­cence des courses et des spec­tacles pen­dant la sai­son es­ti­vale, mais s’avère éga­le­ment un lieu fort pri­sé des spor­tifs en hi­ver qui peuvent y pra­ti­quer la ran­don­née et la ra­quette dans les parcs en­nei­gés.

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