ILS CHANTENT LES BEATLES

Pour sou­li­gner le 50e an­ni­ver­saire de la sor­tie du pre­mier simple des Beatles, Love me do, une dou­zaine d’ar­tistes qué­bé­cois ont re­vi­si­té quelques-uns de leurs grands clas­siques, réunis dans un al­bum hom­mage qui sort dans quelques jours. Le pre­mier ex­trai

Le Journal de Quebec - Weekend - - ALBUM HOMMAGE - Agnès Gau­det AGNES. GAU­DET@ QUE­BE­COR­ME­DIA. COM

Come To­ge­ther a été écrite par John Len­non en 1969 lors de son bed-in à Mon­tréal. La chan­son était des­ti­née à ras­sem­bler les gens au­tour de la cam­pagne de l’Amé­ri­cain Ti­mo­thy Lea­ry, sur­nom­mé le « pape du LSD », cé­lèbre par­ti­san des sup­po­sés bien­faits de cette drogue hal­lu­ci­no­gène. Il es­pé­rait de­ve­nir gou­ver­neur de Ca­li­for­nie, mais n’avait pas été élu.

Reste que ce clas­sique des Beatles est pas­sé à l’his­toire et est tou­jours d’ac­tua­li­té. Gré­go­ry Charles, un « méga méga fan » des Beatles l’a re­pris, entre les ré­pé­ti­tions de Star Aca­dé­mie, des spec­tacles so­lo en France et en Asie.

Il a conser­vé l’es­prit ori­gi­nal de cette pièce, en lui ajou­tant une pe­tite touche de blues et gos­pel, avec la par­ti­ci­pa­tion de la chan­teuse Kim Ri­chard­son.

« Quand on m’a of­fert de faire Come to­ge­ther, ces mots ont été ma­giques, ra­conte-t-il. J’ai dit oui tout de suite, “Okay let’s go” et il ne s’est pas­sé que 72 heures avant que je ne l’en­re­gistre. Cette toune re­pré­sente une cer­taine époque, des dé­fis mu­si­caux et les dé­fis so­ciaux du mo­ment. »

LE MÊME ÂGE

Gré­go­ry Charles connaît toutes les chan­sons des Beatles, mais il af­fec­tionne celle-ci tout par­ti­cu­liè­re­ment.

« J’ai l’im­pres­sion qu’elle re­monte à mes tout pre­miers sou­ve­nirs d’écoute, dit-il, quand j’étais pe­tit. Je suis né en 1968 et Ab­bey Road est sor­ti en 1969. On a à peu près le même âge. J’ai l’im­pres­sion que j’ai en­ten­du cette chan­son-là toute ma vie. » « Et puis, j’ai tou­jours fait mon ef­fort mu­si­cal et ar­tis­tique de com­bi­ner mu­siques noire et blanche. Come to­ge­ther, c’est vrai­ment ça ; un texte un peu em­prun­té à Chuck Ber­ry et construite comme Heard It through The Grape Vine de Mar­vin Gaye. Il y a quelque chose de noir et blanc dans cette chan­son-là. Notre version est un peu plus fon­cée. »

CHAN­SON SO­CIALE

Gré­go­ry Charles n’est pas sans sa­voir que cette pièce porte une re­ven­di­ca­tion so­ciale. Elle parle d’ou­ver­ture et de ré­flexion. « C’est in­té­res­sant de consta­ter que qua­rante ans plus tard, le monde ne change pas, in­dique Gré­go­ry en fai­sant al­lu­sion au conflit étu­diant. On cherche tou­jours au­jourd’hui un ter­rain d’en­tente. »

Le chan­teur a d’ailleurs don­né cette se­maine son opi­nion dans le Jour­nal de Mon­tréal. Mais outre le fort mes­sage so­cial de cette chan­son, le chan­teur rap­pelle que Come to­ge­ther est aus­si une pièce sa­vou­reuse.

« Sur le plan épi­cu­rien, c’est une bonne toune d’été qui s’écoute bien sur une ter­rasse en train de si­ro­ter un cock­tail. » Notre mu­sic man ap­pré­cie le cli­vage de jeunes ar­tistes comme Marie-Mai, Nad­ja et Florence K à d’autres comme lui, Marc Dé­ry et Da­niel La­voie, in­con­di­tion­nels des Beatles. Il parle de re­gards neufs et d’autres plus près du son ori­gi­nal.

« Des clins d’oeil et des mo­ments de ten­dresse, in­dique Gré­go­ry. Un Come toge

ther ( ras­sem­blez-vous main­te­nant), qu’on a aus­si ex­pé­ri­men­té entre nous en stu­dio. »

SE RAS­SEM­BLER… AVEC LES SIENS

Gré­go­ry Charles re­tour­ne­ra cet été à New York faire d’autres spec­tacles au Car­lyle Ca­fé et aus­si dans un es­pace plus grand.

Il est sur tous les conti­nents à la fois en ce mo­ment, même à Hong Kong, en Chine où il a pré­sen­té un spec­tacle. En fait, son agen­da est pla­ni­fié jus­qu’à l’été pro­chain.

« Je ne suis pas Cé­line. Je ne fais pas de stades, pré­cise-t-il, mais je suis as­sez chan­ceux, mes af­faires roulent bien. Il y a des an­nées qu’on met des ef­forts sur les autres mar­chés, ça avance len­te­ment mais sû­re­ment.

« Mais ma pré­sence ici est très im­por­tante pour moi. J’ai une mai­son ici, ma blonde a été trans­fé­rée au Ca­na­da. »

Entre les ré­pé­ti­tions de Star Aca­dé­mie, « un col­lec­tif très puis­sant, dit-il, qui va son­ner » et son ga­la Juste pour rire, La Soi­rée Hol­ly­wood, qui se­ra mis en scène par le ci­néaste Érik Ca­nuel, le lan­ce­ment de sa jeune pro­té­gée Isa­bel­la et son fes­ti-

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