Épa­tante Drew Barrymore

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Pe­tite-fille du grand ac­teur John Barrymore et fille de John Drew Barrymore, lui aus­si co­mé­dien, Drew Barrymore a dé­ci­dé­ment de qui te­nir. De­puis ses dé­buts en 1976 dans une pu­bli­ci­té pour chiens, jus­qu’au Grand Mi­racle de Ken Kwa­pis, qui pa­raît en DVD cette se­maine, re­tour sur les grandes étapes de la car­rière d’une ac­trice épa­tante. Avant de faire cra­quer le monde en­tier en pe­tite soeur du hé­ros du my­thique E.T. L’Ex­tra-ter­restre, réa­li­sé en 1982 par son par­rain Ste­ven Spiel­berg, Drew avait fait ses dé­buts au cinéma deux ans plus tôt, dans le fas­ci­nant drame de science-fic­tion Au-de­là du réel de Ken Rus­sell, où elle in­car­nait la pe­tite fille du pro­ta­go­niste joué avec in­ten­si­té par William Hurt.

RÔLE PRIN­CI­PAL

En 1986, Drew Barrymore ob­tient son pre­mier rôle prin­ci­pal, ce­lui d’une fillette jouis­sant de pou­voirs té­lé­pa­thiques qui lui per­mettent d’al­lu­mer des feux à dis­tance dans le drame fan­tas­tique Char­lie, d’après un ré­cit de Ste­phen King (d’où la res­sem­blance thé­ma­tique avec Car­rie). Bien que le film n’ait pas été très bien ac­cueilli, les cri­tiques ont sou­li­gné le jeu tou­chant de Drew dans son rôle de py­ro­mane in­vo­lon­taire, bru­ta­le­ment sé­pa­rée de son père par d’in- sen­sibles agents gou­ver­ne­men­taux.

Mais à l’ado­les­cence, la pré­coce star tombe dans l’en­fer de la drogue et tente même de se sui­ci­der. Après une cure de dés­in­toxi­ca­tion, elle ap­pa­raît dans di­vers thril­lers de sé­ries B ou­bliables. Jus­qu’en 1994 où, forte d’une nou­velle ma­tu­ri­té, elle en­tame un nou­veau droit dans sa car­rière, qui se­ra mar­qué de très rares faux pas. Elle en­chaîne ain­si

Pas be­soin des hommes, un road mo­vie

à sa­veur fé­mi­niste, Les Belles de l’Ouest, un wes­tern ré­vi­sion­niste et

Amour fou, où elle joue avec fièvre une ado­les­cente éva­dée d’un ins­ti­tut psy­chia­trique, qui fuit vers le Mexique avec son pe­tit ami (Ch­ris O’Don­nell). Puis c’est la consé­cra­tion, avec un rôle de pre­mier plan dans la char­mante co­mé­die mu­si­cale Tout le monde dit : I Love

You de Woo­dy Al­len.

SUC­CÈS

Au tour­nant du nou­veau mil­lé­naire, les suc­cès s’ac­cu­mulent pour Drew, des

quels se dé­marquent Le Chan­teur de

noces et 50 Pre­miers ren­dez-vous avec

Adam Sand­ler, les deux Char­lie et ses drôles de dames, Un Bai­ser en­fin, Match par­fait, Couple et cou­plets et sur

tout, À tout ja­mais : Une His­toire de

Cen­drillon, où sa com­po­si­tion pleine de fraîcheur et de sen­si­bi­li­té de la cé­lèbre hé­roïne du conte de Per­rault fait l’una­ni­mi­té. Sans ou­blier une mé­mo­rable pres­ta­tion au dé­but du Fris­sons de Wes Cra­ven, pour le­quel elle avait dé­cli­né le rôle prin­ci­pal, qui a fi­na­le­ment échu à la Ca­na­dienne Neve Camp­bell.

En pa­ral­lèle, Drew Barrymore en­tame en 1999 une fruc­tueuse car­rière de pro­duc­trice, puis en 2009, elle fait ses dé­buts à la réa­li­sa­tion avec l’at­ta­chant Ça

roule, co­mé­die dra­ma­tique cam­pée dans l’uni­vers mé­con­nu du « rol­ler der­by », dans la­quelle elle di­rige avec doig­té la douée El­len Page ( Ori­gine). À 37 ans seule­ment, la ga­mine de E.T. a dé­ci­dé­ment un bel ave­nir de­vant elle !

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