Ch­ris PINE

Sur le site IMDB, on dit de l’ac­teur Ch­ris Pine qu’il est re­con­nu pour ses yeux bleus clairs et pour ses rôles de « per­son­nages char­mants et ai­mables. » Plus main­te­nant...

Le Journal de Quebec - Weekend - - CINÉMA - Liz Braun Agence QMI

Ch­ris Pine joue les nau­fra­gés émo­tion­nels dans Des gens comme nous, un film sur la fa­mille, l’iden­ti­té et la ré­demp­tion. Il est un pe­tit es­croc du nom de Sam qui dé­couvre sa de­mi-soeur (Eli­za­beth Banks), à la mort de son père.

Le film s’at­tarde aux ef­forts de Sam de tis­ser des liens avec cette femme, même si pour ce­la, il de­vra af­fron­ter la vé­ri­té sur sa fa­mille et sur son che­mi­ne­ment per­son­nel. Ceux qui ont vu un Pine drôle dans

C’est la guerre ou guer­rier dans Star Trek se­ront agréa­ble­ment sur­pris par ce film.

PÉ­TRI DE FAILLES

Au cours d’un en­tre­tien té­lé­pho­nique avec Pine, l’ac­teur a ex­pli­qué que Des gens comme nous est l’his­toire de per­son­nages pé­tris de failles, et c’est exac­te­ment ce qui l’a at­ti­ré vers le pro­jet.

« C’est tou­jours plus in­té­res­sant de cam­per un per­son­nage qui évo­lue de AàZ », a dit l’ac­teur, « et si Sam ne par­vient pas à Z, il cherche néan­moins déses­pé­ré­ment à s’y rendre. »

Pine a dit s’être sen­ti pro­tec­teur de Sam, un pe­tit vite ha­bi­té d’une éner­gie ner­veuse que l’ac­teur as­so­cie à une forme de dé­pen­dance. « Voi­ci un gars qui, lorsque sa co­pine lui an­nonce la mort de son père, ré­pond, “Qu’est-ce qu’on mange ce soir?” Il se sent cou­pé de ses émo­tions. Sous le ver­nis, il cache une dou­leur in­tense et la peine pro­fonde de l’aban­don. J’aime l’évo­lu­tion du per­son­nage dans le film, et ce qu’il de­vient à la fin de l’his­toire. »

Pine est né à Los An­geles. Il a fait des études en lit­té­ra­ture à l’uni­ver­si­té de la Ca­li­for­nie (Ber­ke­ley), et a éga­le­ment fré­quen­té l’ame­ri­can Con­ser­va­to­ry Theatre, à San Fran­cis­co. Il a fait ses dé­buts à l’écran dans di­verses sé­ries té­lé­vi­sées, et en 2004, il a ob­te­nu son pre­mier rôle dans le film Le jour­nal d’une prin­cesse 2 : Les fian­çailles royales.

Par­mi les autres films aux­quels il a en­suite par­ti­ci­pé : C’est bien ma chance !, avec Lind­say Lo­han, À fond de train, avec Den­zel Washington, Coup fu

mant, Small Town Sa­tur­day Night et Dé­gus­ta­tion choc.

Pine a tra­vaillé ré­gu­liè­re­ment de­puis une di­zaine

d’an­nées, et son rôle dans Star Trek, en 2009, l’a fait connaître à la pla­nète cinéma.

TROI­SIÈME GÉ­NÉ­RA­TION

On lui a sou­vent po­sé des ques­tions sur la suite de

Star Trek, un film at­ten­du en 2013. Pine dé­crit l’at­mo­sphère du pro­jet comme celle d'un « pe­tit film s’ap­puyant sur de so­lides per­son­nages. » Ré­cem­ment, il a dit en en­tre­vue que « sans un scé­na­rio s’ap­puyant sur des per­son­nages bien dé­fi­nis et les connexions émo­tives que ce­la im­plique, on peut faire sau­ter tout ce qu’on veut à l’écran, et per­sonne ne s’en sou­cie­ra. Les gens aiment les bonnes his­toires, plus que les grosses ex­plo­sions. » Par contre, il a aus­si confir­mé que la suite de Star

Trek com­por­te­ra une gé­né­reuse por­tion d’ex­plo­sions et des scènes qui im­pres­sion­ne­ront les ci­né­philes. D’ici peu, Pine prê­te­ra sa voix à Jack Frost, dans le film d’ani­ma­tion Le ré­veil des gar­diens, et il tien­dra la ve­dette de Man­ti­vi­ties, une co­mé­die in­dé­pen­dante qu’il a co­écrite.

À titre d’ac­teur de troi­sième gé­né­ra­tion, dans la fa­mille, Pine dit que son choix de car­rière était « pro­ba­ble­ment in­évi­table. » Mal­gré ce­la, il a at­ten­du jus­qu’à l’uni­ver­si­té avant de s’in­té­res­ser au mé­tier. Être ac­teur « fait ap­pel à di­vers as­pects et in­té­rêts. D’un point de vue in­tel­lec­tuel, j’adore lire des scé­na­rios et les ana­ly­ser, et je me suis ren­du compte que jouer me pro­cure un plai­sir in­tense. Et j’aime le dé­fi que ce­la re­pré­sente.

« Sou­vent, je pense au fait que le mé­tier d’ac­teur com­bine à mer­veille corps et es­prit. Il faut une in­tel­li­gence cer­taine pour ar­ri­ver à com­prendre et à struc­tu­rer un per­son­nage dans le contexte de son his­toire, mais en­suite, il faut une ou­ver­ture in­croyable dans le corps et le coeur pour réus­sir à rendre le per­son­nage de fa­çon cré­dible. C’est une belle quête. »

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