SANS QUEUE NI TÊTE

Le Journal de Quebec - Weekend - - CINÉMA - Isa­belle Hontebeyrie Agence QMI

Film de Ste­ven So­der­bergh. Avec Chan­ning Ta­tum, Alex Pet­ty­fer et Mat­thew McCon­nau­ghey. Mal­gré la pré­sence de Chan­ning Ta­tum, Alex Pet­ty­fer et Mat­thew McCon­nau­ghey de­vant la ca­mé­ra ain­si que celle de Ste­ven So­der­bergh à la réa­li­sa­tion, Ma­gic Mike est un des na­vets de l’an­née.

En voyant Ma­gic Mike, j’avais la ferme in­ten­tion de m’amu­ser, un peu comme si je me payais une soi­rée au Club 281. Une de­mi-heure après le dé­but de la pro­jec­tion, je me suis de­man­dé si le film avait un but. Une autre de­mi-heure plus tard, on doute que Ste­ven So­der­bergh soit le réa­li­sa­teur de cette his­toire sans queue (le jeu de mots est vou­lu) ni tête. Et une tren­taine de mi­nutes plus tard, rien ne pou­vait sau­ver la sauce : le tout est un vé­ri­table gâ­chis.

IDÉE SÉ­DUI­SANTE

L’idée de dé­part est sé­dui­sante – la vie d’un dan­seur nu – et a de quoi émous­tiller les filles. La dis­tri­bu­tion fait sa­li­ver : Chan­ning Ta­tum ( G.I. Joe), Alex Pet­ty­fer ( Nu­mé­ro 4), Mat­thew Mc­Co­nau­ghey, Joe Man­ga­niel­lo (le loup-ga­rou de True Blood). Le réa­li­sa­teur, Ste­ven So­der­bergh ( Hay­wire, Traf­fic ou Erin Bro­cko­vich) n’est quand même pas n’im­porte qui et, sans es­pé­rer un long-mé­trage de qua­li­té « Os­cars », on ne s’at­tend quand même pas à un film aus­si in­si­pide.

Pour­tant, c’est ce qui se pro­duit. Sous cou­vert de suivre le Ma­gic Mike (Chan­ning Ta­tum) du titre, un tren­te­naire qui a d’autres am­bi­tions que d’être l’at­trac­tion prin­ci­pale dans un bar de dan­seurs nus di­ri­gé par Dal­las (Mat­thew Mc­Co­nau­ghey), on a droit à des sous-in­trigues qui partent dans tous les sens et qui ne servent à rien. Comme ce pe­tit jeune (Alex Pet­ty­fer) qui tente sa chance sur scène et tombe dans la drogue, ou sa grande soeur (Co­dy Horn) qui se fait du sou­ci pour lui et dont Mike tombe amou­reux, ou en­core le Dal­las en ques­tion qui veut dé­mé­na­ger le club à Mia­mi pour en ac­croître le suc­cès.

Le tout est, de plus, mal fil­mé. Pas­sé deux ou trois nu­mé­ros, les strip-teases se font tel­le­ment ré­pé­ti­tifs qu’ils laissent de glace. Au­cun hu­mour ne vient agré­men­ter ce scé­na­rio abo­mi­nable.

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