Qua­trième al­bum solo

Vingt ans après la sor­tie de Amu­sed To Death, Ro­ger Wa­ters a fi­na­le­ment trou­vé l’ins­pi­ra­tion pour en­re­gis­trer un qua­trième al­bum solo.

Le Journal de Quebec - Weekend - - ROGER WATERS - Cé­dric Bélanger Le Jour­nal de Qué­bec

Apôtre de l’al­bum concept, le Bri­tan­nique de 68 ans était à la re­cherche d’un « thème cen­tral » au­tour duquel il pour­rait bri­co­ler un al­bum. L’ins­pi­ra­tion lui est ve­nue, ra­conte-til, quand la tour­née The Wall sillon­nait les grandes villes d’Amé­rique du Sud.

« J’ai com­men­cé à écrire une chan­son. J’y ai tra­vaillé pen­dant quelques se­maines puis je l’ai mon­trée au groupe. Nous nous sommes as­sis en­semble lors d’un dî­ner et l’avons jouée en­semble avec les vo­ca­listes. Ça m’a pro­cu­ré un en­thou­siasme pour faire un al­bum plus tôt que tard. »

Plu­sieurs des chan­sons qu’il a écrites au cours des dix der­nières an­nées semblent, ob­serve Wa­ters, col­ler à cette fa­meuse pièce.

« Je suis donc confiant que je vais en­re­gis­trer un autre al­bum, plus tôt que tard. En fait, j’ai même com­men­cé à cher­cher des col­la­bo­ra­teurs. Je ne veux pas nom­mer de noms, mais il y a quelques pro­duc­teurs à qui j’ai en­vie de par­ler. »

L’ÉDU­CA­TION

Quel est donc ce fa­meux thème cen­tral? Wa­ters n’a pas vou­lu en dé­voi­ler beau­coup si ce n’est qu’il se pose des ques­tions sur com­ment la géo­gra­phie in­fluence nos croyances re­li­gieuses et po­li­tiques. Il met en lu­mière qu’un même in­di­vi­du né au Ca­na­da et un autre né dans le golfe Per­sique au­ront chacun un en­semble des croyances dif­fé­rentes qui se­ra dû à leur lieu de nais­sance et l’édu­ca­tion qu’ils au­ront re­çue de leurs pa­rents.

« Je crois que nous de­vons nous at­tar­der à la fa­çon dont les en­fants ap­prennent. C’est à ce su­jet que je veux écrire et c’est ce qui me pré­oc­cupe », dit Ro­ger Wa­ters.

PINK FLOYD? OU­BLIEZ ÇA!

Si sa car­rière solo l’en­thou­siasme, re­for­mer Pink Floyd ne l’in­té­resse pas une se­conde. Tous ceux qui rêvent de le re­voir faire équipe avec Da­vid Gil­mour et Nick Ma­son peuvent en faire leur deuil.

« Outre notre apparition à Live 8, c’est ter­mi­né de­puis 1982. Ou 81. Cette obsession des gens qui aiment nos disques à pro­pos d’une réunion de Pink Floyd est étrange. Il y a des rai­sons qui ex­pliquent notre sé­pa­ra­tion et elles n’ont pas chan­gé. C’était ma­gni­fique d’être sur scène avec les gars une der­nière fois et ce fut une très belle tom­bée de ri­deau », dit ce­lui qui lit tous les com­men­taires sur sa page Fa­ce­book de fans qui se dé­so­lent que Gil­mour ne soit pas sur scène avec lui.

« Ou­bliez ça, tonne-t-il. C’est stu­pide. En plus, cer­tains d’entre nous sont morts. Quand les gens vieillissent, ils prennent des di­rec­tions dif­fé­rentes et c’est sain. Se sé­pa­rer était la chose saine à faire. Res­ter en­semble pour faire quelques dol­lars au­rait été mal­sain. Plu­sieurs groupes le font, je ne les nom­me­rai pas, et c’est mal­sain, à mon point de vue. »

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