Une lé­gende du soul sur les Plaines

Le Journal de Quebec - Weekend - - MUSIQUE - Cé­dric Bélanger Le Jour­nal de Qué­bec

C’est l’in­vi­té que per­sonne n’at­ten­dait sur les plaines d’Abra­ham. Près de vingt ans après avoir connu son heure de gloire avec les suc­cès Hel­lo et All Night Long, Lio­nel Ri­chie se paye la grande scène du Fes­ti­val d’été, le 7 juillet.

Quand on pense à Lio­nel Ri­chie, des images des Com­mo­dores nous viennent évi­dem­ment en tête. La for­ma­tion funk et soul a col­lec­tion­né les tubes dans les an­nées 1970, leur plus cé­lèbre étant Three Times a La­dy.

Puis, on pense aux an­nées 1980, à sa car­rière solo et à ses chan­sons qui l’ont pro­pul­sé au som­met des pal­ma­rès à une époque où la mu­sique pop en­va­his­sait la té­lé­vi­sion par le biais des chaînes pré­sen­tant des vi­déo­clips.

Dans le sillage de Mi­chael Jack­son, Lio­nel Ri­chie a com­po­sé une grande par­tie de la trame so­nore de cette my­thique dé­cen­nie : Tru­ly, Dan

cing on the Cei­ling, Pen­ny Lo­ver, Hel­lo (et son fa­meux clip met­tant en scène une aveugle sculp­tant son vi­sage), All Night Long, Run­ning With

the Night, Say You Say Me, le duo End­less Love,

avec Dia­na Ross.

STAR ACA­DÉ­MIE LE RE­LANCE

Or, même s’il n’a ja­mais ces­sé de faire de la mu­sique, Lio­nel Ri­chie est tom­bé dans l’ou­bli, du moins pour une bonne par­tie du pu­blic. Ses al­bums rem­por­taient un cer­tain suc­cès, mais ne se his­saient plus dans les pre­mières places des pal­ma­rès.

C’était le cas au Qué­bec, où son nom n’évo­quait plus que de loin­tains, quoique agréables pour plu­sieurs, sou­ve­nirs.

Puis, il y a eu ce pas­sage à Star Aca­dé­mie, le 18 mars. On le sait, tous les ar­tistes qui passent par l’émis­sion phare de TVA voient leurs ventes de disques ex­plo­ser. Tiens donc, Lio­nel Ri­chie lan­çait jus­te­ment un nou­vel al­bum dans les jours sui­vants sa pres­ta­tion dans les stu­dios Mel’s.

Tus­ke­gee (le nom de sa ville na­tale, en Ala­ba­ma) a ra­pi­de­ment at­teint la pre­mière po­si­tion des pal­ma­rès des ventes.

Le suc­cès a été tel que lorsque le Fes­ti­val d’été s’est re­trou­vé avec un trou dans sa grille-ho­rai- re, le 7 juillet, c’est vers lui que le co­or­don­na­teur à la pro­gram­ma­tion, Louis Bel­la­vance, s’est tour­né. Le spec­tacle de Ri­chie se­ra une ex­clu­si­vi­té es­ti­vale pour le FEQ puisque ce n’est qu’à l’au­tomne qu’il amor­ce­ra la tour­née de l’al­bum

Tus­ke­gee.

LE COUN­TRY LUI RE­VIENT

Si Ri­chie joue­ra en toute lo­gique tous ses plus grands suc­cès sur les Plaines, il de­vrait aus­si nous faire dé­cou­vrir les pièces à sa­veur coun­try de

Tus­ke­gee.

Dans une en­tre­vue qu’il a ac­cor­dée au To­ron

to Sun, en mars, le chan­teur amé­ri­cain a af­fir­mé qu’il ne fal­lait pas se sur­prendre de le voir dé­lais­ser la mu­sique soul pour le coun­try.

« J’ai tou­jours été coun­try : j’ai gran­di dans ce mi­lieu. La pop ne m’est pas ve­nue na­tu­rel­le­ment. Pas plus qu’être un chan­teur de R&B. Je ne suis pas un chan­teur de soul. Je suis un conteur. Lorsque j’étais jeune, en Ala­ba­ma, nous écou­tions ce qui jouait à la ra­dio, des ar­tistes comme Pat­sy Cline ou John­ny Cash. » √ Lio­nel Ri­chie a ré­cem­ment été in­tro­ni­sé au Apol­lo Le­gends Hall of Fame, à New York. Il se­ra en spec­tacle sur les Plaines sa­me­di pro­chain.

√ Sa fille adop­tive, Ni­cole Ri­chie, est une chan­teuse, ac­trice et sty­liste, mais elle est sur­tout connue pour ses frasques rap­por­tées par les ta­bloïds. Ni­cole est la filleule de Mi­chael Jack­son.

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