Évé­ne­ment unique au monde

Plus de 300 spec­tacles dont cer­tains met­tant en ve­dette les plus grands noms de l'in­dus­trie mu­si­cale. Sur dix scènes. Pen­dant onze jours. Pour 65 $. Un évé­ne­ment unique au monde, le Fes­ti­val d'été de Qué­bec? Oui, af­firme le di­rec­teur gé­né­ral Da­niel Gé­lin

Le Journal de Quebec - Weekend - - FESTIVAL D' ÉTÉ DE QUÉBEC - CE­DRIC.BE­LAN­GER@JOUR­NAL­DE­QUE­BEC.COM

« Jus­qu'à main­te­nant, je n'ai pas vu d'équi­valent ailleurs », dit-il, avant de se lan­cer dans une énu­mé­ra­tion de ce qui dis­tingue le Fes­ti­val d'été, qui fête cette an­née son 45e an­ni­ver­saire, de ses pairs.

« La di­ver­si­té mu­si­cale, la qua­li­té des têtes d'af­fiche, le lieu, l'en­vi­ron­ne­ment, la sé­cu­ri­té, le prix des billets. Il n'y a pas grand monde sur la pla­nète qui a ac­cès à un évé­ne­ment comme ce­lui qui est of­fert au pu­blic de Qué­bec. »

Le prin­ci­pal avan­tage du FEQ, sou­met Da­niel Gé­li­nas, est de per­mettre aux fes­ti­va­liers de dé­cou­vrir des ar­tistes sans que ça leur coûte une for­tune.

« John­ny Hal­ly­day est le meilleur exemple. Le meilleur en­droit pour le faire avec sa grosse pro­duc­tion, c'est au FEQ parce que tu n'es pas obli­gé de payer 150 $ pour le voir. Le FEQ a aus­si été le meilleur en­droit pour re­par­tir Ramm­stein en Amé­rique du Nord parce que la moi­tié des spec­ta­teurs ne les connais­saient pas. Ils ont lais­sé leur cu­rio­si­té s'ex­pri­mer et sont ve­nus voir. »

DES BONNES FOULES CHAQUE SOIR

Du 5 au 15 juillet, les plaines d'Abra­ham, site des grands spec­tacles du FEQ, re­ce­vront la vi­site de LMFAO, Lio­nel Rit­chie, Bon Jovi, Hal­ly­day, Skrillex et Ae­ros­mith, entre autres grosses poin­tures.

Aux yeux de Da­niel Gé­li­nas, la pro­gram­ma­tion 2012 a l'avan­tage d'être plus équi­li­brée que celle de 2011, alors que l'at­ten­tion avait été po­la­ri­sée au­tour des pres­ta­tions d'El­ton John et Me­tal­li­ca. Le ré­sul­tat sou­hai­té par le FEQ? Plus de vi­sites par fes­ti­va­lier, ce qui as­su­re­rait de « très bonnes foules » tous les soirs.

« L'an der­nier, quand on a fait le bi­lan après le fes­ti­val, on a sta­tué qu'on vou­lait une pro­gram­ma­tion qui pou­vait nous per­mettre d'at­ti­rer entre 60 000 et 80 000 per­sonnes par soir. En 2010, on a eu 1,475 mil­lion d'en­trées, contre 1,1 mil­lion en 2011. Les gens sont donc ve­nus moins sou­vent en 2011 et c'est ce qu'on veut amé­lio­rer », in­dique Gé­li­nas, qui parle pour 2012 de « sept à huit soi­rées ga­ran­ties en terme de têtes d'af­fiche ».

Même si tous les lais­sez-pas­ser sont ven­dus, il de­meure en­core pos­sible de se pro­cu­rer des billets d'un soir, sauf pour les spec­tacles de Bon Jovi, LMFAO et Ae­ros­mith.

« On a énor­mé­ment de de­mandes pour The Off­spring sur nos billets quo­ti­diens. On sait que ça va être très fort et ça nous dit qu'il y a plu­sieurs soirs qui sont très re­cher­chés par le pu­blic. »

POUR TOUS LES ÂGES

Da­niel Gé­li­nas s'est dit très sa­tis­fait du tra­vail du nou­veau co­or­don­na­teur à la pro­gram­ma­tion, Louis Bel­la­vance, qui a su bâ­tir un ali­gne­ment qui re­joint tous les groupes d'âge.

Les ir­ri­tants qui ont me­né au congé­die­ment de Do­mi­nique Gou­let sont-ils choses du pas­sé avec M. Bel­la­vance? Da­niel Gé­li­nas pré­fère ne pas par­ler de ce su­jet, di­sant sim­ple­ment que « la page a été tour­née ».

Le pa­tron du FEQ af­fiche la même pru­dence lors­qu'on lui de­mande s'il en­tend pré­sen­ter de nou­veau en 2013 un show concept pour la soi­rée d'ou­ver­ture du fes­ti­val, comme c'est le cas de­puis trois ans avec des ar­tistes du Qué­bec, de la France et, cette an­née, de la fran­co­pho­nie.

« Il y a trop d'im­pé­ra­tifs qui in­fluencent ce genre de pro­duc­tion, dont la té­lé et nos par­te­naires. C'est très dif­fi­cile de dire si on va re­ve­nir l'an pro­chain. »

RO­GER WA­TERS SUR LES PLAINES

Pour la pre­mière fois de son his­toire, le Fes­ti­val d'été pré­sen­te­ra un spec­tacle payant en de­hors des dates of­fi­cielles de l'évé­ne­ment quand Ro­ger Wa­ters ins­tal­le­ra The Wall sur les plaines d'Abra­ham, le 21 juillet. Se­lon Da­niel Gé­li­nas, il ne faut ce­pen­dant pas y voir un « klon­dike en train de s'ou­vrir sur les Plaines ».

« Tout ce qu'on pros­pecte, c'est pour les mettre dans l'évé­ne­ment. C'est notre priorité. Et puis, com­bien y a-t-il de spec­tacles qui tournent sur la pla­nète qui peuvent vendre plus de 60 000 billets et sont dis­po­nibles? », sou­met-il, ques­tion de mon­trer que de telles op­por­tu­ni­tés sont rares.

Pour ce qui est d'in­ves­tir le Co­li­sée Pep­si, M. Gé­li­nas as­sure que le FEQ n'a pas l'am­bi­tion de de­ve­nir l'even­ko de l'Est du Ca­na­da.

Par contre, ajoute-t-il, « compte te­nu de nos contacts pri­vi­lé­giés avec des agences, peu­têtre qu'à un mo­ment don­né les choses vont nous être of­fertes, plu­tôt que le contraire, à cause de notre sa­voir-faire. »

DA­NIEL GÉ­LI­NAS

Cé­dric Bélanger

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