ÉRIC LA­POINTE, der­rière le ro­ckeur

Il au­ra fal­lu qu’il de­vienne coach à La Voix pour qu’Éric La­pointe dé­voile sa na­ture pro­fonde et que le pu­blic ap­prenne à mieux le connaître.

Le Journal de Quebec - Weekend - - TÉLÉVISION - Sa­muel Pradier Agence QMI

Sous ses ha­bits de ro­ckeur se cache un ar­tiste sen­sible, pro­fond et ou­vert sur toutes sortes de mu­siques.

Pour cette deuxième sai­son dans le fau­teuil de coach, Éric avoue qu’il est beau­coup plus à l’aise et qu’il se laisse da­van­tage al­ler.

«Ça reste que ce n’est tou­jours pas ma zone de confort, avoue-t-il d’em­blée. Je suis tou­jours plus à l’aise de chan­ter que de re­gar­der les autres chan­ter. L’an­née pas­sée, j’étais nou­veau, plus ner­veux et moins à l’aise. Cette sai­son, je suis plus calme et plus confiant en mes moyens. Je veux sim­ple­ment m’amu­ser.»

Au fil des au­di­tions à l’aveugle, on a ap­pris à dé­cou­vrir un chan­teur plus sen­sible et ré­flé­chi, et avec par­fois des goûts mu­si­caux très éloi­gnés de son image. Et il y a sû­re­ment en­core plein de choses que le pu­blic ne connaît pas sur Éric La­pointe.

«Au fil des ans, on m’a cam­pé dans le per­son­nage du ro­ckeur al­coo­lique. Si La Voix peut ame­ner des gens à tendre un peu plus l’oreille sur ce que je fais comme mu­sique, sans te­nir compte des pré­ju­gés du per­son­nage créé par les mé­dias, tant mieux.»

S’il se livre to­ta­le­ment et ou­ver­te­ment dans ses chan­sons et sur scène, le chan­teur a en- core du mal à par­ler de lui dans la vraie vie.

«Je suis un gars qui a un peu de dif­fi­cul­té à s’ex­pri­mer au quo­ti­dien, c’est pour ce­la que j’ai res­sen­ti le be­soin de chan­ter. J’ai tou­jours été un peu trau­ma­ti­sé par les en­tre­vues, je suis donc tou­jours sur mes gardes.»

SANS RE­TE­NUE

Dans le contexte de La Voix, le fait d’avoir tou­jours un mi­cro et d’être en per­ma­nence sui­vi par une ca­mé­ra lui a per­mis de faire tom­ber ses bar­rières.

«Il y a plein de choses que je garde en­core pour moi. Mais mon cô­té na­tu­rel fi­nit par res­sor­tir. Pen­dant le tour­nage de l’émis­sion, j’ou­blie que j’ai un mi­cro sur moi et on me dé­couvre comme je suis au quo­ti­dien.»

Après la pre­mière sai­son de La Voix, il avait dé­jà consta­té que son image avait chan­gé aux yeux du pu­blic. Les ré­ac­tions sont dif­fé­rentes et il voit même de nou­velles per­sonnes as­sis­ter à ses spec­tacles.

«Il y a plein de gens qui m’abordent en me di­sant que leur per­cep­tion de moi a chan­gé avec La Voix. Je le sens aus­si dans les spec­tacles. Il y a vrai­ment du monde qui s’est in­té­res­sé à ce que je fai­sais comme mu­sique en chan­geant leur vi­sion de moi.»

«Au fil des ans, on m’a cam­pé dans le per­son­nage du ro­ckeur al­coo­lique. Si La Voix peut ame­ner des gens à tendre un peu plus l’oreille sur ce que je fais comme mu­sique, sans te­nir compte des pré­ju­gés du per­son­nage créé par les mé­dias, tant mieux.» – Éric La­pointe

Éric La­pointe fé­li­cite Syl­vain Au­clair, un membre de son équipe cette sai­son.

PHO­TO COUR­TOI­SIE OSA IMAGES

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