CHARLES LA­FOR­TUNE

LE GRAND FRÈRE DES CAN­DI­DATS

Le Journal de Quebec - Weekend - - TÉLÉVISION - Sa­muel Pradier Agence QMI

Les au­di­tions à l’aveugle ont été un mo­ment fort de La Voix pour Charles La­for­tune. Il a ac­cueilli les can­di­dats et leurs fa­milles et a dû com­po­ser avec les émo­tions des uns et des autres.

Mais ce n’était que le point de dé­part d’une re­la­tion que l’ani­ma­teur va tis­ser avec cha­cun des par­ti­ci­pants. «C’est in­tense parce qu’il y a eu beau­coup d’ap­pe­lés et peu d’élus, a ex­pli­qué l’ani­ma­teur. Je me suis ra­pi­de­ment aper­çu que je de­vais être pré­sent et le vivre comme eux. J’étais plein de com­pas­sion et j’ai eu la chance de pou­voir en­trer dans la bulle des fa­milles.» Avec ceux qui pour­suivent l’aven­ture, Charles va en­suite tis­ser des liens étroits, qui dé­bordent par­fois même le cadre de l’émis­sion. «Je de­meure tou­jours un peu le grand frère des can­di­dats. Je suis là pour eux, pour les ras­su­rer, pour leur dire de don­ner le meilleur d’eux-mêmes. Je suis une grande épaule, j’es­saie de les re­mettre en confiance. Pour moi, l’im­por­tant est qu’ils soient bons. C’est ce que le pu­blic at­tend aus­si.»

Une fois l’émis­sion ter­mi­née, il n’hé­site pas à suivre leurs par­cours, quitte à leur don­ner un coup de main sur les ré­seaux so­ciaux. Faut dire qu’avec 104 000 abon­nés sur Twit­ter et près de 26 000 sur Fa­ce­book, Charles a un contact di­rect avec le pu­blic.

«Il y a des liens qui se tissent. Je les en­cou­rage beau­coup à s’au­to­pro­duire, je re­laie leurs vi­déos ou leurs chan­sons sur les ré­seaux so­ciaux. Je les en­cou­rage, car c’est un mé­tier tel­le­ment dif­fi­cile. Ça m’émeut aus­si de les voir évo­luer. Je re­pense à Va­lé­rie Car­pen­tier, la pre­mière an­née, qui était toute pe­tite et toute ti­mide. La voir s’épa­nouir et prendre confiance en elle, ça me fait vrai­ment plai­sir.»

DUELS

Dès l’étape des duels, qui com­mence de­main, le rôle de Charles évo­lue dans l’émis­sion. Il pré­sente les nu­mé­ros, mais il va aus­si en cou­lisse tâ­ter le pouls des par­ti­ci­pants avant qu’ils ne montent dans l’arène.

«Je leur de­mande sou­vent de me dé­crire la voix l’un de l’autre. Il ar­rive par­fois qu’ils dé­couvrent des choses, parce qu’ils ne se connaissent pas tou­jours. Les can­di­dats ré­agissent vrai­ment de ma­nière dif­fé­rente à la pres­sion des duels. Il y en a qui sont très com­pé­ti­tifs, on sent qu’ils sont dé­jà dans le com­bat. D’autres ont de la mi­sère avec ça, ils pensent que c’est d’abord un duo.»

Quant à l’ani­ma­teur, être à la tête de l’émis­sion qué­bé­coise qui en­re­gistre les plus grosses cotes d’écoute ne lui met au­cune pres­sion.

«En té­lé, la pres­sion vient quand tu animes une émis­sion qui ne marche pas. Tu pé­dales dans le beurre, tu tra­vailles fort pour rien. Quand tu animes une émis­sion qui a du suc­cès, tu es juste dans le bon­heur. Et je suis ac­tuel­le­ment dans ce plai­sir­là, d’au­tant plus que c’est une émis­sion d’équipe.»

En plus d’ani­mer La Voix à TVA, Charles La­for­tune ani­me­ra l’émis­sion SNL Qué­bec, ce sa­me­di 21 fé­vrier, à 21 h, à Té­lé-Qué­bec. Alex Nevs­ki, un des men­tors de La Voix, en se­ra l’in­vi­té mu­si­cal.

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