« SEXY, AU­JOURD’HUI »

De­puis la ving­taine, Nad­ja sait per­ti­nem­ment qu’elle ne cor­res­pond pas au stan­dard de beau­té des ma­ga­zines. Mais elle a me­né un com­bat in­té­rieur pour se sen­tir belle, coûte que coûte. Elle par­tage main­te­nant ses trucs sur son site web vi­ve­le­glam.com.

Le Journal de Quebec - Weekend - - NEWS - Éli­za­beth Mé­nard Le Jour­nal de Mon­tréal vi­ve­le­glam.com

«Quand je chante, je n’ai pas en­vie de pen­ser qu’on voit peut-être mes poi­gnées d’amour, ça me dé­con­centre», avoue la chan­teuse, en en­tre­vue avec Le Jour­nal.

«Moi je fais de la mu­sique dans la vie, je ne suis pas man­ne­quin. Mais si je ne me sens pas belle, ça af­fecte ma per­for­mance. Donc par dé­pit, par agres­si­vi­té, je me suis dit: non, moi je veux être belle. C’était un com­bat, une ba­taille in­té­rieure», dit-elle avec ani­ma­tion, les yeux pé­tillants.

TAILLE PLUS

Nad­ja a com­men­cé à prendre du poids quand elle était dans la ving­tai- ne. «Je me rap­pelle la pre­mière fois que je suis en­trée dans un ma­ga­sin taille plus. Ça m’a pris tout mon pe­tit change, psy­cho­lo­gi­que­ment, pour m’y rendre. J’avais des sueurs, j’avais honte. Quand j’ai en­fin ache­té les vê­te­ments, j’ai je­té le sac en ar­ri­vant à la mai­son, pour que per­sonne ne voie où j’avais ache­té ces vê­te­ments», ra­con­tet-elle.

Pour elle, c’était comme un échec. «C’est comme si, en al­lant là, je me ré­si­gnais, se sou­vient-elle. On se dit tout le temps: non, je n’achè­te­rai pas de nou­veaux vê­te­ments, je vais mai­grir. Je vais me mettre au ré­gime lun­di. Je ne veux pas in­ves­tir.»

Mais elle a ra­pi­de­ment com­pris qu’el-

le doit se sen­tir bien dans sa peau, même si elle n’a pas son poids rê­vé. «Ce que je com­prends en vieillis­sant, c’est que c’est main­te­nant, la vie. C’est main­te­nant que je veux être belle. Et je m’en fous du nu­mé­ro dans l’éti­quette si le vê­te­ment me fait bien. De­main est un autre jour. Peut-être que je vais perdre 50 livres cette an­née, je ne sais pas. Mais au­jourd’hui, ce n’est pas parce que je veux être bien dans ma peau que je me ré­signe», dit-elle.

SE DON­NER LES MOYENS

Nad­ja a donc com­men­cé à ma­ga­si­ner aux États-Unis, sur le web, à dis­cu­ter avec des sty­listes, à mo­di­fier cer­tains vê­te­ments, etc. «Par exemple, je n’étais pas ca­pable de me trou­ver une botte qui me zippe jus­qu’au ge­nou. Je me suis dit: c’est pas vrai que je n’ai pas le droit de por­ter des bottes aux ge­noux, ra­conte-t-elle. Donc, aux grands maux, les grands re­mèdes, j’en ai com­man­dé sur in­ter­net des États-Unis. C’est comme ça que j’ar­rive à ne pas m’api­toyer sur mon sort.»

La chan­teuse af­firme qu’elle re­çoit beau­coup de mes­sages de femmes qui veulent connaître ses trucs, sa­voir où elle ma­ga­sine et comment elle agence ses vê­te­ments. Ces in­for­ma­tions se re­trou­ve­ront toutes sur son site web.

«Je m’adresse à la femme qui veut al­ler dans un 5 à 7 avec ses amies. Je veux lui mon­trer qu’on peut être sexy au­jourd’hui. Ça ne veut pas dire qu’on ne peut pas mai­grir. Mais c’est ce soir que tes chums de filles sortent et vont “crui­ser”, et c’est ce soir que tu as be­soin de te sen­tir belle. Pas be­soin de mettre sa vie en stand

by parce qu’on es­saie de mai­grir», dit-elle.

De­puis l’an­née der­nière, Nad­ja

est égé­rie pour Claire-France. Elle a éga­le­ment une chro­nique

beau­té à 2 Filles le ma­tin.

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