Le grand re­tour DES GAU­LOIS

Que les ama­teurs (jeunes ou vieux) du guer­rier gau­lois et de son co­pain li­vreur de men­hirs se ré­jouissent. Astérix et Obé­lix ef­fec­tuent un re­tour fra­cas­sant au grand écran dans Astérix – Le do­maine des Dieux, un film d’ani­ma­tion en 3D. Et en voi­ci quelque

Le Journal de Quebec - Weekend - - CINÉMA - Isa­belle Hontebeyrie Agence QMI

1 Le pro­jet de ce nou­veau des­sin ani­mé, le neu­vième en ani­ma­tion (quatre autres longs-mé­trages ont été réa­li­sés en prise de vues réelles avec Gé­rard De­par­dieu re­pre­nant, à chaque fois, le per­son­nage d’Obé­lix) a été ini­tié par la chaîne de té­lé­vi­sion fran­çaise M6, qui a contac­té Al­bert Uder­zo il y a cinq ans. Im­mé­dia­te­ment, le des­si­na­teur a été sé­duit par l’idée d’un film d’ani­ma­tion en 3D. Les deux co­réa­li­sa­teurs, Louis Clichy – fort de son ex­pé­rience chez Pixar – et Alexandre Astier ont en­suite été ap­pro­chés par M6.

2 Astérix – Le do­maine des Dieux re­prend les grandes lignes du 17e al­bum des aven­tures d’Astérix (Ro­ger Ca­rel) le Gau­lois. Jules Cé­sar (voix de Phi­lippe Mo­rier-Ge­noud), avec l’aide de l’ar­chi­tecte An­glai­gus (Lorànt Deutsch), a l’idée de faire construire un centre de villé­gia­ture ro­man aux abords du vil­lage gau­lois. Ain­si, les ir­ré­duc­tibles Ar­mo­ri­cains se­ront as­si­mi­lés ra­pi­de­ment et fa­ci­le­ment. Or, les choses ne se passent (évi­dem­ment) pas comme pré­vu, même si Obé­lix (Guillaume Briat) de­vient ami avec un jeune ro­main. Ain­si qu’on peut le lire dans les notes de pro­duc­tion du long-mé­trage, «il fal­lait qu'il y ait quelque chose d'at­ta­chant dans les non-dits, et dans la re­la­tion entre Obé­lix et l'en­fant. Du coup, on a fait d'Obé­lix une sorte de hé­ros à la Her­cule dans le re­gard de l'en­fant. On vou­lait aus­si rendre Astérix un peu dé­fai­tiste, et c'était d'au­tant plus in­té­res­sant que c'est dif­fi­cile de jouer avec ce per­son­nage em­blé­ma­tique», a in­di­qué Louis Clichy. 3 Fait ex­trê­me­ment rare en ani­ma­tion, les ac­teurs ont en­re­gis­tré leurs dia­logues avant la mise en images. «Con­trai­re­ment à un film amé­ri­cain dont les voix fran­çaises sont en­re­gis­trées a pos­te­rio­ri, on a en­re­gis­tré des voix comme s'il s'agis­sait d'une fic­tion ra­dio: les co­mé­diens n'avaient au­cune image à l'écran et ils étaient di­ri­gés par Alexandre et moi. On a en­suite po­sé les voix sur le scé­na­ri­mage pré­mon­té, com­por­tant une du­rée ap­proxi­ma­tive des plans, des bruits d'am­biance, et des mu­siques tem­po­raires. Tous les ani­ma­teurs ont conçu leur ani­ma­tion en fonc­tion de ces voix, ce qui ap­porte de la ri­chesse et de l'épais­seur aux per­son­nages», a dit Louis Clichy. 4 Les al­bums d’Astérix in­cluent tous des ré­fé­rences à l’ac­tua­li­té de l’époque à la­quelle ils ont été écrits. Or, Le do­maine des Dieux n’a pas pris une ride, au contraire, comme l’a ex­pli­qué Alexandre Astier. «Sans être sen­sible à l'ac­tua­li­té, on re­trouve des thèmes très proches de ce qu'en­ten­daient les au­teurs d’Astérix à la ra­dio dans les an­nées 60 et de ce que les mé­dias nous re­latent au

jourd'hui, où l'on soup- çonne les gens d'une cer­taine pro­pen­sion à la cor­rup­tion. La di­men­sion éco­lo­gique très ac­tuelle a éga­le­ment toute sa place puisque Cé­sar vend à ses conci­toyens ro­mains le Do­maine des Dieux comme étant l'Ar­mo­rique verte à l'air pur, loin de l'agi­ta­tion et du

bruit.»

PHO­TOS COUR­TOI­SIE

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