L’UL­TIME HOM­MAGE À PAUL WAL­KER

Si le der­nier vo­let de la fran­chise à suc­cès nous pro­met en­core beau­coup d’ac­tion, le nou­veau Ra­pides et Dan­ge­reux (en salles le 3 avril) se­ra sur­tout pla­cé sous le signe de l’émo­tion. L’oc­ca­sion de sa­luer une der­nière fois la mé­moire de son acteur ve­dett

Le Journal de Quebec - Weekend - - CINÉMA - Ma­lik Co­che­rel Collaboration spé­ciale

Ce qui risque de faire le plus ja­ser dans ce 7e épi­sode, ce ne sont pas les courses ex­trêmes aux­quelles se livrent les dif­fé­rents pro­ta­go­nistes de la sa­ga, ou les bo­lides pa­ra­chu­tés d’un avion en plein vol. Car tout le monde n’au­ra d’yeux for­cé­ment que pour le re­gret­té Paul Wal­ker.

Lors­qu’il est mort en no­vembre 2013, le tour­nage du film n’était pas en­core ter­mi­né. Ce qui n’a pas em­pê­ché les stu­dios Uni­ver­sal de bou­cler l’his­toire, en fai­sant no­tam­ment ap­pel aux deux frères de Paul Wal­ker, Ca­leb et Co­dy, pour re­prendre le per­son­nage de Brian O’Con­ner, jusque-là in­car­né par l’acteur dé­cé­dé, pour les quelques scènes qui res­taient à tour­ner.

«Ça a été dur de mar­cher dans les pas de Paul, a ra­con­té leur soeur, Ash­lie Wal­ker. Ils ont tra­vaillé avec des coachs sur leurs scripts. Ils vou­laient l’ho­no­rer et don­ner le meilleur d’eux-mêmes pour ce­la».

UNE DIS­TRI­BU­TION EN­DEUILLÉE

«Notre ob­jec­tif était de rendre Paul Wal­ker fier, a ex­pli­qué pour sa part Vin Die­sel, l’autre ve­dette de la sa­ga qui par­ta- geait une pro­fonde ami­tié avec l’acteur. Après avoir vu Dan­ge­reux 7, et sa per­for­mance in­tem­po­relle, on a réa­li­sé que c’était Paul qui nous avait en réa­li­té ren­dus tous tel­le­ment fiers».

De son cô­té, Dwayne John­son, éga­le­ment à l’af­fiche du film, a ex­pli­qué com­bien il avait été pé­nible de re­prendre le tour­nage après avoir été frap­pé par cette ter­rible tra­gé­die.

«C’est l’une des choses les plus dif­fi­ciles que l’on a dû sur­mon­ter, a-t-il té­moi­gné. On a dû ar­rê­ter com­plè­te­ment le tour­nage, puis on s’est dit, ''Qu’est-ce qu’on fait main­te­nant? Quelle est la chose la plus ap­pro­priée et la plus res­pec­tueuse à faire?'' On a fait ce qui était la meilleure chose à faire se­lon moi, en es­sayant de faire le meilleur film pos­sible, pour res­pec­ter Paul et son hé­ri­tage».

Si l’una­ni­mi­té se fait pour sa­luer la mé­moire de l’acteur, cer­taines voix dis­cor­dantes se sont néan­moins fait en­tendre quant au bien fon­dé de sor­tir le film après un tel drame. Les cri­tiques ne portent pas tant sur le fait d’avoir conti­nué le tour­nage après la mort de Paul Wal­ker (il y a dé­jà eu de nom­breux pré­cé­dents avec Heath Led­ger, Phi­lip Sey­mour Hoff­man ou Bruce Lee), mais plu­tôt sur le mes­sage vé­hi­cu­lé par ce type de films ac­cu­sés de faire l’apo­lo­gie de la vi­tesse au vo­lant.

Après l’ac­ci­dent mor­tel de Paul Wal­ker pro­vo­qué par un ex­cès de vi­tesse, Uni­ver­sal a dé­ci­dé d’am­pu­ter le titre du film de la par­tie Ra­pides, pour ne re­te­nir que la se­conde moi­tié, Dan­ge­reux. Mais ce­la n’a pas suf­fi à convaincre les plus scep­tiques.

D’AUTRES FILMS À VE­NIR

Reste la ques­tion de l’ave­nir de la fran­chise. Pour­ra-t-elle sur­vivre plus long­temps à la dis­pa­ri­tion de Paul Wal­ker?

Pour Uni­ver­sal, il n’est pas en­vi­sa­geable de mettre fin à une sa­ga aus­si ren­table. Le pré­cé­dent épi­sode, sor­ti en 2013, a rap­por­té la ba­ga­telle de 800 mil­lions $.

PHO­TO COUR­TOI­SIE

DAN­GE­REUX 7

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