LE CONTE DE FÉES de Li­ly James

«Nous avons trou­vé la Cen­drillon par­faite», s’est fé­li­ci­té Ken­neth Bra­nagh. Le réa­li­sa­teur de Cen­drillon ne croyait pas si bien dire, tant le par­cours de Li­ly James res­semble à un vrai conte de fées.

Le Journal de Quebec - Weekend - - CINÉMA - Isa­belle Hontebeyrie Agence QMI

Après avoir dé­bu­té au théâtre, la jeune ac­trice an­glaise a dé­cro­ché, en 2012, le rôle de la re­belle La­dy Rose dans la sé­rie à suc­cès Down­ton Ab

bey. Mais rien ne la pré­des­ti­nait à se re­trou­ver pro­pul­ser sous les pro­jec­teurs, en ve­dette de la nou­velle su­per­pro­duc­tion de Dis­ney.

Quand elle est ve­nue au­di­tion­ner pour le film, Li­ly James se voyait d’ailleurs plu­tôt in­car­ner l’une des vi­laines de­mi-soeurs de Cen­drillon, Dri­sel­la ou Anas­ta­sia.

«Je pen­sais que ce se­rait plus in­té­res­sant de jouer un per­son­nage moins cen­tral, qui n’est pas obli­gé d’être belle», a avoué la jeune femme de 25 ans. En voyant ses belles boucles blondes, le di­rec­teur de cas­ting a néan­moins in­sis­té pour qu’elle au­di­tionne pour Cen­drillon. Six au­di­tions plus tard, Li­ly James a dé­cro­ché ce qui pour­rait bien êt- re le rôle de sa vie. «Elle in­carne à mer­veille la beau­té, l’in­tel­li­gence, la ma­lice et la grâce qui ca­rac­té­risent le per­son­nage», dit en­core d’elle Ken­neth Bra­nagh.

MAL­HEURS

Comme Cen­drillon, Li­ly James a connu son lot de mal­heurs. Son père, l’acteur James Thom­son, est mort en 2008 des suites d’un can­cer. Et sa grand-mère, l’ac­trice He­len Hor­ton (connue pour avoir été la voix du vais­seau-mère dans Alien en 1979), a éga­le­ment dis­pa­ru l’an­née sui­vante. C’était elle qui lui fa­bri­quait ses cos­tumes de prin­cesse quand elle était en­fant.

Heu­reu­se­ment pour elle, comme Cen­drillon, Li­ly a aus­si trou­vé son prince char­mant dans la vraie vie: l’acteur an­glais Matt Smith, ex­ve­dette de la sé­rie

Doc­tor Who...

Contrai­re­ment à Ma­lé­fique, l’idée avec

Cen­drillon n’était pas de ré­in­ven­ter le cé­lèbre conte de fées de Charles Per­reault ou le des­sin ani­mé sor­ti en 1950 des stu­dios Dis­ney, mais plu­tôt «de rendre la lu­mière de l’his­toire telle que nous la voyions, c'est-à-dire de mon­trer un uni­vers d'émer­veille­ment et de beau­té ca­chée, mû par la bon­té et la foi», a in­di­qué Ch­ris Weitz ( Fo­lies de gra­dua­tion,

A Bet­ter Life) qui signe le scé­na­rio de ce long mé­trage.

Car l’idée de faire de Cen­drillon un long mé­trage en prises de vues réelles est ve­nue à la suite du suc­cès d’Alice au

pays des mer­veilles de Tim Bur­ton, sor­ti en 2010, et ayant en­gran­gé plus d’un mil­liard $ au box-of­fice. Pas­sons donc sur le pla­teau de tour­nage de cette su­per­pro­duc­tion afin d’en dé­cou­vrir tous les se­crets… 1 Mal­gré une fi­dé­li­té à l’his­toire de Cen­drillon telle que po­pu­la­ri­sée par le film d’ani­ma­tion, Ch­ris Weitz a ef­fec­tué quelques pe­tits dé­pous­sié­rages. C’est ain­si que l’en­fance de celle qui de­vien­dra Cen­drillon (Li­ly James) est mon­trée plus en dé­tail. De la même ma­nière, la jeune fille et le prince (Ri­chard Madden) se ren­contrent avant le bal, et c’est à ce mo­ment qu’ils tombent amou­reux l’un de l’autre. Le per­son­nage de la mé­chante belle-mère (Cate Blan­chett) est plus dé­taillé et la mar­raine-fée (He­le­na Bon­ham Car­ter) est tout d’abord une men­diante. 2 Parce que Cen­drillon tente de se conduire avec bon­té en toute cir­cons­tance, Li­ly James, qu’on connaît pour son rôle dans Down­ton Ab­bey, a ef­fec­tué un cer­tain nombre de re­cherches sur de grands pa­ci­fistes comme Gand­hi. De sur­croît, elle a sui­vi des cours de yo­ga afin de dé­ve­lop­per une bonne pos­ture et la grâce, et elle s’est lan­cée dans l’équi­ta­tion pen­dant six se­maines. 3 Pour créer les dé­cors, Ken­neth Bra­nagh a em­bau­ché Dante Fer­re­ti, qui a tra­vaillé Fe­de­ri­co Fel­li­ni, Mar­tin Scor­sese ou Fran­cis Ford Cop­po­la. L’homme a com­men­cé ses re­cherches par une étude de l’ar­chi­tec­ture européenne des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, le réa­li­sa­teur sou­hai­tant de­meu­rer dans le

flou quant à la pé­riode à la­quelle se dé­roule le long mé­trage. «Ken­neth vou­lait que les dé­cors évoquent un peu le XIXe siècle, ce qui m’a don­né la pos­si­bi­li­té d’in­cor­po­rer des styles plus an­ciens d’ar­chi­tec­ture. […] J’ai com­men­cé à créer un monde ba­sé sur du réa­lisme his­to­rique, mais com­pre­nant des élé­ments fan­tas­tiques, afin que l’am­biance soit à la fois cré­dible, mais éga­le­ment ma­gique», a in­di­qué le chef dé­co­ra­teur. 4 Tant Ken­neth Bra­nagh que Dante Fer­re­ti te­naient à construire le plus de dé­cors réels, les deux hommes étant ré­ti­cents à l’idée de faire tour­ner les ac­teurs de­vant des écrans verts. 5 La salle de bal du châ­teau, dans la­quelle Cen­drillon danse avec le prince, a été en­tiè­re­ment construite dans les stu­dios Pi­ne­wood en An­gle­terre. Le pla­teau uti­li­sé? Ce­lui qui porte le chiffre 007 – pour James Bond – et où sont fil­mées la plu­part des scènes des aven­tures du cé­lèbre agent se­cret. Les di­men­sions de la salle de bal sont im­pres­sion­nantes! Les ac­teurs ont évo­lué sur un pla­teau de 45 m de long, 32 m de large et 27 m de haut. 6 Près de deux ki­lo­mètres de tis­su ont été uti­li­sés pour fa­bri­quer les ri­deaux de la salle de bal. De plus, la pièce était éclai­rée par 17 chan­de­liers pour un to­tal de 5000 bou­gies qui de­vaient toutes être al­lu­mées à la main. 7 Les ex­té­rieurs de la mai­son de la fa­mille de Cen­drillon ont été fil­més à Wex­ham, dans le Bu­ckin­gham­shire, en An­gle­terre. Les pièces de la de­meure ont toutes été construites dans des stu­dios. 8 C’est la cos­tu­mière San­dy Po­well ( Sha­kes­peare et Ju­liette) qui a créé les somp­tueux vê­te­ments de Cen­drillon et elle a com­men­cé à les ima­gi­ner deux ans avant le pre­mier tour de ma­ni­velle. Elle a im­mé­dia­te­ment eu l’idée de mé­lan­ger le XIXe siècle aux an­nées 1940 afin d’ob­te­nir un look unique.

9 La robe que porte l’hé­roïne tous les jours ne res­semble en rien aux gue­nilles vues dans le des­sin ani­mé. La cos­tu­mière sou­hai­tant que cette te­nue rap­pelle des temps plus heu­reux de la vie de la jeune fille. 10 C’est évi­dem­ment la robe de bal de Cen­drillon qui a de­man­dé le plus de tra­vail. Li­ly James, qui a un tour de taille de 55,88 cm, a por­té un cor­set pour ac­cen­tuer sa fi­nesse. Et c’est San­dy Po­well qui a dé­ci­dé de ne pas lui faire por­ter de bi­jou afin de la faire se dé­mar­quer du reste des in­vi­tés. «Cen­drillon sé­duit le prince grâce à son hon­nê­te­té et sa bon­té et je vou­lais rendre ce­la à tra­vers cette robe», a in­di­qué la cos­tu­mière.

PHO­TOS COUR­TOI­SIE

Cen­drillon dé­boule sur les écrans de la belle pro­vince dès le 13 mars.

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