La vie est belle au pays de l’Ok­to­ber­fest

Le suc­cès po­pu­laire se fait tou­jours at­tendre pour le groupe de punk-rock celte Bodh’ak­tan. Mais ça ne les em­pêche pas de jouer de­vant des salles combles des deux cô­tés de l’At­lan­tique et de pro­fi­ter de la vie au maxi­mum.

Le Journal de Quebec - Weekend - - NEWS - Cé­dric Bé­lan­ger CEDRIC.BELANGER@QUE­BE­COR­ME­DIA.COM

Les Al­le­mands sont les der­niers en date à avoir suc­com­bé à l’éner­gie fes­tive qui se dé­gage des concerts du col­lec­tif qué­bé­cois. En pre­mière par­tie des po­pu­laires Fidd­ler’s Green (l’équi­valent de Drop­kick Mur­phys là-bas), Bodh’ak­tan vient de conclure sa se­conde tour­née en quelques mois au pays de l’Ok­to­ber­fest.

La ré­colte a été bonne: des foules en­thou­siastes de plus de 1000 per­sonnes et des cri­tiques élo­gieuses ont fait grim­per le nombre de leurs abon­nés sur les ré­seaux so­ciaux.

Mais, quand on y pense, l’al­liance entre Bodh’ak­tan, une for­ma­tion connue pour ses chan­sons à boire qui a même sa propre bière, et l’Al­le­magne va de soi. Les sept mu­si­ciens ne se sont d’ailleurs pas gê­nés pour dé­gus­ter les pro­duits lo­caux pen­dant leur sé­jour chez les Al­le­mands.

«On saute sur chaque oc­ca­sion pour es­sayer des bières qu’on ne connais­sait pas. Avec 12 spec­tacles en trois se­maines, on es­saye d’y al­ler avec mo­dé­ra­tion. Mais je dis bien: on es­saye. Ce n’est pas évident avec la gang de joyeux fê­tards qu’on a», s’es­claffe le bas­siste Ro­bert Lan­glois, que Le Jour­nal a joint avant une pres­ta­tion à

Ber­lin, la se­maine der­nière.

DES FANS PAS BLA­SÉS

En plus de l’Al­le­magne, Bodh’ak­tan a aus­si vi­si­té l’Ita­lie, la France et le Luxem­bourg. En tout, ils en sont à quatre tour­nées en Eu­rope de­puis juillet 2014.

«C’est spé­cial de voir qu’on a beau être un lun­di ou bien un mar­di, les gens se dé­placent pour al­ler voir des spec­tacles. Ils veulent en voir. Ils ne sont pas bla­sés du tout. Ce qui res­sort de nos spec­tacles, c’est le cô­té le fun, le po­wer et notre éner­gie. Ce sont des gens qui aiment fê­ter. Et, en Al­le­magne, ils aiment quand on chante en fran­çais. Nous sommes exo­tiques à leurs yeux.»

LA RA­DIO

Bref, la vie est belle pour Bodh’ak­tan. Il ne manque plus qu’un suc­cès ra­dio pour que leur bon­heur soit com­plet. Ro­bert Lan­glois se ré­jouit que NRJ joue la pièce Sa­lut, sa­laud, en duo avec Ru­dy Caya, mais convient que, pour le groupe, ça se passe sur scène.

«Les spec­tacles vont bien par­tout, on ne peut pas se plaindre. C’est cer­tain que, au dé­part, les ré­ponses des ra­dios al­laient dans le sens que notre mu­sique ne mar­chait pas avec ce qu’ils jouaient sur les ondes. Ils ne vou­laient pas en­tendre de vio­lon. Mais on garde notre re­cette parce que notre monde vient aux spec­tacles. On ne pour­ra pas chan­ger du jour au len­de­main.»

Bodh’ak­tan se­ra de re­tour à l’Im­pé­rial pour la cinquième fois en trois ans ce soir. Ca­ra­van, Trem­blay et Ru­dy Caya se­ront aus­si de la fête.

Le groupe a com­men­cé à écrire des chan­sons pour un éven­tuel troi­sième al­bum, mais au­cune date de sor­tie n’a été avan­cée. Leur plus ré­cent, Tant qu’il y au­ra du rhum, date de no­vembre 2013.

BODH’AK­TAN

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