Les sty­listes der­rière l’image des can­di­dats

Ca­ro­line Fe­rah et Simon Venne sont les deux sty­listes qui veillent à l’image des can­di­dats de La Voix. En­semble, ils ont es­sayé de raf­fi­ner leurs looks afin de les rendre plus «té­lé­vi­suels», sans les dé­na­tu­rer.

Le Journal de Quebec - Weekend - - TÉLÉVISION - Sa­muel Pradier Agence QMI

Chan­teur est un mé­tier d’image, sur­tout lors­qu’on passe à la té­lé, et il est donc né­ces­saire d’ap­prendre aux can­di­dats à se confec­tion­ner une cer­taine image. Ca­ro­line Fe­rah et Simon Venne sont là pour les ai­der.

«Le plus im­por­tant est de res­pec­ter qui ils sont, de ne pas les chan­ger. On est là pour les ac­com­pa­gner, c’est une vé­ri­table collaboration entre eux et nous», a in­sis­té Ca­ro­line, qui s’oc­cupe aus­si de l’image de l’ani­ma­trice Va­lé­rie Che­va­lier.

«Le pro­to­cole est as­sez simple. On vi­sionne le par­cours des can­di­dats de­puis les au­di­tions pour sa­voir à qui on a af­faire, a dé­taillé Simon Venne. Cer­tains can- di­dats tra­vaillent dé­jà dans le mi­lieu et ils ont dé­jà une image dé­ter­mi­née. En­suite, on les rencontre et on leur de­mande ce qui les ins­pire, qui sont leurs mo­dèles, qu’est-ce qu’ils aiment…»

La pro­duc­tion peut aus­si avoir des de­mandes par­ti­cu­lières en fonc­tion des nu­mé­ros qui vont être pré­sen­tés.

«Une can­di­date qui doit faire un numéro rem­pli d’émo­tion, seule au pia­no, par exemple, ne se­ra pas ha­billée de la même ma­nière que si elle doit faire une pres­ta­tion vi­ta­mi­née avec des cho­ré­gra­phies et un groupe de dan­seurs qui l’ac­com­pagnent.»

DU CAS PAR CAS

Chaque can­di­dat est dif­fé­rent. Le tra­vail de Simon et Ca­ro­line doit donc être vrai­ment per­son­na­li­sé, même si cer­tains peuvent sem­bler avoir moins de per­son­na­li­té dans leur look.

«Dans ce cas, on va juste don­ner quelques conseils, sou­li­gner une sil­houette ou chan­ger la coupe d’un jeans. On vient da­van­tage les raf­fi­ner, les rendre plus té­lé­vi­suels», a af­fir­mé Ca­ro­line.

Rien n’est im­po­sé aux can­di­dats, car le but est qu’ils soient beaux et élé­gants, mais sur­tout qu’ils soient à l’aise pour mon­ter sur scène.

«On les rencontre gé­né­ra­le­ment le ven­dre­di avant le di­rect du di­manche, et on leur présente deux ou trois kits, avec plu­sieurs ex­tras. Ils font des es­sayages et on choi­sit en­semble.»

CONFIANCE

La collaboration entre l’ar­tiste/can­di­dat et le sty­liste n’est tou­te­fois pas tou­jours évi­dente.

«Tra­vailler avec un sty­liste n’est pas un pro­ces­sus fa­cile, car il faut faire confiance à quel­qu’un qui va nous ha­biller pour al­ler don­ner une pres­ta­tion de­vant près de 3 mil­lions de té­lé­spec­ta­teurs, a ex­pli­qué Simon. Il faut que le can­di­dat soit confor­table dans le vê­te­ment qu’un autre a choi­si. Et puis, ça se passe tel­le­ment vite qu’il est dif­fi­cile pour eux d’éta­blir une vraie re­la­tion de confiance avec nous.»

Simon confirme tou­te­fois que les par­ti­ci­pants de cette sai­son ont une grande ou­ver­ture et une belle confiance en­vers son équipe.

Cette an­née, La Voix a même, pour la pre­mière fois, deux com­man­di­taires pour ha­biller les can­di­dats, Jack & Jones et Ve­ro Mo­da, ce qui fa­ci­lite un peu le tra­vail des sty­listes.

Au fur et à me­sure qu’on avance dans la com­pé­ti­tion, le look des can­di­dats évo­lue lui aus­si.

«Plus on se rap­proche de la fin, plus les looks vont être ha­billés. Pour le soir de la fi­nale, on veut que tout le monde soit chic et élé­gant. Les filles vont cer­tai­ne­ment être en robe et les gars en ves­ton.»

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