MAS­TERS OF SEX

William Mas­ters et Vir­gi­nia John­son ont éta­bli, avec leurs ou­vrages et leurs re­cherches, les bases de la sexua­li­té. La sé­rie amé­ri­caine Mas­ters of Sex ra­conte l’his­toire de ce couple consti­tué d’un gy­né­co­logue et d’une chan­teuse coun­try de­ve­nue psy­cho­lo­gu

Le Journal de Quebec - Weekend - - TÉLÉVISION - Yves Le­clerc YVES.LE­CLERC@QUE­BE­COR­ME­DIA.COM

Mas­ters et John­son ont été des pion­niers dans le do­maine du trai­te­ment des dys­fonc­tions sexuelles entre les an­nées 50 et 90.

Ils ont aus­si été les pre­miers à pro­po­ser la sexo­thé­ra­pie afin de trai­ter les troubles et les pro­blèmes sexuels des couples.

Cette sé­rie, pré­sen­tée sur les ondes de Su­per Écran, est une in­cur­sion dans la vie pri­vée, in­time et pro­fes­sion­nelle de ce couple de cher­cheurs amé­ri­cains.

En ondes de­puis l’été 2013 sur la chaîne spé­cia­li­sée Show­time, Mas­ters of Sex a aus­si été dif­fu­sée en France, en Suisse, au Royaume-Uni, en Ir­lande, en Nou­vel­leZé­lande, en Aus­tra­lie et sur The Mo­vie Net­work au Ca­na­da.

Mi­chelle Ash­ford, créa­trice de cette sé­rie té­lé­vi­sée, a été ins­pi­rée par la bio­gra­phie de Mas­ters et John­son, ré­di­gée par Tho- mas Maier, pour écrire cette sé­rie.

«Quand on m’a sug­gé­ré de lire ce livre, je ne connais­sais pas grand-chose d’eux. Les plus jeunes ne savent ab­so­lu­ment pas qui ils sont. Et, pour­tant, ils étaient cé­lèbres dans les an­nées 60 et 70. Ils ont fait la cou­ver­ture des plus grands ma­ga­zines et ils ont été in­vi­tés dans les talk-shows les plus po­pu­laires. Ils ont été un peu ou­bliés par l’his­toire, sans doute parce que leurs dé­cou­vertes semblent au­jourd’hui évi­dentes et que les ta­bous qu’ils ont ren­ver­sés ont dis­pa­ru. Mas­ters of Sex veut rap­pe­ler à quel point ils ont été des pion­niers et des pré­cur­seurs très cou­ra­geux dans une Amé­rique en­core conser­va­trice», a-t-elle in­di­qué dans une en­tre­vue au ma­ga­zine fran­çais Té­lé­ra­ma, en no­vembre 2013.

TOU­JOURS D’AC­TUA­LI­TÉ

Se­lon la créa­trice, Mas­ters of Sex est tou­jours d’ac­tua­li­té.

«Les gens sont sans doute plus conscients au­jourd’hui de leurs corps et de son fonc­tion­ne­ment, mais l’in­cer­ti­tude face à la per- for­mance, face au plai­sir et aux sen­ti­ments de l’autre est tou­jours bien présente», a-telle fait re­mar­quer.

Mas­ters of Sex a ob­te­nu, lors de la dif­fu­sion de sa pre­mière sai­son aux États-Unis, des cotes d’écoute moyennes d’un mil­lion de té­lé­spec­ta­teurs.

Elle a en­suite connu une lé­gère baisse lors de sa deuxième sai­son, avec une moyenne de 900 000 té­lé­spec­ta­teurs par épi­sode.

Mas­ters of Sex met en ve­dette Mi­chael Sheen dans le rôle de William Mas­ters et Liz­zy Ca­plan dans ce­lui de Vir­gi­nia John­son. Cait­lin Fitz­ge­rald, Ted­dy Sears et Ni­cho­las D’Agos­to font aus­si par­tie de la dis­tri­bu­tion.

TROI­SIÈME SAI­SO

Mas­ters of Sex a été en lice lors de la 71 e édi­tion des Gol­den Globes, en 2014, dans les ca­té­go­ries Meilleure sé­rie et Meilleur acteur (Mi­chael Sheen) pour une sé­rie dra­ma­tique. Bryan Crans­ton et Brea­king Bad l’avaient em­por­té dans ces ca­té­go­ries.

Mas­ters of Sex a ob­te­nu le feu vert pour sa troi­sième sai­son, qui se­ra dif­fu­sée cet été sur Show­time. «Je veux que la sé­rie dure, si les au­diences suivent, pour al­ler au moins jusque dans les an­nées 80, où leur his­toire d’amour est de­ve­nue en­core plus étrange et sur­pre­nante. Évi­dem­ment, il fau­dra se po­ser la ques­tion du vieillis­se­ment des co­mé­diens, mais Mas­ters of Sex doit suivre sur la du­rée des tra­vaux et la re­la­tion de ce couple, qui a pris les vi­rages les plus fous», a fait re­mar­qué Mi­chelle Ash­ford, dans

Té­lé­ra­ma.

Mas­ters of Sex est dif­fu­sée les jeu­dis soir sur Su­per Écran, en re­dif­fu­sion et sur le ser­vice Sur de­mande.

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