GROUND ZE­RO

Le Journal de Quebec - Weekend - - TÉLÉVISION - Malik Co­che­rel Col­la­bo­ra­tion spé­ciale

L’an­cien man­ne­quin est l’une des ve­dettes de Fear the Wal­king Dead, le «spi­noff» de The Wal­king Dead, qui dé­bute le 23 août sur AMC. En ex­clu­si­vi­té pour Le Jour­nal, la belle Mer­cedes lève le voile sur cette nou­velle série très at­ten­due. Et si on dé­cou­vrait enfin les ori­gines de l’apo­ca­lypse zom­bie?

Pe­tit rap­pel des faits. Dans le tout pre­mier épi­sode de la sai­son inau­gu­rale de The Wal­king Dead, Rick Grimes (joué par An­drew Lin­coln) sor­tait d’un long coma pour dé­cou­vrir avec ef­froi que les États-Unis étaient dé­sor­mais prin­ci­pa­le­ment peu­plés de zom­bies. Dans Fear the Wal­king Dead, la série dé­ri­vée qui dé­bute cet été un peu moins de cinq ans après sa grande soeur, on va enfin sa­voir ce qui s’est pas­sé pen­dant que Rick était dans le coma. L’ac­tion se dé­roule en ef­fet alors que les pre­miers morts vi­vants font leur ap­pa­ri­tion à Los An­geles, et que la po­pu­la­tion n’a pas du tout conscience de la ca­tas­trophe qui ar­rive.

DES ZOM­BIES PLUS HU­MAINS

«Ce qui fait l’in­té­rêt de cette série, c’est que les spec­ta­teurs en savent beau­coup plus que les per­son­nages. Nous pen­sons être vic­times d’un simple vi­rus qui va pas­ser. Nous n’avons au­cune idée de la gra­vi­té de la si­tua­tion», ex­plique Mer­cedes Ma­son, en entrevue avec Le Jour­nal. «On a en face de nous des zom­bies plus hu­mains, parce qu’ils viennent tout juste de se trans­for­mer. Mais je trouve ça en­core plus ter­ri­fiant de voir quel­qu’un qui te res­semble qui cherche à te tuer, sans sa­voir pour­quoi».

Dans cette nou­velle série créée par Robert Kirk­man, le cer­veau de The Wal­king Dead, l’ac­trice de 33 ans joue le per­son­nage d’Ophe­lia qui ap­pa­raît, pour la pre­mière fois, dans le se­cond épi­sode. «Elle est la fille de pa­rents im­mi­grants. C’est une jeune femme très naïve qui doit en­core se construire une per­son­na­li­té. C’est ce qu’elle va faire alors que le monde s’écroule au­tour d’elle. Elle doit trou­ver de la force et du ca­rac­tère au fond d’elle, si elle veut sur­vivre. Ce qui rend les choses en­core plus dif­fi­ciles pour elle, c’est qu’elle dé­couvre que ses pa­rents lui ont men­ti sur son pas­sé. Et elle ne sait plus trop à qui faire confiance», ex­plique Mer­cedes, qu’on a pu voir éga­le­ment dans les sé­ries 666 Park Ave­nue, Chuck et NCIS: Los An­geles.

Au re­gard de l’énorme suc­cès de The Wal­king Dead, Mer­cedes Ma­son se doute bien que l’at­tente des fans se­ra tout aus­si im­por­tante pour Fear the Wal­king Dead. Même si elle pré­fère éva­cuer toute pres­sion. «Les gens étaient un peu ner­veux quand on a an­non­cé l’ar­ri­vée de Fear the Wal­king Dead. Mais ce n’est pas comme si on ve­nait rem­pla­cer The Wal­king Dead. Si c’était le cas, je suis qua­si­ment cer­taine qu’on se­rait dé­jà tous morts!» confie-t-elle en ri­go­lant. «Et comme les pé­riodes de dif­fu­sion ne sont pas les mêmes pour les deux sé­ries, ça re­vient à of­frir au pu­blic une an­née en­tière de Wal­king Dead, ce qui est une dé­ci­sion plu­tôt in­tel­li­gente des créa­teurs».

Reste à sa­voir si on au­ra droit au tra­di­tion­nel épi­sode «cros­so­ver», comme il est de cou­tume lors­qu’une série donne nais­sance à une pe­tite soeur. «Pour l’ins­tant, il n’y a rien de pro­gram­mé, et je ne sais pas si ce­la va ar­ri­ver», ré­pond Mer­cedes, qui avoue être fan du per­son­nage de Da­ryl, cam­pé par Nor­man Ree­dus dans The Wal­king Dead. L’autre ques­tion qui anime bien sûr tous les fans de la série de Robert Kirk­man est de sa­voir si le mystère du dé­clen­che­ment de l’apo­ca­lypse zom­bie va enfin être éclai­ré.

«On va en sa­voir for­cé­ment un peu plus, dans la me­sure où Fear the Wal­king Dead se dé­roule dans la ville d’où tout est par­ti, Los An­geles, qui est le “ground ze­ro” de cette épi­dé­mie», ré­vèle Mer­cedes. «Par contre, je ne sais pas si Robert Kirk­man a pré­vu d’ex­pli­quer ce qui a dé­clen­ché tout ça. À titre per­son­nel, je pré­fère qu’on garde une part de mystère. Comme dans tout bon film d’hor­reur, si on te montre le monstre tout de suite, ça fait moins peur. Quand on laisse tra­vailler l’ima­gi­na­tion, c’est tou­jours plus ef­frayant!» On n’a donc pas fi­ni d’en­tendre les théo­ries les plus folles sur l’ori­gine des zom­bies.

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